Michel Yahiel a été nommé directeur des retraites et de la solidarité de la Caisse des Dépôts par Éric Lombard, le directeur général du groupe. Depuis 2017, Michel Yahiel occupait les fonctions de Commissaire général de France Stratégie. Il sera membre des comités de direction de l’établissement public et du Groupe. Michel Yahiel, 60 ans, est diplômé de l’IEP de Paris et ancien élève de l’ENA. Il commence sa carrière en 1982 en tant qu’adjoint au chef de l’Inspection Générale des affaires sociales (IGAS) avant de rejoindre le cabinet de la ministre des Affaires sociales comme conseiller. De 1986 à 1991, il prend la direction générale du Fonds d’Action Sociale (FAS) puis occupe les fonctions de directeur de cabinet du ministre des Affaires sociales. En 1993, il est nommé Inspecteur général des affaires sociales et exerce, en parallèle, en tant que professeur associé à la faculté de droit et de sciences économiques de Rouen. Directeur général du cabinet de conseil Bernard Brunhes International entre 1996 et 2000, il retrouve l’IGAS comme Rapporteur général de la Commission pour les simplifications administratives (COSA). En 2003 il rejoint la Ville de Paris où il occupe successivement les fonctions de directeur du développement économique et de l’emploi, puis de directeur général des ressources humaines. Il préside alors l’Association nationale des DRH. Entre 2009 et 2010, il prend la présidence de la commission santé de l’IGAS. Il est ensuite nommé délégué général de l’Association des régions de France (ARF) avant de devenir, en 2012, conseiller social du Président de la République.
Selon l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (AEAPP, ou EIOPA), le nombre d’IRP transfrontalières actives en Europe s'élevait à 73 fin 2016. Après une lente augmentation à la suite de l’application de la directive européenne sur les institutions de retraite professionnelle en 2005, la croissance du nombre d’IRP transfrontalières est au point mort depuis 2010. Plusieurs experts, cités dans le rapport de l’EIOPA, estiment en outre que la croissance du secteur ne reviendra pas. Malgré ce coup d’arrêt, l’EIOPA note deux tendances. D’une part, de plus en plus d’IRP transfrontalières européennes cherchent à étendre leurs activités dans de nouveaux pays ; en outre, ces institutions sont plus nombreuses à essayer d’offrir leurs services à de nouveaux employeurs. Selon l’EIOPA, il s’agirait là d’une manière de réaliser des économies d'échelle et réduire les coûts. Autre constat de l’autorité, de nombreux régimes à prestations définies privilégient dorénavant les cotisations définies. Une transition qui n’est pas sans conséquence pour les bénéficiaires, sur lesquels se voient transférés les risques financiers et les coûts, qui étaient auparavant assumés par les employeurs et les IRP. Cela amène souvent des taux de cotisation global plus bas et a donc un impact direct sur les futures retraite supplémentaires des membres. Toujours selon rapport, il est par conséquent primordial que les bénéficiaires soient informés des risques qu’ils supportent. La directive IORP 2, entrée en vigueur en janvier 2017, contient dans ce cadre des exigences détaillées sur les informations à fournir aux membres bénéficiaires, ainsi que sur la gouvernance et la gestion des risques. Le rapport complet de l’EIOPA est téléchargeable ci-dessous.
La Française Real Estate Partners a acquis auprès du groupe Edouard Denis une résidence hôtelière pour le compte de l’ERAFP, nous apprend Business Immo. Cette résidence sera exploitée dans le cadre d’un bail ferme de 11 ans et 11 mois par Staycity, leader de l’exploitation d’appart-hôtels en Grande-Bretagne. L’ensemble immobilier, réparti sur cinq bâtiments, développera 4 527 mètres carrés et sera composé de 125 appartements, soit une surface habitable de 2 457m² et 295 m² de surface de services. Sa livraison de l’ensemble est prévue au premier trimestre 2021. La future résidence sera située à proximité immédiate de l’hyper-centre de Bordeaux, dans le quartier Capucins-Victoire et au sein d’un environnement résidentiel bénéficiant de nombreux commerces et services. La Française REP était conseillée par l’étude Allez & Associés pour les aspects notariaux, Fidal pour les aspects juridique et fiscaux et Egis Conseil Bâtiments pour les aspects techniques. Le vendeur a pour sa part été conseillé par l'étude Office Notarial de Floirac.
