Les prix à la production ont augmenté plus faiblement que prévu en décembre dans la zone euro, montrent des données publiées aujourd’hui par Eurostat. En variation mensuelle, ils ont progressé de 0,2%, alors que les économistes tablaient sur une hausse de 0,3%. Sur un an, ces prix ont augmenté de 2,2%, moins que le consensus qui était à +2,3%. Hors énergie, ils ont progressé de 0,1% sur un mois et de 1,9% sur un an en décembre. Eurostat a confirmé les données de novembre, à savoir une hausse de 0,6% sur un mois et une progression de 2,8% sur un an.
Exxon Mobil, la plus grande compagnie pétrolière cotée au monde, a publié ce vendredi un bénéfice trimestriel inférieur aux attentes en raison de la baisse de sa production et de la faiblesse de ses activités chimiques et de raffinage. Hors exceptionnels, Exxon Mobil a dégagé un bénéfice par action de 88 cents, inférieur au consensus qui l’attendait à 1,04 dollar. Son compatriote américain Chevron a également publié un bénéfice décevant en raison du repli de ses marges dans ses activités internationales de raffinage, dont le résultat a chuté de 77%. Son bénéfice hors exceptionnels ressort à 72 cents par action, alors que les analystes attendaient 1,22 dollar. Sa production pétrolière a augmenté de 3%, contre un recul de 3% pour Exxon.
L’annonce de la création de 200.000 emplois en janvier aux Etats-Unis, ainsi que d’une forte hausse des salaires, ont fait grimper les taux d’intérêt à long terme américains et chuter Wall Street.
Dans un discours prononcé le 1er février, le président de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), Chris Giancarlo, a expliqué que la méthode actuelle de calcul des encours sur les contrats de swaps de taux, reposant sur le notionnel, exagérait le volume réel des transactions sur ce marché. Le gendarme des marchés dérivés aux Etats-Unis propose l’introduction d’une nouvelle méthode basée sur l’entity-netted notional amount (ENN), qui calcule le montant net entre les positions longues et courtes pour une même contrepartie.
«De nombreux investisseurs estiment que la longue période de calme qui règne sur les marchés obligataires depuis la fin de la crise financière approche de son terme en raison du retrait progressif des mesures de soutien des banques centrales», selon une étude publiée par Invesco fin janvier. Selon cette étude, qui analyse le comportement des investisseurs obligataires dans le monde, la majorité des investisseurs anticipent une période qu’ils qualifient de « nouvelle normalisation » sur les marchés de taux, caractérisée par une inflation basse, une intervention continue des banques centrales et des rendements plus faibles. La phase qui s’ouvre s’accompagne de nouvelles problématiques marquées par le vieillissement de la population, le durcissement de la réglementation et une incertitue géopolitique accrue. L'étude souligne qu’une minorité importante des professionnels sondés «estime au contraire que la fin du ralentissement du cycle économique entraînera une vague déflationniste dans les pays les plus fragiles». Enfin «quelques investisseurs tablent sur une forte hausse de l’inflation communément observée en du cycle économique». L’étude montre que plus de la moitié (58%) des investisseurs obligataires interrogés pensent que l’économie mondiale est en voie de redressement, mais en suivant une trajectoire de normalisation différente des scénarios observés par le passé à la suite d’une crise économique. Selon la majorité des investisseurs sondés, une inflexion s’est produite et l’amélioration des principaux indicateurs sera au mieux modeste avec des taux de croissance économique modérés, du faible risque inflationniste et une remontée progressive des taux d’intérêt par les banques centrales (entraînant une hausse plus marquée de la partie courte que de la partie longue des courbes de taux). Pour réaliser cette étude, 79 spécialistes de la gestion obligataire (emprunts d’État, obligations d’entreprise et prêts) travaillant pour des fonds de pension, des assureurs, des fonds d’Etat et des banques privées en Amérique du Nord, en Europe et en Asie ont été interrogés. Le total des encours gérés par ces organisations représentait à 4 400 milliards de dollars US au 30 juin 2017.
L’assurance-vie ne fait plus recettes. L’an dernier, le marché français a en effet enregistré une collecte nette de 7,2 milliards d’euros contre 17 milliards d’euros en 2016, selon des données publiées hier par la Fédération française de l’assurance (FFA). Au cours du seul mois de décembre 2017, la collecte nette a péniblement atteint 500 millions d’euros.Dans le détail, le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances ressort à 131,5 milliards d’euros, contre 133,9 milliards d’euros en 2016. Les versements sur les supports unités de compte représentent 36,7 milliards d’euros, soit 28 % des cotisations (20% en 2016). En parallèle, sur l’ensemble de l’année écoulée, les prestations versées par les sociétés d’assurances s’élèvent à 124,2 milliards d’euros contre 116,8 milliards d’euros en 2016.A fin décembre 2017, l’encours des contrats d’assurance-vie atteint 1.676 milliards d’euros, en progression de 3% sur un an.
