Les gérants de fonds et investisseurs institutionnels s’attendent à une capitalisation boursière de Saudi Amarco de 1.000 à 1.500 milliards de dollars (945 à 1.415 milliards d’euros) à l’occasion de son introduction en Bourse prévue l’an prochain, selon une étude de la banque d’investissement régionale EFG Hermes publiée lundi. La valorisation du géant pétrolier est l’objet d’intenses spéculations depuis que le gouvernement saoudien a annoncé l’an dernier son intention de placer 5% du capital en Bourse de Ryad et sur au moins une Bourse étrangère. Le vice-prince héritier Mohammed ben Salman, chargé de la politique économique et énergétique du royaume, qui a fait de l’IPO d’Aramco son cheval de bataille, avait parlé en 2016 d’une valorisation d’au moins 2.000 milliards de dollars, ce qui en ferait de loin la plus importante introduction en Bourse de l’histoire.
La CNMC espagnole a annoncé lundi avoir imposé 75,6 millions d’euros d’amendes aux transporteurs ferroviaires Renfe et Deutsche Bahn pour avoir porté atteinte à la libre concurrence. Les groupes gérés par Renfe et Deutsche Bahn traitent plus de 80% des marchandises transportées en Espagne, selon la direction de la concurrence espagnole.
L’industrie britannique de la gestion d’actifs a enregistré une collecte nette de 1,36 milliard de livres au cours du mois de janvier 2017, selon des statistiques publiées par The Investment Association, l’association professionnelle du secteur. Les fonds destinés aux investisseurs institutionnels ont attiré 994 millions de livres de souscriptions nettes contre 32 millions de livres seulement en janvier 2016. Pour leur part, les fonds dédiés aux particuliers (« retail ») ont engrangé 366 millions de livres de flux nets entrants contre une décollecte nette de 1,3 milliard de livres en janvier 2016.Grâce à cette bonne dynamique, les encours totaux du secteur ressortent à 1.046 milliards de livres à fin janvier 2017, un chiffre stable par rapport à décembre 2016 mais en forte progression par rapport aux 900 milliards de livres affichés en janvier 2016.Sur le segment de fonds « retail », les fonds diversifiés (« mixed assets ») se sont taillés la part du lion avec une collecte nette de 428 millions de livres. Ils devancent les fonds obligataires qui ont enregistré 231 millions de livres de souscriptions nettes au cours du mois écoulé. A l’inverse, les fonds actions ont subi une décollecte nette de 697 millions de livres, « soit leur première décollecte nette depuis octobre 2016 », selon The Investment Association. Enfin, les fonds monétaires et les fonds immobiliers ont accusé des rachats nets respectivement de 70 millions de livres et 58 millions de livres.
M&G Real Estate a remporté un mandat de 500 millions de dollars pour le compte d’un investisseur non identifié qui souhaite s’exposer à l’immobilier britannique, rapporte le site spécialisé IPE. M&G Real Estate investira en direct dans toutes les principales catégories d’immobilier sur les marchés primaires britanniques.
Le fondateur de Vanguard John «Jack» Bogle prédit que le niveau d’encours des hedge funds ne dépassera plus jamais celui du secteur des ETF, lequel a enregistré son 35ème mois consécutif de collecte en décembre, rapporte le Financial Times fund management. Pour l’investisseur légendaire : «il y a un profond désenchantement concernant les hedge funds chez les grands investisseurs. Les gens payent des frais extrêmement élevés pour une très faible performance - une performance que même des frais zéro ne justifieraient pas», déclare-t-il. Les ETF ont enregistré des souscriptions nettes record de 490 milliards de dollars en 2016, tandis que les hedge funds ont subi des retraits de 70 milliards de dollars. Cette collecte a permis aux ETF d’atteindre des encours de 3.550 milliards de dollars et dépasser le marché des hedge funds qui représente 3.010 milliards de dollars.