Le gouvernement français a proposé jeudi de lancer un plan de départs volontaires pour les fonctionnaires qui souhaiteraient partir en raison des réformes qu’il compte engager, Edouard Philippe disant assumer de pouvoir heurter des «sensibilités». Le Premier ministre a également annoncé que la rémunération au mérite des fonctionnaires et le recours aux contractuels seraient nettement développés dans les prochaines années.
Pour la première fois, l’Autorité de la concurrence a examiné le rapprochement de deux plateformes en ligne. Après examen approfondi, le gendarme de la concurrence a autorisé sans conditions l’acquisition de la société Concept Multimédia (Logic-Immo.com) par le groupe Axel Springer (SeLoger.com). Pour se prononcer, l’Autorité a pris en compte les effets de réseau croisés et s’est intéressée à l’importance des données dans cette opération. Elle s’est notamment appuyée sur les résultats d’un vaste questionnaire en ligne auprès de plus de 30.000 agences immobilières. Si l’opération renforce la part de marché de SeLoger, elle ne porte pas significativement atteinte à la concurrence, estime l’Autorité.
La productivité aux Etats-Unis a baissé de manière inattendue au quatrième trimestre, pour la première fois depuis le début 2016, suggérant qu’il sera difficile pour l'économie américaine de réaliser durablement un taux de croissance annuel de 3%.
Le gouvernement a promis aux élus franciliens de donner une nouvelle impulsion à une partie du Grand Paris Express dont les retards menacent la bonne tenue des Jeux Olympiques. Les engagements pris dans ce courrier de la ministre des Transports Elisabeth Borne, que Reuters a pu consulter et qui devait parvenir ce jeudi aux élus, portent en particulier sur les tronçons censés servir à convoyer les passagers en 2024.
La société de gestion A Plus Finance a annoncé, hier, accompagner la reprise en MBO (« management buy-out ») du groupe Agenda France par son président Stéphane Prouzeau, qui dirige l’entreprise depuis 15 ans. Agenda France est une société spécialisée dans les services de diagnostic immobilier. Fondé en 1992 et basé à Aix-en-Provence, le groupe anime un réseau de 167 secteurs franchisés. La société fournit des services de veille juridique et technique, de formation, d’assistance, de grands comptes et de communication. En 2017, le réseau de franchisés Agenda France a réalisé un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros.Le groupe Agenda France comprend deux sociétés opérationnelles, Agenda France et Airthémis, regroupées sous la holding Acropole Bati. Airthémis a été créée par Stéphane Prouzeau en 2015. L’opération de rachat d’Agenda France auprès d’Engie et d’apport d’Airthémis à la holding Acropole Bati a été réalisée en décembre 2017. Dans cette opération de reprise en MBO, Stéphane Prouzeau, qui apporte 100% du capital d’Airthémis, est soutenu par A Plus Finance qui investit 2,2 millions d’euros sous forme de capital et d’obligations convertibles pour accompagner les projets de développement du groupe Agenda France.
Le fonds NovESS, lancé par la Caisse des Dépôts en partenariat avec un club de grands investisseurs institutionnels, a réalisé son 4ème investissement : 500.000 euros dans l’entreprise solidaire ETIC Foncièrement Responsable.Cette participation, qui s’inscrit dans un tour de table global de 800.000 euros, a été réalisée en capital et a vocation à soutenir les projets d’investissement de la société dans quatre métropoles françaises : Lyon (Les Halles de la Martinière), Grenoble (La COOP), Lille (La Loco) et Paris XXème quartier Saint-Blaise (Wikivillage).ETIC Foncièrement Responsable crée, finance et gère des espaces de travail partagés – bureaux & commerce – permettant aux associations, entreprises sociales et autres acteurs responsables, d’accéder à des locaux professionnels abordables, flexibles et de mutualiser équipements et services, affirme un communiqué. Conçus dans des bâtiments à haute performance environnementale, ces espaces visent à favoriser le partage et l’entraide entre les locataires.Le capital d’ETIC Foncièrement Responsable, qui se monte à 6,5 millions d’euros, compte plus de 150 actionnaires, qui sont des fonds d’investissement solidaires ou des particuliers.
