En octobre, les investisseurs se sont focalisés sur les résultats avec des publications globalement supérieures aux attentes et des perspectives de croissance qui paraissent solides à moyen terme. Toutefois, les pénuries et retards de livraison et les prix élevés de l’énergie et des matériaux de construction témoignent de la persistance à la fois d’un choc de demande positif et d’un choc d’offre négatif.
Le graphique ci-joint montre les marges bénéficiaires à la fois au niveau macroéconomique sur longue période et pour les sociétés de l’indice S&P 500. Les deux mesures sont proches même si les populations d’entreprises (manufacturières/de services) et l’origine (domestique/étrangère) des profits diffèrent. Alors que le risque d’un dérapage permanent de l’inflation des prix et des salaires inquiète, il est intéressant d’examiner si une accélération des salaires (pas encore observée) pourrait fragilier les entreprises.
La Bourse paneuropéenne reste moins bien valorisée que Deutsche Börse et le LSE. Sa revalorisation dépend du succès des synergies promises par le rachat de Borsa Italiana.
Le nouveau plan de soutien à l’économie que finalise le gouvernement japonais atteindra le montant record de 55.700 milliards de yens (430,5 milliards d’euros), notamment en raison des aides directes massives prévues pour les familles et ménages modestes, ainsi que les PME afin d’atténuer l’impact de la crise du covid-19, a rapporté jeudi le Nikkei. Le nouveau Premier ministre Fumio Kishida se veut déterminé à relancer l’activité au Japon, qui peine davantage que les autres grandes économies à effacer le choc provoqué par l’épidémie. L’Etat va probablement émettre de la dette nouvelle pour financer en partie ce vaste plan, dont le montant total devrait atteindre 78.900 milliards de yens en incluant des dépenses programmées pour plus tard, selon le quotidien.
Les inscriptions au chômage ont diminué aux Etats-Unis lors de la semaine au 13 novembre, à 268.000 contre 269.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 260.000 inscriptions au chômage. Les inscriptions de la semaine au 6 novembre ont été révisées en hausse par rapport à une estimation initiale de 267.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 272.750 contre 278.500 (révisé) la semaine précédente.
S&P Global Ratings a relevé sa perspective pour la notation de Ford de «négative» à «positive», ouvrant la voie à un relèvement de la note de crédit du constructeur automobile. L’agence américaine estime que la situation financière de Ford s’est améliorée à la faveur de son programme de réduction des coûts, d’un environnement tarifaire plus favorable et d’une meilleure gestion de ses stocks. S&P attribue actuellement une note BB+ à Ford, la plus élevée dans la catégorie spéculative. Un éventuel relèvement d’un cran ramènerait la note dans la catégorie «investissement», ce qui est susceptible de réduire les coûts d’emprunt du groupe.
La Bourse pan-européenne reste moins bien valorisée que Deutsche Börse et le LSE. Sa revalorisation dépend du succès des synergies promises par le rachat de Borsa Italiana.
Le nouveau plan de soutien à l’économie que finalise le gouvernement japonais atteindra le montant record de 55.700 milliards de yens (430,5 milliards d’euros), notamment en raison des aides directes massives prévues pour les familles et ménages modestes, ainsi que les PME afin d’atténuer l’impact de la crise du covid-19, a rapporté jeudi le journal Nikkei. Le nouveau Premier ministre Fumio Kishida se veut déterminé à relancer l’activité au Japon, qui peine davantage que les autres grandes économies à effacer le choc provoqué par l’épidémie.
La France doit adopter une règle de dépenses pluriannuelle pour maîtriser ses finances publiques, a déclaré jeudi l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), tout en relevant ses prévisions de croissance économique pour le pays. La reprise de l’économie française a dépassé toutes les prévisions cette année, les dépenses des ménages ayant notamment fortement rebondi avec une vaccination massive de la population. Le PIB de la France devrait ainsi progresser de 6,8% en 2021, selon l’OCDE (au lieu de 6,3% précédemment prévu) et de 4,2% en 2022 (au lieu de 4%).
La banque centrale turque (CBRT) a de nouveau baissé ses taux jeudi malgré une inflation toujours élevée. Son taux directeur diminue, comme prévu, de 100 points de base (pb) supplémentaires à 15%, entraînant une nouvelle dépréciation de la livre turque. Il s’agit de la troisième baisse depuis la nomination du nouveau gouverneur (-400 pb). La banque centrale a en outre laissé entendre qu’elle pourrait encore assouplir sa politique monétaire.
Thyssenkrupp a confirmé jeudi à l’occasion de la présentation de ses résultats annuels (exercice clos fin septembre) qu’il envisage une introduction en Bourse pour sa filiale Uhde Chlorine Engineers (UCE), spécialisée dans les équipements d’électrolyse. L’opération pourrait avoir lieu au printemps 2022. Le conglomérat allemand a indiqué qu’il conserverait une participation majoritaire dans l’entreprise.
Les contrats Janvier 2022 sur le pétrole sont tombés jeudi à un creux de six semaines, à 77,90 dollars/baril pour le brut WTI et 80 dollars/baril pour le Brent. Cela porte les pertes au cours des deux derniers jours autour de 5% après une remontée en début de semaine, alors que les Etats-Unis demandaient à d’autres grands pays consommateurs de pétrole comme l’Inde, le Japon, la Corée du Sud et la Chine d’envisager une libération coordonnée de leurs réserves stratégiques de pétrole afin de faire baisser les prix.