L’influent courtier britannique Numis accuse Schroders d’utiliser des chiffres de performance peu sincères, rapporte le Financial Times fund management. Il critique la société de gestion pour avoir déclaré que 85 % de ses actifs avaient surperformé sur les cinq dernières années. Ce chiffre a été mis en exergue dans un communiqué de presse. Toutefois, dans une note de bas de page du document, la société explique qu’elle a uniquement des données suffisantes pour mesurer la surperformance des trois quarts de ses actifs sur trois ans et des deux tiers de ses actifs sur cinq ans. Cela signifie que les chiffres de surperformance, publiés dans le cadre des résultats annuels de la société, ne portaient que sur un maximum de 54 % des actifs sous gestion de Schroders. De plus, le gestionnaire a déclaré lors d’une conférence avec les analystes que certains des chiffres ne prenaient pas en compte les frais. Peter Harrison, le directeur général de Schroders, a estimé que ces critiques étaient injustes, vu que la plupart des sociétés de gestion de fonds publient leurs données de performance de la même manière.
La rhétorique présidentielle -une première- de Donald Trump le 28 février, à l’occasion de son discours sur l'état de l’Union, son engagement réitéré devant le Congrès en faveur de la réforme fiscale et d’un programme d’infrastructures de 1.000 milliards de dollars, ainsi que la perspective d’un relèvement des taux de la Réserve fédérale, ont influencé fin février les décisions des investisseurs. Les fonds d’actions ont enregistré une neuvième semaine consécutive de flux nets positifs, avec des entrées de 9,8 milliards de dollars durant la semaine au 1er mars, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Depuis le début de l’année, les fonds actions ont ainsi attiré plus de 70 milliards de dollars.Cela dit, ce sont surtout les fonds d’actions américaines qui ont profité des déclarations de Donald Trump. Ils ont en effet affiché des entrées nettes de 6,7 milliards de dollars alors que l’indice Dow Jones franchissait pour la première fois la barre des 21.000. Les fonds d’actions japonaises ont pour leur part attiré 700 millions de dollars durant la semaine sous revue. En revanche, les incertitudes politiques en Europe ont entraîné des sorties nettes de 1,7 milliard de dollars, les plus importantes des 13 dernières semaines. Et les fonds spécialisés dans les actions émergentes ont aussi subi des dégagements de 600 millions de dollars, les premiers des huit dernières semaines. Du côté obligataire, les fonds ont enregistré toutes catégories confondues des entrées nettes de 9 milliards de dollars. Les fonds dédiés aux obligations à haut rendement ont collecté 1,4 milliard de dollars, enregistrant ainsi leurs treizième semaine sur quatorze de flux nets positifs. Les fonds d’obligations en catégorie d’investissement ont enregistré des entrées nettes de 6,5 milliards de dollars. Dans le sillage des semaines précédentes, les fonds d’obligations émergentes ont encore attiré 900 millions de dollars.
Union Investment a annoncé la vente d’un immeuble debureaux à Stuttgart pour un montant non divulgué. L’acheteur est la société SWB Immowert GmbH, une filiale de la Südwestbank. L’immeuble faisait partie depuis 1991 du portefeuille institutionnel DEFO-Immobilienfonds 1. Le fonds compte désormais 28 objets distribués dans six pays européens qui représentent une valeur cumulée d’environ 720 millions d’euros, indique un communiqué.
L’indice de référence des fonds alternatifs au format Ucits, le Ucits Alternative Index Blue Chip publié par Analytical Research AG, a progressé au mois de février de 1,30%. Toutes les composantes de l’indice ont terminé le mois sur des performances positives, à l’exception des stratégies de volatilité, qui affichent un recul de 0,97%. Sur les deux premiers mois de l’année, les stratégies sont les seules dans le rouge, avec une performance négative de 1,65%. Les meilleurs résultats ont été enregistrés par l’indice marchés émergents (+3,21%) qui talonne l’indice Multi-Strategy (+3,22%). Le Blue Chip marque un gain de 1,05% sur deux mois.
La taille des activités de BNP Paribas dans le financement automobile va progresser d’un tiers environ grâce à l’acquisition des activités de financement de GM Financial en Europe, menée conjointement avec PSA dans le cadre du rachat d’Opel/Vauxhall officialisé lundi matin. La banque et le constructeur automobile français engagent ensemble 900 millions d’euros pour prendre le contrôle des activités de financement d’Opel, qui sert près de 1.800 concessionnaires dans 11 pays européens et dont les encours s'élevaient à environ 9,6 milliards d’euros fin 2016.