Le groupe Amundi est-il favorable aux nouvelles technologies ? Plus que jamais, a laissé entendre Yves Perrier, directeur général d’Amundi, le 31 janvier à Paris, à l’occasion du Paris Fintech Forum devant un auditorium comble, illustration parfaite d’une manifestation qui avait commencé la veille et qui semble faire de Paris un centre névralgique pour le secteur en pleine croissance des fintech. Mais Yves Perrier ajoute aussitôt que la technologie doit malgré tout rester un outil, un outil essentiel mais un outil que l’on met au service de ses objectifs. Et non l’inverse.C’est ainsi que dans le domaine des infrastructures, «la technologie est l’un des principaux moteurs de la compétitivité», a assuré Yves Perrier qui a aussi souligné que l’innovation n'était pas antinomique avec l’industrialisation. «On oppose trop souvent l’innovation à l’industrialisation. Prenez l’exemple de la voiture allemande. Elle incarne les deux», a-t-il avancé. Sur le dossier de la blockchain, Yves Perrier estime qu’il s’agit d’une «révolution majeure» mais qui mettra du temps à donner toute sa mesure. «Nous n’en sommes qu’au début. Et comme l’approche est très différente de ce que nous connaissons, l’intégration prendra un peu de temps», a expliqué le responsable. Interrogé sur le développement de la gestion passive et la concurrence qu’elle constitue pour la gestion active, Yves Perrier a estimé qu’"il y a de la place pour toutes les classes d’actifs» et que son groupe propose en conséquence un très large éventail de produits et solutions. «Toutes les classes d’actifs sont appropriées et pertinentes dans certaines conditions de marché et en fonction des besoins de la clientèle. Il est bien évident qu’un marché directionnel sera par exemple favorable à la gestion passive», a expliqué Yves Perrier. Toutefois, a-t-il ajouté, «il n’y a pas de place pour un gestionnaire passif qui ne serait pas capable de passer au stade de l’industrialisation». Jacques Richier, directeur général d’Allianz France, a pour sa part souligné que l’arrivée des fintech a bouleversé son approche. «Il y a quelques années, le matin, je regardais ce que faisait Axa. Aujourd’hui, je regarde ce que vous faites vous, les insurtech», a-t-il lancé lors d’une table ronde qui réunissait plusieurs jeunes sociétés spécialisées dans les technologies de l’assurance. De son côté, Nicolas Théry, président de Crédit Mutuel CM 11, a indiqué qu’il mettait la technologie au service d’une meilleure relation avec la clientèle. «La technologie va nous permettre de mettre en place, non pas un homme augmenté, mais une relation augmentée», a suggéré le responsable.
France Hostels, un nouveau réseau d’auberges de jeunesse dit de « nouvelle génération » fondé en 2015, a finalisé un second tour de table de 3,3 millions d’euros dans le cadre d’une augmentation de capital réalisée auprès de Bpifrance, via son fonds France Investissement Tourisme, et Extendam, société de capital-investissement spécialisé dans le secteur hôtelier. Cette levée de fonds doit permettre de « financer l’ouverture prochaine de cinq hostels situés aux Deux-Alpes, à Paris, à Bordeaux, à Marseille et à Strasbourg ainsi que le développement de deux projets complémentaires en cours de finalisation », indique France Hostels dans un communiqué.France Hostels professionnalise et renouvelle l’offre d’hébergement jeune actuellement existante en proposant des prix optimisés et en répondant aux attentes spécifiques des « Millenials », jeunes voyageurs de 18 à 25 ans, à savoir un hébergement confortable, économique, très central et surtout convivial, revendique la start-up.
Allianz Renewable Energy Fund 2 (« AREF2 »), fonds géré par Allianz Global Investors, a acquis auprès de STEAG GmbH, une entreprise allemande de services aux collectivités, une participation dans sept parcs éoliens situés en France. Le niveau de participation varie d’un parc à l’autre, mais n’excède pas 49%. Il s’agit de parcs éoliens terrestres répartis sur l’ensemble du territoire qui génèrent une production électrique totale de 94 MW. La transaction a été finalisée le 30 janvier 2018. STEAG conservera une participation majoritaire et continuera d’assurer les opérations d’exploitation technique et commerciale. Les parties ont convenu de ne pas dévoiler le prix d’acquisition. Les actifs d’AREF2, qui atteignent 350 millions d’euros, sont intégralement investis dans des centrales éoliennes et solaires en Europe, pour le compte d’investisseurs institutionnels. Lorsqu’AREF2 sera investi en totalité, l’équipe des investissements en infrastructures d’Allianz Global Investors disposera d’environ 1,6 milliard d’euros sous gestion dans les énergies renouvelables et les projets d’infrastructure.