En 2017, l'écart de collecte entre gestion active et passive s’est réduit. La tendance pourrait même se poursuivre en 2018. Voyez pourquoi en visionnant la video de Marlene Hassine Konqui, directrice de la recherche ETF chez Lyxor ETF, réalisée pour NewsManagers. Elle détaille également les nouvelles caractéristiques de la forte croissance du marché des ETF.Pour voir la video, cliquez ou copiez le lien suivant:http://www.newsmanagers.com/NewsManagersTV/unexpertvousparle.aspx?id=1517
CBRE Global Investors a annoncé ce 1er février avoir cédé, pour le compte de CBRE Logistics Property Fund Europe (« LPFE »), quatre actifs logistiques en France à certains fonds d’investissement conseillés par le groupe Carlyle. Les quatre immeubles industriels couvrent une superficie totale de 137.888 m² dont 62,1 % sont occupés par sept locataires. Chacun des actifs est très accessible, étant tous situés à proximité d’autoroutes principales, et disposant d’excellentes installations de parking pour voitures et camions, détaille un communiqué.Selon Marc Antoine Bouyer, Managing Director de Carlyle Europe Real Estate, «cette acquisition représente une nouvelle étape dans notre stratégie d’investissement logistique, axée sur l’acquisition et la gestion active d’actifs de qualité situées dans des marchés établis. Ces actifs seront intégrés au sein de la plateforme logistique française de Carlyle, qui dépasse désormais les 415.000 m², et dont près de 90 % de la valeur est concentrée sur Paris, Lyon et Marseille». La demande pour des actifs industriels reste élevée en France grâce à la croissance soutenue de l’e-commerce et à la reprise économique. Carlyle a l’intention d’accroître sa présence en France, l’un des plus grands marchés logistiques d’Europe, ainsi que sur d’autres marchés d’Europe de l’Ouest, grâce à des investissements supplémentaires dans des localisations présentant des fondamentaux attractifs au niveau de l’offre et de la demande.
Siparex Intermezzo, le fonds d’investissement mezzanine de Siparex, a annoncé, hier, avoir investi dans OTCex, un groupe de services financiers spécialisé dans le courtage et la gestion d’actifs. Conseillés par les équipes d’EY CF Financial Services, les dirigeant d’OTCex ont en effet choisi Siparex Intermezzo pour renforcer à hauteur de 7,5 millions d’euros les quasi-fonds propres du groupe en vue d’accompagner sa croissance et son développement.Fondé par Frédéric Metz et Richard Hadjimegrian, le groupe OTCex propose une offre d’intermédiation mondiale avec des bureaux à Paris, Londres, New York, Hong Kong et Genève. Le groupe emploie près de 230 collaborateurs. Depuis 5 ans, OTCex a développé en parallèle une activité de gestion d’actifs, devenant notamment l’actionnaire de référence de Sanso Investment Solutions (700 millions d’euros sous gestion fin 2017). En 2017, le groupe OTCex a réalisé un chiffre d’affaires de 115 millions d’euros, en hausse de 14% par rapport à 2016.
DataDome, un éditeur de logiciel de cybersécurité protégeant les sites web contre le trafic des robots, a annoncé avoir levé 2,5 millions d’euros auprès d’ISAI, le fonds des entrepreneurs du web français, et 50Partners, un accélérateur français fondé en 2012. Cette seconde levée de capitaux, après celle d’un montant de 1 million d’euros réalisée en décembre 2016, doit permettre à l’entreprise « de renforcer son implantation sur le marché européen, de préparer son expansion en direction des marchés américain et asiatique et de développer son offre de monétisation de données », énumère DataDome dans un communiqué.A l’occasion de cette opération, Jean-David Chamboredon, président-exécutif du fonds ISAI, fait son entrée au conseil d’administration aux côtés des fondateurs de DataDome, de Francis Nappez (Blablacar) et Sébastien Lucas (Oxalide).Fondée en 2015 par Fabien Grenier et Benjamin Fabre, la société DataDome protège les sites internet contre le trafic de robot à la source des principales menaces pesant sur la sécurité des activités en ligne : vol de contenu, usurpation de comptes, fraude marketing, etc.