Avec une envolée de 7% des prix dans la zone euro au deuxième trimestre, la banque centrale craint une «exubérance» dangereuse pour la stabilité financière.
Le nombre de mises en chantier de logements aux Etats-Unis a diminué de 0,7% en octobre dernier par rapport à septembre, en données corrigées des variations saisonnières, à 1.520.000 unités en rythme annualisé, a annoncé mercredi le département américain du Commerce. Le nombre de mises en chantier de septembre a de surcroît été révisé en baisse, à 1.530.000 unités, contre une précédente estimation de 1.555.000. Le nombre du mois dernier est supérieur de 0,4% à celui d’octobre 2020.
Le Conseil National des Centres Commerciaux (CNCC) a salué mercredi la publication du décret relatif à l’indemnisation des loyers et des charges locatives couvrant la période de fermeture administrative des commerces du premier semestre 2021. Une enveloppe de 700 millions d’euros sera consacrée à ces aides. «Elle permettra aux commerçants locataires d’être indemnisés à 100% pour le règlement des loyers et charges locatives de leurs magasins pendant la période de fermeture en question», relève le CNCC. Il espère également que cette annonce aidera à normaliser le paiement des loyers et charges locatives par les enseignes, les taux d’impayés restant très élevés.
Scott Morrison, premier ministre australien, a déclaré mercredi que son gouvernement a identifié 63 domaines technologiques, notamment la cybernétique, la génomique, la cybersécurité, qui sont d’intérêt national, et doivent donc être protégés d’éventuels prédateurs étrangers. L’Australie a promis des millions de dollars de financement. «Cet investissement aidera à sécuriser les futures opportunités économiques pour les entreprises australiennes, à créer des emplois locaux et, surtout, à assurer la sécurité des Australiens», a précisé Scott Morrison. L’Australie commencera par injecter 100 millions de dollars australiens (64 millions d’euros) dans la recherche quantique.
Une éventuelle augmentation des taxes sur les riches chinois n’inquiète pas Pernod Ricard, car ce sont les classes moyennes qui constituent la base de clientèle du groupe, a déclaré Philippe Guettat, directeur général du groupe en Asie, au Wall Street Journal. La politique de «prospérité commune» édictée par le pouvoir central pourrait passer par une augmentation des taxes sur la consommation ou sur les hauts revenus. Les ventes de Pernod Ricard en Chine ont dépassé le milliard d’euros pour la première fois au cours de l’exercice 2020-2021, clos fin juin. Elles ont représenté 12% du chiffre d’affaires du groupe.
ArcelorMittal a annoncé mercredi avoir bouclé un programme de rachat d’actions d’un montant de 2,2 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros) et lancé un nouveau programme d’un montant de 1 milliard de dollars. À la clôture du marché le 16 novembre 2021, le sidérurgiste avait racheté 67,4 millions d’actions pour une valeur totale de 1,88 milliard d’euros à un prix moyen d’environ 27,91 euros par action. Ce programme avait été annoncé le 29 juillet dernier et mis en oeuvre à compter du 2 août. Le nouveau programme, qui devrait être clos d’ici à février 2022 en fonction des conditions de marché, porte à 2 milliards de dollars le montant des fonds destinés au retour aux actionnaires en 2022.
La Banque de France, qui vient de publier un rapport sur ses expérimentations, esquisse les avantages d’une cryptomonnaie légale pour les usages interbancaires.
Pression. L’impact de la pandémie de Covid-19 sur les volumes du commerce maritime en 2020 a été moins grave qu’initialement prévu, mais ses effets d’entraînement seront considérables et pourraient transformer le secteur, selon la dernière édition de la Revue du transport maritime de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Le rapport montre que le commerce maritime, qui s’est contracté moins qu’anticipé en 2020, à -3,8 %, devrait augmenter de 4,3 % en 2021. Les perspectives à moyen terme pour le commerce maritime restent positives mais sujettes à « risques et incertitudes croissants », au nombre desquels la hausse des prix du transport par conteneur.
Désaccord. Le Brexit n’en finit pas. Dernier point d’achoppement, les mesures prises pour éviter la mise en place d’une frontière physique en Irlande du Nord et qui gripperaient les échanges de marchandises entre les deux îles. David Frost (photo), le ministre chargé du Brexit, a menacé à nouveau de déclencher l’article 16 du protocole nord-irlandais qui permet à chacune des deux parties de prendre des mesures unilatérales. En face, l’Union européenne (UE) prévient qu’il existerait « un consensus parmi les membres de l’UE sur le fait qu’une telle initiative arbitraire et injustifiée de la part du Royaume-Uni serait accueillie par une réaction européenne claire ». Londres n’est pourtant pas fermé au dialogue, car si le Royaume-Uni émet des réserves quant aux propositions faites par la Commission européenne, celles-ci pourraient néanmoins constituer la base d’un accord. L’Irlande a de son côté indiqué travailler sur des mesures d’urgence en « dépoussiérant » le plan préparé en cas de « no deal» l’an dernier.