Longtemps réservé aux investisseurs institutionnels, le non coté s’ouvre désormais aux particuliers. «Le principal moteur de cette tendance est la quête de rendement dans un environnement de taux faibles», a analysé Olivier Carcy, responsable de la gestion d’actifs chez Indosuez Wealth Management, au cours d’une table ronde dédiée à ce sujet dans le cadre du Fund Forum International qui se déroulait la semaine dernière à Monaco. «De plus, les investisseurs veulent donner un sens à leurs investissements. Or, en investissant dans des entreprises non cotées, ils se sentent plus proches de l’économie réelle», ajoute-t-il. Enfin, il souligne que la nouvelle génération des millenials est davantage impliquée que la précédente dans l’entrepreneuriat et souhaite que ses investissements soient plus en phase avec cet écosystème. Alexandra Daly, fondatrice et directrice général d’AA Advisors et présidente du Council for Investing in Female Entrepreneurs, abonde dans le même sens. «Les family offices et les particuliers ont un esprit entrepreneurial et aiment investir dans des entreprises». Pour expliquer l’engouement pour le non coté, elle évoque la superformance de ces investissements ces dernières années. Enfin, pour elle, «les millenials, qui vont bientôt hériter, veulent participer à la montée en puissance de la technologie, et le private equity leur en donne l’occasion». Pour le moment, la plupart des offres au retail ont concerné le private equity, alors que le non coté recouvre aussi le capital-risque, la dette privée et l’immobilier par exemple. Pour Olivier Carcy, le private equity devrait rester dominant. Il note un intérêt grandissant pour l’immobilier, mais «il existe d’autres moyens d’investir dans ce domaine». Alexandra Daly observe de son côté qu’il est difficile d’accéder à des fonds de venture-capital. Elle juge aussi que le private equity va conserver une position de force, d’autant qu’il permet d’avoir un impact et d’aborder des domaines clés et dans l’air du temps comme la technologie médicale. Quelques obstacles Si l’appétit est là, il reste néanmoins des obstacles à l’accès au non coté. Olivier Carcy estime que le principal défi est technologique. Alors qu’il est très facile d’acheter les parts d’un fonds d’actifs cotés, «l’industrie du private equity reste une industrie basée sur le papier», déplore-t-il. L’autre grand défi, selon lui, est l’éducation des investisseurs. Reste aussi la question des frais, assez élevés dans le secteur du private equity. Mais les intervenants sont plutôt d’avis qu’il ne faut pas y toucher, afin de préserver la qualité des investissements. «Si les general partners sont pressurisés sur les frais, seuls les plus grosses sociétés vont survivre», estime Alexandra Daly. Olivier Carcy pense aussi que le secteur a besoin de suffisamment de ressources pour bien faire son travail. Et que les frais doivent rester au niveau où ils sont afin de pouvoir les partager avec la distribution. Enfin, la faible liquidité des fonds de private equity peut aussi être un obstacle. Mais pour Alexandra Daly, c’est une caractéristique inhérente au secteur, qu’il faut accepter. Frederik Meheus, managing director de Moonfare, partage son avis et note que «ce ne sont pas des ETF». Il ajoute que dans ce contexte porteur, l’Eltif européen devrait trouver sa place. Pour lui, d’ailleurs, «2022 sera l’année des Eltif».
Burger King France a bouclé vendredi une émission obligataire en deux tranches, dans un contexte un peu plus tendu ces derniers jours sur le marché de la dette corporate à haut rendement. La société a émis pour 620 millions d’euros de titres à 5 ans à taux variable, notés B3/B-. La marge est de 4,75% au-dessus du taux de référence à trois mois, dans le bas de la fourchette proposée. Le placement comportait également 235 millions de titres à 6 ans à taux fixe, dits PIK (pay-in-kind), une catégorie d’instruments plus risquée qui permet à l'émetteur de capitaliser les intérêts à payer pour les rembourser in fine. Cette dette PIK notée CCC fait ressortir un rendement de 7,75%, là aussi dans le bas de la fourchette de 7,75% à 8% qui était proposée.