Dans son rapport annuel publié ce matin, la banque nationale de Suisse confirme avoir dégagé un bénéfice de 24,5 milliards de francs l’année dernière après une perte de 23,3 milliards en 2015. L’essentiel du bénéfice (19,4 milliards) ressort des plus-values réalisées sur les réserves de change, avec un bénéfice de 1,52 milliard de francs suisses tiré du taux d’intérêt négatif appliqué aux dépôts des banques, après 1,16 milliard en 2015. «Le stock d’or a généré une plus-value de 3,9 milliards de francs. Les positions en francs ont quant à elles dégagé un bénéfice de 1,6 milliard», ajoute la BNS dans un communiqué. Une partie des bénéfices dégagés est transférée dans les caisses de l’Etat fédéral et dans celles des 26 cantons.
Le Chicago Mercantile Exchange (CME) et Thomson Reuters, qui assuraient depuis août 2014 le fixing électronique du cours de référence de l’argent à Londres, se retirent de la course. Les deux groupes assureront l’intérim le temps qu’un nouveau prestataire soit trouvé, a indiqué à ses membres la London Bullion Market Association (LBMA). Le contrat initial courait jusqu’en 2019 et implique des banques telles que China Construction Bank, HSBC, JPMorgan, Morgan Stanley, ScotiaMocatta, Toronto Dominion et UBS.
Avantium, une société néerlandaise qui a développé une technologie de fabrication du plastique à partir du sucre au lieu du pétrole, espère lever au moins 90 millions d’euros pour son entrée en Bourse, soit une capitalisation boursière de 264 millions d’euros. Le groupe va émettre 8,2 millions d’actions à 11 euros l’unité, représentant 34% de son capital après l’IPO, indique-t-il dans un communiqué, avec une option de surallocation dont l’exercice dépendra de la demande. Les fonds seront consacrés à la construction d’une usine à Anvers, dans le cadre d’une coentreprise avec le groupe allemand de chimie BASF. L’introduction en Bourse est prévue pour le 15 mars.
Les objectifs 2017 de hausse du PIB et de la masse monétaire seront inférieurs à ceux de 2016, alors que les autorités cherchent à tenir les risques financiers sous contrôle.
Le 17 mars prochain, la société française Arthur Andersen & Co devra donner sa réponse à la société américaine Andersen Tax, qui l’a poursuivie en octobre dernier devant un tribunal parisien pour contrefaçon de marque. Andersen Tax a aussi poursuivi Arthur Andersen & Co en Chine pour l’empêcher d’y déposer ses marques. Parallèlement, le cabinet français a ouvert une procédure contre l’américain et lui réclamerait 7 millions d’euros de dommages et intérêts. «Ils nous ont aussi demandé plusieurs dizaines de millions d’euros pour nous vendre leurs marques», déclare à l’Agefi Oscar Alcantara, directeur du service juridique d’Andersen Tax. Le 1er mars, Arthur Andersen & Co avait annoncé la relance dans 26 bureaux et 16 pays du réseau de conseil tombé avec Enron en 2002. Chaque cabinet estime l’autre illégitime. «La seule chose qu’ils ont faite est de déposer des marques et de créer un site internet», clame Oscar Alcantara.
Le métal jaune s’est inscrit pour la première fois de l’année en retrait la semaine passée alors que les marchés parient sur une hausse de taux de la Fed ce mois-ci.
Les bailleurs de fonds de la Grèce devraient revoir à la baisse leurs exigences en matière fiscale, permettant ainsi au pays d’exploiter au mieux son potentiel de croissance, a déclaré samedi le gouverneur de la banque centrale. L’objectif fixé d’un excédent primaire de 3,5% du produit intérieur brut devrait être abaissé à 2%, a estimé Yannis Stournaras. «Un allègement de cet objectif d’excédent primaire, associé à la mise en place des réformes structurelles convenues, fournirait les conditions requises à un abaissement progressif des taux d’imposition, avec à la clé des effets multiplicateurs sur la croissance économique», a-t-il fait valoir.