Les habitants de l’OCDE, un milliard d’individus, sont en moyenne 52 fois plus riches que les 525 millions d’habitants des pays les plus pauvres, note la Banque mondiale dans son dernier rapport dont Le Figaro a pris connaissance. Les économistes de la Banque mondiale distinguent quatre catégories de richesse: «le capital produit» (immobilier et productif), «le capital naturel», «le capital humain» et les actifs financiers extérieurs de chaque pays (certains sont créditeurs et d’autres débiteurs). Au total, la richesse mondiale - en fait des 141 États disposant de chiffres et qui regroupent 6,782 milliards de personnes - atteint 1.143 trillions de dollars (un trillion = 1.000 milliards). Une augmentation de 66 % sur les deux décennies (1995 à 2014) et en monnaie constante. Le capital naturel représente 47 % de la richesse totale chez ces derniers, et seulement 3 % dans l’OCDE. La Banque mondiale note que le «capital humain» des femmes du monde entier ne constitue que 40 % du capital humain global alors qu’elles sont majoritaires.Champion toutes catégories, avec une richesse de 1,671 million de dollars par tête (deux fois et demie plus que le Français), le Norvégien est bien doté sur tous les plans: richesses naturelles, capital humain, capital productif et avoirs extérieurs.
L’année 2017 a été marquée pour la première fois par un indice de référence Preqin All-Strategies Hedge Fund où toutes les performances mensuelles ont été positives. La performance annuelle de 11,41% pour l’industrie - le niveau le plus élevé depuis 2013 - a permis d’améliorer la confiance des investisseurs dans la classe d’actifs et a entraîné quatre trimestres d’entrées nettes de capitaux, note l’institut d’analyse spécialisé Preqin. Soixante-douze pour cent des investisseurs estiment que leurs portefeuilles de fonds de couverture ont atteint ou dépassé les attentes en 2017, un renversement par rapport à l’année précédente, où 66% des investisseurs pensaient avoir sous-performé. Cette confiance a entraîné des rentrées nettes de près de 50 milliards de dollars au cours de l’année et a contribué à faire passer les actifs sous gestion de l’industrie à un nouveau record de 3.550 milliards de dollars. Toutefois, cela n’a pas été ressenti de la même manière dans l’industrie - alors que les CTA ont enregistré des rentrées de 23 milliards de dollars, les fonds de stratégies actions ont enregistré une décollecte de 50 milliards, les investisseurs cherchant à construire des portefeuilles plus défensifs. Le rapport de Preqin note également que presque autant de hedge funds ont enregistré des sorties de fonds (43%) que des flux entrants (44%) au cours de l’année 2017, soulignant les difficultés persistantes rencontrées par de nombreux gestionnaires.
Gimv, associé au Président et au top management du Groupe, annonce ce 1er février avoir acquis le groupe France Thermes auprès de Normandie Capital Investissement, Initiative et Finance et Volney Développement. L’investissement actuel et les engagements pris par Gimv ont pour objectif de poursuivre le développement des resorts thermaux existants et sa politique d’expansion et d’acquisition active. Les modalités financières de l’opération n’ont pas été communiquées.Propriété depuis 2013 des fonds Normandie Capital Investissement, Initiative et Finance, Volney Développement et de Sylvain Serafini, Président du Groupe depuis 2009, France Thermes possède, développe et exploite actuellement deux resorts thermaux à Bagnoles de l’Orne (Normandie) et à Châtel-Guyon (Auvergne). France Thermes a accueilli près de 20 000 curistes en 2017 pour un chiffre d’affaires proche de 19 millions d’euros.
Union Investment a annoncé, ce 31 janvier, l’acquisition dans le centre de Madrid d’un immeuble commercial entièrement loué au groupe H&M. L’immeuble a été acquis auprès de la société d’investissement Thor Equities pour le compte du fonds immobilier ouvert à destination des institutionnels UniInstitutional European Real Estate, qui vient ainsi d’intégrer son premier immeuble commercial en Espagne. Les deux parties sont convenues de ne pas divulguer le montant de l’opération, précise un communiqué. Les actifs sous gestion du fonds UniInstitutional European Estate s'élèvent à environ 2,9 milliards d’euros.