Le marché français de la gestion d’actifs comptait 373 sociétés de gestion dites « entrepreneurs » (SGE) à fin 2016, dévoile Antoine Valdes, président du comité technique des entrepreneurs de l’Association française de la gestion financière (AFG), dans sa newsletter Gestion Info de janvier 2018. « Les sociétés de gestion dites ‘entrepreneurs’ sont des sociétés dont le capital est détenu directement ou indirectement à plus de 50% par des personnes physiques dirigeantes », précise-t-il. A fin 2016, ces SGE totalisent un encours d’actifs sous gestion de 333 milliards d’euros. « Parmi elles, 282 ont un encours inférieur à 500 millions d’euros, dont 77 inférieur à 50 millions d’euros », ajoute-t-il. Si ces sociétés représentent moins de 10% des actifs totaux sous gestion de la profession, elles génèrent plus de 30% du chiffre d’affaires et près de 40% du résultat brut d’exploitation de l’ensemble des sociétés de gestion de portefeuilles », note Antoine Valdes. Les SGE ont développé des expertises très variées, couvrant la gestion privée, les titres actions ou de dettes d’entreprises, notamment small-mid caps, la gestion non-cotée, alternative, performance absolue, énumère-t-il.
Le groupe Viel & Cie a annoncé ce matin un chiffre d’affaires consolidé de 756,6 millions d’euros en 2017, en hausse de 1,24% à cours de change constants (-1,86% à taux de change courant). Pour le seul quatrième trimestre, le chiffre d’affaires consolidé de ses filiales Compagnie Financière Tradition et Bourse Direct affiche un rebond de 4,1% sur un an à change constant, à 182 millions d’euros. A taux de change courant, les revenus du groupe ont toutefois reculé de 1,86% en 2017, et de 1,7% au dernier trimestre.
Le réseau des chambres de compensation de l’Union européenne (CCP) a bien résisté à des situations extrêmes sur les marchés, au vu des stress tests auxquels elles ont été soumises, a annoncé ce matin l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma).
Selon les estimations de BPCE, les épargnants ont placé 52,3 milliards d’euros en 2017, contre 41,9 milliards en 2016. Hors placements en titres, les flux de placements financiers auraient atteint 51,4 milliards, en baisse de près de 10% d’une année sur l’autre. Ils sont allés d’abord vers les dépôts à vue (pour 60%, hors titres) ainsi que vers les livrets A et LDDS (29% des sommes placées). En revanche, les PEL sont en forte baisse (8% des flux contre 21% en 2016), de même que l’assurance vie (15% des placements, au lieu de 30% en 2016). Les comptes à terme sont en négatif.
Airbnb n’envisage pas de s’introduire en Bourse cette année, a déclaré hier le patron de la plate-forme américaine de location de logements entre particuliers, Brian Chesky. Fondée en 2008, l’entreprise a été valorisée à 31 milliards de dollars (24,8 milliards d’euros) lors de son dernier tour de table, remontant à mars 2017. Airbnb a également annoncé, sans dire si cela était lié, le départ de son directeur financier, Laurence Tosi, qui a décidé de se consacrer à son fonds d’investissement Weston Capital Partners. Belinda Johnson a par ailleurs été nommée directrice des opérations, un nouveau poste au sein du groupe.
L'économie russe a enregistré une croissance de 1,5% en 2017, une performance moins bonne que prévu, selon les données publiées hier par le Service fédéral de la statistique. La Russie sort ainsi de deux ans d’une récession due à la baisse des prix du brut et aux sanctions imposées par les pays occidentaux en raison du rôle de Moscou dans la crise ukrainienne. Le ministère de l’Economie avait dit s’attendre à une croissance d’au moins 2% en 2017 mais l'économie s’est contractée de manière inattendue en novembre, affectée par un recul de 3,6% de la production industrielle.
En plus de la taille et du capital flottant, le critère des droits de vote entrerait dans la pondération des indices. Google et Facebook seraient directement touchés.
Plusieurs associations financières internationales ont publié hier un cadre de référence regroupant l’ensemble des informations publiquement disponibles concernant la transition vers de nouveaux taux de référence sans risque alors que les taux interbancaires Libor sont voués à terme à disparaître. Les contrats financiers concernés, libellés en euro, sterling, franc suisse, dollar et yen, représentent plus de 370.000 milliards de dollars de notionnel, indiquent les associations. L’Isda, l’association des professionnels des dérivés, s’est associée pour cette étude à l’AFME, l’ICMA et la SIFMA.