Les actions de Digital World Acquisition Corp (DWAC), la coquille vide grâce à laquelle Donald Trump entend coter en Bourse le réseau social dont il a annoncé la création, flambent. Coté à 10 dollars comme le sont généralement les actions des Spac (special purpose acquisiton company) qui n’ont pas encore mené d’acquisition, le titre DWAC a fini à 94,20 dollars vendredi à New York. Les fans de l’ancien président américain ont fait la promotion du titre sur des plateformes comme Reddit et Robinhood. Donald Trump a annoncé le 20 octobre le lancement de Truth Social, un réseau social, porté par sa société Trump Media & Technology. Celle-ci a trouvé un accord pour se faire racheter par le Spac DWAC sur la base d’une valorisation de 875 millions de dollars, avec un complément de prix éventuel de 825 millions.
Le régime français d’assurance chômage devrait enregistrer un excédent de 1,5 milliard d’euros l’an prochain, après les lourds déficits de 2020 et 2021 liés à la pandémie, a annoncé vendredi son gestionnaire, l’Unédic. Après un déficit de 17,4 milliards d’euros en 2020, le trou serait de 10 milliards en 2021, deux milliards de moins qu’anticipé en juin. Le retour à l’excédent l’an prochain se poursuivrait en 2023 avec un solde financier positif de 2,3 milliards d’euros prévu cette année-là. Les mesures d’urgence décidées pendant la crise, notamment le chômage partiel, ont en revanche fait flamber la dette du régime. Celle-ci atteindra 64,7 milliards d’euros fin 2021. Elle commencerait à diminuer l’an prochain pour s’établir à 63,2 milliards en fin d’année et à 60,9 milliards fin 2023.
L’équipementier télécoms devra expliquer pourquoi il a omis de fournir certaines informations factuelles dans le cadre d'un accord de poursuite différée.
La banque centrale de Russie a relevé vendredi plus fortement que prévu son principal taux directeur à 7,5%. Cette sixième hausse cette année vise à maîtriser l’inflation la plus élevée depuis début 2016. L’institution a par ailleurs précisé dans un communiqué que d’autres hausses étaient encore possibles. La banque centrale a également révisé ses prévisions et s’attend désormais à ce que l’inflation atteigne 7,4-7,9% en 2021, contre +5,7/+6,2% anticipé jusqu’à présent. La banque centrale, qui cible une inflation à 4%, a déclaré que les prix à la consommation avaient progressé cette année de 7,8% au 18 octobre mais que l’inflation était en passe de revenir à 4,0/4,5% en 2022.
Les mesures pour compenser la flambée des prix de l’énergie sur le budget des ménages vont peser sur les comptes publics. Le déficit public devrait atteindre 5% du PIB l’année prochaine au lieu des 4,8% prévus dans le Projet de loi de finances (PLF) 2022, a annoncé vendredi matin Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie. Le gouvernement s’attend à consacrer 6,2 milliards d’euros dans ces mesures : gel des prix du gaz et de l'électricité ainsi que l'« indemnité inflation » exceptionnelle de 100 euros aux Français gagnant moins de 2.000 euros nets par mois. Cette indemnité coûtera 3,8 milliards d’euros, essentiellement imputés au budget 2021. D’autres mesures non budgétées dans le PLF pèseront sur 2022, dont les 2,8 milliards d’euros du plan d’investissement France 2030 dévoilé par Emmanuel Macron le 12 octobre, et les 1,2 milliard du plan de formation que le chef de l’Etat présentera dans quelques jours et qui inclura un revenu d’engagement. En revanche, pour 2021, le déficit public s’annonce moins élevé qu’anticipé, à 8,1% du PIB, au lieu des 8,4% prévus le mois dernier. Le ministre explique la différence par le rebond économique post-pandémie de Covid-19 plus fort qu’escompté.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé samedi avoir ordonné à son ministère des Affaires étrangères de déclarer personae non gratae dix ambassadeurs, dont le représentant de la France, qui ont appelé cette semaine à la libération immédiate de l’homme d’affaires Osman Kavala. L’expulsion de ces 10 ambassadeurs, dont sept représentent des pays alliés de la Turquie au sein de l’Otan, constituerait la plus grave crise diplomatique avec l’Occident depuis l’accession au pouvoir de Recep Tayyip Erdogan il y a 19 ans. Osman Kavala est détenu sans condamnation depuis la fin 2017. Il est accusé de financement du mouvement de contestation de 2013 et d’implication dans la tentative de coup d’Etat de 2016. Il rejette ces accusations.