Royal Dutch Shell a annoncé ce matin une multiplication par plus de deux de son bénéfice 2017, à un pic de trois ans de 16 milliards de dollars (12,9 milliards d’euros), à la faveur de la hausse des cours du pétrole et du gaz, ainsi que de l’amélioration de ses performances. Sur le seul quatrième trimestre, le pétrolier anglo-néerlandais a vu son bénéfice, sur la base du coût actuel des approvisionnements et hors éléments exceptionnels, bondir de 140%, à 4,3 milliards de dollars. Un consensus fourni par le groupe lui-même était à 4,24 milliards. Shell précise avoir passé une charge de 2 milliards de dollars sur le trimestre, liée à la réforme fiscale américaine.
Emmanuel Macron a annoncé jeudi un doublement des investissements français en Tunisie d’ici à 2022 afin d’aider le pays, dont la France est le premier partenaire économique, à faire face aux défis économiques qui menacent de faire dérailler la transition démocratique.
La zone euro a connu en 2017 son rythme de croissance le plus soutenu en dix ans, un élan qui devrait perdurer en 2018 et 2019, a estimé jeudi Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires. La croissance économique de la zone euro a été de 2,5% l’an dernier, du jamais vu depuis le taux de 3,0% enregistré en 2007, selon des données publiées mardi par Eurostat.
Après une cure d’amaigrissement budgétaire et un important train de réformes, le pays devrait sortir de la tutelle de ses créanciers. Un retour sur le marché est attendu en février.
C’est le nombre d’offres publiques annoncées à la Bourse de Paris en 2017, d’après les données recensées par Alantra. Et 41 ont été déposées effectivement à l’Autorité des marchés financiers, ce qui représente une hausse de 28 % sur un an. Par rapport à 2016, le nombre d’offres publiques simplifiées a doublé. La banque d’affaires note que la pré-offre a été utilisée dans 85 % des cas, contre 67 % un an avant, traduisant davantage de cessions de blocs et la nécessité de limiter les risques de fuites.
Ebullition. Les marchés actions sont euphoriques, soutenus par la conjoncture et les résultats annuels. Depuis janvier, l’indice S&P 500 a déjà progressé de plus de 7 % (soit un gain annualisé de 128 %) et l’EuroStoxx 50 de plus de 4 %. Plus que jamais, la question de la valorisation, notamment à Wall Street, se pose. Patrick Moonen, stratégiste multi-asset chez NN IP, observe de plus en plus de signes d’un marché suracheté. « Cela ne signifie pas qu’une correction est proche, tempère ce dernier. Les marchés peuvent rester surachetés sur une longue période tant que les investisseurs sont poussés à l’achat par la peur de manquer le train. » De fait, il ne se passe pas une semaine sans que les fonds actions battent un record de souscriptions : 33,2 milliards de dollars pour la précédente, dont 12,1 milliards pour les gestions actives, selon EPFR Global. Le stratégiste de NN IP qui reste modérément positif sur les actions, estime que le risque d’une correction augmente. L’indice Bull and Bear de Bank of America Merrill Lynch (BoA ML), un indicateur très suivi par les opérateurs, atteint, à 7,9, son plus haut depuis le dernier signal supérieur à 8 (vente) déclenché en janvier 2013. Depuis 2002, celui-ci a donné 11 signaux de vente suivis par des corrections moyennes de 12 %. Par ailleurs, l’exposition des investisseurs particuliers aux actions augmente à son rythme le plus élevé depuis 10 ans. Enfin, 98 % des marchés actions traitent au-dessus de leur moyenne mobile à 50 et 200 jours, note BoA ML. Cet engouement est la conséquence d’un consensus trop large. « Tout le monde pense la même chose, y compris nous », s’inquiéte Sébastien Barbe, directeur général de Schelcher Prince Gestion. Les investisseurs, bien que positifs sur les actions, se veulent prudents : le signe d’une bulle, selon le gestionnaire.
Nicolas Maduro, qui disputait le 28 janvier une partie de softball, se concentre pour attraper la balle. Celle-ci pourrait tout aussi bien prendre la forme d’une patate chaude ou d’une boule de neige aux proportions inquiétantes. Le chef de l’Etat vénézuélien pourrait présider cette année à une inflation de 13.000 %. C’est la dernière prévision à jour du Fonds monétaire international (FMI), qui estime à 2.400 % la flambée des prix l’an dernier dans le pays. Le FMI a aussi revu, de -6 % à -15 %, son anticipation de récession pour l’année en cours. Si elle se réalise, le Venezuela aura détruit la moitié de sa richesse nationale depuis 2013. Champion du monde.