GSO, la filiale spécialisée dans le crédit du gestionnaire d’actifs Blackstone, a enregistré une performance nette de 2,6% sur ses investissements dans des dettes décotées au dernier trimestre 2017, tandis que ses fonds investis dans des dettes performantes ont vu leur rendement net se réduire à 0,3%. Sur l’année, les stratégies d’investissements dans des dettes en souffrance affichent un rendement net de 4,9%, et de 7,7% avant prise en compte des impôts et frais. Les montants non-investis ont augmenté à 22,3 milliards de dollars, contre 20,2 milliards au troisième trimestre. GSO fait actuellement face à une plainte du fonds alternatif Solus qui l’accuse de manipulation du marché des CDS.
Le fonds américain Carlyle a remporté une victoire en appel contre l'administration fiscale dans le dossier Imprimerie nationale. Ce qui ne clôt pas le débat.
La Chine a attiré 45 milliards d’euros en obligations en 2017, ce qui a permis au poids des investisseurs étrangers dans le stock total d’atteindre 1,84%.
L’Institut européen des marchés monétaires (Emmi), l’organisation qui supervise le taux d’intérêt de référence au jour le jour en Europe, l’Eonia, a indiqué hier qu’il ne mènerait pas de «revue en profondeur» du taux, précisant que l’Eonia resterait calculé selon les méthodes actuelles. En l’état, l’Emmi ne peut garantir que l’Eonia respectera les critères de la réglementation européenne sur les taux de référence au 1er janvier 2020. A partir de cette date, l’autorité financière belge pourra autoriser ou non les contrats faisant encore référence à l’Eonia. D’ici là, la BCE devrait avoir commencé à publier son propre taux de référence sans risque au jour le jour.
La productivité aux Etats-Unis a baissé de manière inattendue au quatrième trimestre, pour la première fois depuis le début 2016, suggérant qu’il sera difficile pour l'économie américaine de réaliser durablement un taux de croissance annuel de 3%. La productivité non agricole a reculé à un rythme annualisé de 0,1% sur la période octobre-décembre selon les données publiées hier par le département du Travail. Les économistes anticipaient une hausse de 1% au quatrième trimestre. Sur l’ensemble de l’année 2017, la hausse de la productivité s'établit à 1,2%, sa meilleure performance depuis 2015, après un repli de 0,1% en 2016.
Le gouvernement français a proposé hier de lancer un plan de départs volontaires pour les fonctionnaires qui souhaiteraient partir en raison des réformes qu’il compte engager, Edouard Philippe disant assumer de pouvoir heurter des «sensibilités». Le Premier ministre a également annoncé que la rémunération au mérite des fonctionnaires et le recours aux contractuels seraient nettement développés dans les prochaines années.
Tesla a émis hier pour 546 millions de dollars de titres obligataires adossés aux loyers reçus pour l’achat de véhicules Model X et Model S. La tranche la mieux notée, d’un montant de 422,6 millions de dollars a été placée avec une prime de 30 points de base par rapport au taux de référence, contre une indication initiale entre 40 et 43 pb. La tranche la moins bien notée a été émise avec une prime de 265 pb. Citigroup et Deutsche Bank ont piloté l’opération.
S&P Global Ratings a relevé hier la note de long terme d’ArcelorMittal de «BB+» à «BBB-», la plaçant ainsi en catégorie investissement, assortie d’une perspective stable. L’agence de notation estime que le profil de crédit du sidérurgiste s’est renforcé grâce à la gestion «prudente» de son bilan et à des conditions favorables dans ses différents marchés. Outre les efforts réalisés par ArcelorMittal, la perspective stable est liée aux conditions de marché de l’acier et du minerai de fer.
L'économie américaine devrait connaître une croissance de 5,4% en rythme annualisé au premier trimestre, sa meilleure performance depuis la fin 2009, si l’on en croit le modèle de prévision GDPNow de la Réserve fédérale d’Atlanta, qui donnait déjà trois jours auparavant un rythme de 4,2%. Ce modèle a pris en compte les dernières données sur l’industrie et la construction publiées hier: l’indice ISM manufacturier s’est établi à 59,1 en janvier contre 59,3 en décembre, un recul moins fort que prévu, et les dépenses de construction ont augmenté de 1,8% en décembre au nouveau record de 1.250 milliards de dollars (1.000 milliards d’euros).
Le gestionnaire avait fait décaler à la hausse les cours de plusieurs valeurs moyennes et gonflé la performance de ses fonds, en passant de gros ordres le 31 décembre 2014.