La hausse des prix et les goulots d’étranglements commencent à avoir des répercussions sur l’activité en zone euro même si cette dernière reste à un niveau élevé par rapport à la tendance long terme. L’indice d’activité PMI composite mesuré par IHS Markit auprès des directeurs d’achats, qui rassemble les secteurs manufacturier et des services, a reculé plus que prévu en octobre, à 54,3 contre 56,2 en septembre et 55,2 pour le consensus Reuters, selon les résultats préliminaires de cette enquête. L’indice PMI du secteur manufacturier a légèrement baissé, passant de 58,6 à 58,5 et celui des services a reculé plus nettement, à 54,7, un creux depuis avril, contre 56,4 le mois précédent. L’indice des prix des intrants bondit de 70,9 à 73,1, de loin le chiffre le plus élevé depuis le début de l’enquête en 1998.
L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, vise un objectif de zéro émissions nettes de gaz à effet de serre d’ici 2060, a annoncé samedi le prince héritier du royaume, Mohamed ben Salmane. Le pays a également relevé son objectif annuel de réduction des émissions de CO2, à 278 millions de tonnes contre 130 millions précédemment, a dit le dirigeant saoudien lors d’une intervention pré-enregistrée et diffusée à l’occasion d’une conférence sur le climat à Ryad, à huit jours de l’ouverture de la COP26 à Glasgow. L’Onu espère que la 26e conférence des parties signataires de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui se déroulera du 31 octobre au 12 novembre, permettra de relever significativement les ambitions des Etats sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Le régime français d’assurance chômage devrait enregistrer un excédent de 1,5 milliard d’euros l’an prochain, après les lourds déficits de 2020 et 2021 liés à la pandémie, a annoncé vendredi son gestionnaire, l’Unédic. «Dans un contexte de reprise économique et de rebond de l’emploi en 2021, d’extinction des mesures d’urgence et de montée en charge de la réforme de l’assurance chômage, l’Unédic anticipe un retour à l’excédent du régime dès 2022», indique un communiqué.
Le message de Snap est mal passé. Le réseau social a prévenu que la modification de la politique de confidentialité d’Apple pèserait sur la croissance de ses revenus au quatrième trimestre ce qui provoque ce vendredi une vive correction des valeurs technologiques à la Bourse de New York.
Les investisseurs auront fort à faire la semaine prochaine entre la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), une pluie de résultats d’entreprises et de nombreux indicateurs macroéconomiques.
La chaîne de restauration rapide Burger King France a bouclé vendredi une émission obligataire en deux tranches, dans un contexte un peu plus tendu ces derniers jours sur le marché de la dette corporate à haut rendement.
Les actions de Digital World Acquisition Corp (DWAC), la coquille vide grâce à laquelle Donald Trump entend coter en Bourse le réseau social dont il a annoncé la création, flambent à Wall Street. Coté à 10 dollars comme le sont généralement les actions des Spac (special purpose acquisiton company) qui n’ont pas encore mené d’acquisition, le titre DWAC a bondi à 131,90 dollars vendredi avant d'être suspendu. Les fans de l’ancien président américain ont fait la promotion du titre sur des plateformes comme Reddit et Robinhood.
La banque centrale de Russie a relevé vendredi plus fortement que prévu son principal taux directeur à 7,5%. Cette sixième hausse cette année vise à maîtriser l’inflation la plus élevée depuis début 2016. L’institution a par ailleurs précisé dans un communiqué que d’autres hausses de taux étaient encore possibles.
La hausse des prix et les goulots d’étranglements commencent à avoir des répercussions sur l’activité en zone euro même si cette dernière reste à un niveau élevé par rapport à la tendance long terme.