La nouvelle administration américaine a annoncé la suspension à partir du 3 avril et pour une durée de six mois du traitement accéléré des demandes de visa de type H-1B. Ce type de visa valable trois ans, renouvelable une fois, permet aux compagnies américaines, en particulier dans les secteurs de la technologie de l’information, de la médecine, de l’ingénierie ou encore des mathématiques, de faire appel à des ressortissants étrangers nantis de tous les diplômes requis.
Les forces fidèles au gouvernement installé à Tobrouk dans l’est de la Libye ont effectué de nouveaux bombardements près de deux des principaux terminaux pétroliers du pays pour en déloger un groupe rival, a annoncé samedi l’Armée nationale libyenne (ANL). Ces combats laissent craindre un nouvel embrasement dans la région du «croissant pétrolier» libyen et menacent les exportations de brut. La production pétrolière de la Libye atteint 700.000 barils par jour et devrait être réduite à 650.000 bpj, indique Bloomberg.
La Grande-Bretagne a accepté d’accorder à l’Irak des prêts totalisant 10 milliards de livres sterling (11,57 milliards d’euros) sur une période de dix ans pour financer d’importants projets d’infrastructure, a annoncé dimanche le ministre des Finances par intérim, Abdoul Razzak al Essa. Seules des compagnies britanniques seront autorisées à nouer des contrats avec les autorités irakiennes dans le cadre de ces projets.
En cas de sortie sans accord de l’Union européenne, le Royaume-Uni n’aura plus aucune obligation légale de contribuer au budget européen, a annoncé samedi une commission de la Chambre des Lords britannique. Cette conclusion est en opposition frontale avec celle de responsables européens estimant la facture à environ 60 milliards d’euros. Le quotidien britannique Times rapportait samedi que les avocats du gouvernement étaient également arrivés à la même conclusion que le Royaume-Uni n’avait rien à payer à l’Union européenne une fois sorti.
La Réserve fédérale relèvera probablement ses taux d’intérêt ce mois-ci puis à nouveau d’ici la fin de l’année, a fortement laissé entendre vendredi Janet Yellen, dont le discours n’a fait que confirmer le scénario anticipé par les investisseurs. «Lors de notre réunion ce mois-ci, le comité examinera si l’emploi et l’inflation continuent d'évoluer conformément à nos anticipations, auquel cas un nouvel ajustement du taux des fonds fédéraux serait probablement approprié», a dit Janet Yellen devant l’Executives Club de Chicago. Pour les observateurs, le doute n’est plus permis et, sur le marché des contrats à terme, les traders estiment désormais à 86% la probabilité d’un resserrement monétaire en mars contre 35% mardi, selon le baromètre FedWatch de CME Group. Lors de son dernier tour de vis monétaire en décembre 2016, la Fed avait évoqué trois hausses de taux cette année. Le prochain rapport mensuel sur l’emploi aux Etats-Unis sera publié le 10 mars, quelques jours avant la réunion de la Fed des 14 et 15 mars.
L’agence Fitch a confirmé vendredi la note souveraine «AA» de la France et la perspective stable qui lui est associée. Fitch a dégradé pour la dernière fois la note de la France en décembre 2014, la faisant passer de AA+ à AA, avec une perspective stable.
Uber a reconnu vendredi utiliser pendant des années un dispositif secret qui a pu lui permettre de contourner les réglementations que la société de services de voiture de transport avec chauffeur (VTC) jugeait hostiles à ses activités. Premier à avoir révélé l’information, le New York Times rapporte qu’Uber a utilisé, entre autres, des informations recueillies via son application pour identifier les représentants de la loi chargés de prendre ses conducteurs en flagrant délit dans des villes où ses activités étaient interdites ou bridées.
Pour financer l’acquisition d’un portefeuille de 19 hôtels en Espagne pour un montant de 542 millions annoncée début janvier, Foncière des Murs a lancé vendredi une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription (DPS) de 200 millions d’euros. L’opération est entièrement garantie par des engagements de souscription d’actionnaires existants. Les nouveaux titres seront émis au prix de 21,60 euros. Huit DPS donneront droit à souscrire à une nouvelle action. L’opération est dirigée par BNP Paribas.