Les reverse yankees, ces obligations émises par des entreprises américaines sur le marché euro, ont représenté 19% des émissions depuis le début de l’année. Une tendance qui se confirme avec des conditions de financement favorables.
Les spreads de crédit des secteurs menacés par l’IA se sont écartés en Europe et aux Etats-Unis, mais le marché résiste dans son ensemble. Les prêts à effet de levier ont davantage souffert, du fait de leur plus forte exposition.
L'indépendance réelle de la Fed, mesurée par l'observation de la règle de Taylor depuis plus de vingt ans, marquée par des taux directeurs quasi-continuellement moins élevés qu’attendu, n'est pas si évidente, relève Julien Marcilly, chef économiste de Global Sovereign Advisory.
Un groupe d’experts a réévalué en décembre les avantages pour le pays d’adopter la monnaie unique, et semble avoir convaincu le gouvernement et les chefs d’entreprises. Mais l’opinion publique y reste opposée, de même qu’une majorité des partis politiques.
La réforme du règlement SFDR vise à rendre le cadre européen en matière de finance durable plus simple, plus clair et plus opérationnel, expliquent Christophe Jacomin et Nour Neggaz, avocat associé et avocat chez Herald, dans cette tribune.
Le géant de la technologie a émis un record de 32 milliards de dollars d’obligations, dont 1 milliard à 100 ans en livres sterling. Une maturité, sur laquelle des entreprises TMT ont déjà émis avant 2000, qui affiche certaines particularités.
Le minerai a connu un pic à la fin janvier après des annonces laissant anticiper une forte demande alors que les approvisionnements restent difficiles. Le cours est redescendu mais la tendance de fond reste à la hausse à long terme.
Chaque secteur de la cote passe tour à tour au révélateur de l’IA par les investisseurs. Derniers en date, la logistique et l’immobilier commercial aux Etats-Unis, dans des mouvements très marqués. Le marché semble résilient en surface mais une vaste rotation est à l’œuvre.
L’indice CPI de janvier est passé à 2,4%, et 2,5% pour l’inflation sous-jacente. Pourtant, il ne prend pas encore pleinement en compte les droits de douane sur les biens, la pause dans la collecte des loyers en octobre, ni la reprise des services soutenue par le stimulus fiscal 2026.
La Commission d'enrichissement de la langue française a publié, au Journal officiel du 12 février, les équivalents d'une vingtaine de termes financiers anglo-saxons.
Avec près de 30 % de la production manufacturière mondiale, la Chine a atteint un niveau de domination industrielle inédit dans l’histoire moderne. Cette suprématie dépasse désormais la quantité pour s’étendre aux technologies clés, à l’énergie et aux chaînes de valeur avancées. Le fruit d'une stratégie centralisée, planifiée sur plusieurs décennies, destinée à faire de l’industrie un instrument majeur de puissance.
A mesure que l’intelligence artificielle s’industrialise, la compétition technologique se déplace vers les infrastructures physiques qui la rendent possible. En contrôlant une large part des équipements clés, la Chine a acquis un avantage industriel décisif, aux conséquences directes pour la compétitivité et la souveraineté des industries européennes et américaines.
En devenant le cœur industriel du véhicule électrique, la Chine a profondément rebattu les cartes de l’automobile mondiale. Cette bascule, davantage industrielle que technologique, expose l’Europe à un risque de décrochage stratégique inédit, au moment même où la transition énergétique redéfinit les chaînes de valeur.
Le Congrès refuse d’interdire aux investisseurs institutionnels d’acheter de l’immobilier résidentiel pour alléger la pression sur les prix et améliorer l’accessibilité au logement. Et ses propositions pour relancer une construction qui peine à repartir seront difficiles et longues à concrétiser.
Les dirigeants de l’Union européenne se sont réunis jeudi afin de s’entendre sur les solutions qui pourraient permettre à l’Europe d’aller plus vite dans ses efforts d’améliorer sa compétitivité face aux Etats-Unis et à la Chine.
Le pays a réduit le quota de production d’une grande mine sur son territoire afin de faire remonter les prix du métal. Cette nouvelle décision illustre la volonté du gouvernement d’accélérer la croissance quitte à mécontenter les partenaires industriels ou les marchés financiers.
Si la programmation pluriannuelle de l’énergie fait la part belle au nucléaire et à l’hydroélectricité, le gouvernement fait preuve d’une prudence accrue pour l’éolien terrestre et le photovoltaïque.
Le président américain a évoqué en privé une sortie de l’USMCA, ce qui pourrait être une nouvelle manœuvre avant les négociations qui doivent avoir lieu d’ici à juillet. Le peso mexicain et le dollar canadien ont décroché.
La croissance au dernier trimestre a atteint 0,1%, conforme aux prévisions. Sur l’année 2025, elle ressort à 1%. Un certain optimisme anime toutefois les acteurs économiques pour 2026, en attendant une probable baisse des taux de la Banque d’Angleterre en mars.
Les 130.000 créations d’emplois enregistrées pour janvier marquent une hausse inattendue, qui a fait monter les taux courts américains. Mais les révisions annuelles sur le niveau d’emploi au total et le flou sur les révisions à venir relativisent très largement cette embellie apparente.
Le CBO, l’organisme bipartisan du Congrès américain, a augmenté ses estimations de déficits publics pour les dix prochaines années. Il devrait atteindre 6,7% du PIB en 2036. Le CBO est moins optimiste que l’administration Trump sur la croissance.