Les investisseurs anticipent deux baisses de taux cette année, voire trois avec un taux à 3%, alors que la désinflation se poursuit et que le marché de l’emploi se durcit. Et ce malgré le bond des ventes au détail et de bons indices PMI.
L’économie américaine a moins progressé que prévu au quatrième trimestre, sous l’effet particulier de la fermeture de l’administration («shutdown») pendant 43 jours. Le PIB a tout de même progressé de 2,2% en 2025, un rythme annuel encore très correct soutenu principalement par la consommation et les investissements.
En jugeant illégaux les droits de douane réciproques de Donald Trump, la Cour suprême américaine a créé le choc et limité la principale arme de dissuasion économique du président. Washington a annoncé une barrière tarifaire temporaire de 15% pour tous les pays, qui ouvre une nouvelle période d'incertitude.
La hausse des prix est ressortie à 2,9% en décembre alors que la croissance américaine a marqué un sérieux coup d'arrêt au quatrième trimestre en raison notamment de la fermeture des administrations.
En janvier, l’inflation japonaise est tombée à +1,5% après +2,1% en décembre. Presque toutes les catégories de produits voient leurs prix reculer sauf l’alimentation, qui ralentit tout de même nettement.
Le volume des ventes au détail a fortement progressé en janvier, à un rythme bien supérieur aux attentes, notamment soutenu par la joaillerie, rompant avec une fin d’année difficile en raison des craintes sur le budget.
Les indices PMI de la zone monétaire se sont améliorés en février, dépassant les attentes des économistes. L'Allemagne accélère et la France approche du niveau d'équilibre.
La forte pondération des valeurs des secteurs technologiques dans l’indice phare de Wall Street limite désormais sa progression. Il ne tient que grâce à la rotation sectorielle. La diversification géographique notamment vers les émergents se poursuit.
Des actions faiblement valorisées, des taux réels élevés et la perspective d’un assouplissement monétaire soutiennent les actifs financiers brésiliens. Mais l’approche des élections pourrait engendrer de la volatilité.
Après les sommets historiques de 2022-2023, les cours ont connu une phase de normalisation sur le blé et le maïs, et la bonne campagne 2025-2026 continue à tirer les prix vers le bas. Malgré des tensions persistantes sur les marchés plus financiarisés, et un coût des intrants toujours élevé pour les agriculteurs européens.
Le Japon sort de son examen par le FMI avec quelques conseils de modération et de prudence concernant la politique de relance annoncée par la première ministre Sanae Takaichi largement réélue.
Dix ans après le coup de tonnerre du référendum sur la sortie de l'Union européenne, le Brexit a pesé sur la croissance, la productivité et la performance des actifs britanniques, souligne Antoine Andreani, Head of Research chez XTB France.
La modeste amélioration des finances publiques en 2025 ne permet pas de stabiliser la dette publique qui dépasse les 116% du PIB, soit davantage qu’en 2020.
Saluant la résilience de l’économie chinoise, le Fonds monétaire international pointe aussi ses défauts bien identifiés : faible demande intérieure et exportations excessives. Autant de déséquilibres à rectifier, ce que la Chine admet, avec des nuances.
Ce segment du marché très exposé à l’innovation et au secteur technologique, aux Etats-Unis comme en Asie, a résisté aux secousses sur les éditeurs de logiciels et sur le bitcoin. Mais le risque de bulle inquiète les investisseurs malgré leur optimisme.
Un motif de satisfaction provient de la poursuite de la dynamique sur les grandes transactions en janvier. Celles-ci ont également commencé à se reprendre au niveau européen.
L’institution de Francfort a annoncé vouloir proposer au troisième trimestre un dispositif plus efficace et plus flexible des lignes «repo» en euros, avec un accès permanent pour un large éventail de banques centrales. De quoi potentiellement renforcer l’attrait de la monnaie unique.
Le prochain président de la Réserve fédérale incarne une certaine rupture, sur le strict terrain de la politique monétaire. Or, sa politique de dérégulation, passée quelque peu au second plan, est tout aussi importante, estime Emmanuel Lafon, responsable de la recherche chez Sesame Financial Group.
La perception de l’attractivité de l’Hexagone par les entreprises américaines se dégrade de nouveau, relève le 26e baromètre de AmCham-Bain sur le moral des investisseurs en France. Un désamour qui augure mal de la trajectoire des investissements à venir.
Ce départ anticipé, avant octobre 2027, pourrait permettre à Emmanuel Macron de participer à la nomination du prochain président de la Banque centrale européenne.
Entre les spreads resserrés et l’appétit des investisseurs qui n’attendent pas tant de papiers nouveaux en 2026, les émetteurs en profitent. Mais ils craignent que l’abondante liquidité sur le marché primaire ne dure pas.
La volatilité a progressé depuis le début de l’année mais elle reste contenue, occultant la rotation massive des dernières semaines. L’évolution est en forme de K, avec une volatilité des sous-jacents très élevée mais des corrélations faibles, contrairement au choc d’avril 2025.
Directeur de la gestion matières premières chez Ofi Invest AM, coauteur du livre Métaux, le nouvel or noir (2023, Editions du Rocher) avec Emmanuel Hache, le gérant analyse la valorisation des métaux critiques, les risques de tensions jusqu’à 2040 et l’urgence de proposer des solutions.
Le taux de chômage dans le pays a atteint un plus haut depuis 2015, hors période de pandémie, ce qui renforce la probabilité de voir la Banque d'Angleterre réduire ses taux.