Michel Barnier juge possible un accord sur le Brexit début novembre
Le négociateur en chef européen sur le Brexit, Michel Barnier, juge possible un accord avec Londres dans un délai de six à huit semaines si chacun se montre «réaliste». Michel Barnier a fait cette déclaration en marge d’un forum international à Bled, en Slovénie. «Je pense que si nous sommes réalistes, nous sommes capables de parvenir à un accord sur la première étape de la négociation, qui est le traité du Brexit, d’ici six ou huit semaines. En tenant compte du temps nécessaire au processus de ratification, la Chambre des communes d’un côté, le Parlement européen et le Conseil [européen] de l’autre [...], nous devons arriver à un accord avant début novembre. Je pense que c’est possible», a déclaré Michel Barnier. Un conseil européen est prévu les 18 et 19 octobre.
Le négociateur européen s’est toutefois montré prudent, rappelant notamment les divergences sur le dossier de la frontière irlandaise, et a souligné qu’il n'était «ni optimiste, ni pessimiste». Mais c’est la deuxième fois en moins d’une semaine qu’il a signalé son désir d’aller de l’avant dans les négociations avec le Royaume-Uni. Le Royaume-Uni devra quitter l’Union européenne le 29 mars 2019. A Londres, le quotidien The Guardian écrit lundi que les dirigeants européens devraient annoncer la semaine prochaine la tenue en novembre, sans doute le 13, d’un sommet extraordinaire consacré au Brexit.
Sur les marchés des changes, les propos de Michel Barnier ont fait fortement progresser la livre sterling face au dollars et à l’euro. La devise a progressé de plus de 1% à 1,3052 dollars, son plus haut niveau depuis cinq semaines, et a atteint un sommet depuis un mois contre l’euro à 88,96 pence.
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