Les mesures destinées à limiter l’impact de la flambée des prix de l’énergie sur le budget des ménages vont peser sur les comptes publics. Le déficit public devrait ainsi atteindre 5% du PIB l’année prochaine au lieu des 4,8% prévus dans le Projet de loi de finances (PLF) 2022, les dépenses supplémentaires évaluées à 10,2 milliards d’euros effaçant le bénéfice attendu de la hausse des recettes fiscales, a annoncé vendredi matin Bruno Le Maire lors d’un déplacement dans les Hautes-Alpes. Le ministre de l’Economie a précisé que le gouvernement s’attend à consacrer 6,2 milliards d’euros aux mesures annoncées pour atténuer l’effet de la flambée des prix de l'énergie.
Les banques et sociétés de gestion mondiales ont accordé 119 milliards de dollars de financements à 20 grandes entreprises du secteur de l’agroalimentaire liées à la déforestation dans les cinq ans qui ont suivi l’entrée en vigueur des Accords de Paris, selon une enquête de Global Witness citée par le Financial Times. JPMorgan, HSBC et Bank of America figurent parmi les principaux financeurs de ces entreprises, qui incluent le producteur brésilien de viande JBS. Chaque banque a réalisé des dizaines d’opérations de financement entre 2016 et 2020. Des données sur plus de 5.000 opérations, partagées avec le FT, montrent que les cinq principales banques en termes de valeur totale d’opérations (qui incluent aussi BNP Paribas et l’Industrial and Commercial Bank of China) ont noué environ 570 opérations avec 20 sociétés agroalimentaires sur la période, pour un total de 32 milliards de dollars.
Après plus de deux ans sous zéro, le taux 10 ans allemand est proche d’être à nouveau positif. Le rendement du Bund à 10 ans se tend encore de 2 points de base (pb) vendredi matin, à -0,08%, un plus haut depuis juin 2019. Les rendements des dettes de la zone euro sont globalement en hausse. Celui de l’OAT français suit le Bund à 0,25%. Le rendement du Bonos espagnol de même maturité avance de 3 pb à 0,54% tandis que celui du BTP italien bondit de 8 pb, à 1,02%.
China Evergrande gagne un peu de temps. Le promoteur immobilier chinois a effectué un versement pour régler des intérêts d’une obligation en dollar deux jours avant l’expiration d’une date butoir qui l’aurait précipité en situation de défaut.
Le maire de Moscou a annoncé jeudi que la capitale russe serait de nouveau confinée à partir du 28 octobre, alors que l'épidémie de Covid-19 est hors de contrôle en Russie. Sergueï Sobianine a précisé que tous les restaurants, bars et magasins non essentiels de Moscou fermeraient à compter de jeudi prochain. Seuls les supermarchés et les pharmacies pourront rester ouverts. La mairie de Moscou avait déjà annoncé mardi que toutes les personnes âgées de plus de 60 ans devraient se confiner pour quatre mois à compter du 28 octobre, et que les entreprises devraient recourir à 30% de télétravail au moins jusqu'à fin février. Le président Vladimir Poutine a décrété de son côté mercredi une semaine chômée dans l’ensemble de la Russie du 30 octobre au 7 novembre.
La Commission européenne pourrait reporter une nouvelle fois la présentation très attendue du deuxième acte délégué relatif au traitement du gaz fossile, de l’énergie nucléaire et de l’agriculture dans la taxonomie de l’Union européenne, a déclaré mercredi au FT la commissaire européenne aux Services financiers, Mairead McGuinness. Bruxelles s’était engagée en avril à publier un acte délégué complémentaire pour trancher le sort de ces activités « dans le courant de l’année ». «C’est une provocation de plus de la part de la Commission européenne qui joue la montre. Cela fait deux ans qu’on attend cet acte délégué et rien ne justifie le retard», s’énerve l’eurodéputé MoDem du groupe Renew, Christophe Grudler, pour qui « le nucléaire est nécessaire pour atteindre les objectifs de décarbonation ». Tout en affirmant que cela reste l’objectif, la commissaire invoque la pression créée par la crise de l’énergie. Un argument qui ne convainc pas Thomas Pellerin-Carlin, directeur du centre Energie de l’Institut Jacques Delors, selon lequel « la CE cherche à gagner du temps sur ce dossier extrêmement sensible politiquement ».