Le risque pourrait redevenir payant
Le graphique ci-contre montre l’évolution de l’appétit pour le risque, mesuré par la corrélation de rang entre les rendements des facteurs de risque et la volatilité qui leur est associée. Si la corrélation est positive, l’aversion pour le risque a baissé ; si la corrélation est négative, elle a augmenté.
Lorsque l’indicateur d’appétit pour le risque vaut 100%, les actifs les plus risqués (risque mesuré par la volatilité sur un an) sont ceux ayant le plus performés récemment (sur le dernier mois). Au contraire, une corrélation de -100% signifie que les risques les plus importants ont été les moins rémunérés, traduisant une méfiance des investisseurs à l’égard du risque.
Nous avions remarqué en janvier le niveau proche de la «surchauffe» de cet indicateur. Après cette surchauffe observée à la fin de l’année 2010 et au début de cette année, l’appétit pour le risque est entré dans une phase de correction.
En quelques semaines, l’indicateur d’appétit pour le risque a donc franchi les deux bornes extrêmes (de fin janvier à début mars) .
Les risques et incertitudes structurelles (risque souverain et gouvernance européenne, dette et liquidité aux Etats-Unis, événements géopolitiques et géologiques, etc.) ont significativement pesé sur l’appétit pour le risque.
Cet indicateur semble toutefois avoir atteint un point bas extrême qui pourrait signaler un rebond de la rémunération du risque.
Ces marchés tendus pourraient ainsi offrir des opportunités d’achat à très court terme.
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