Le marché des options valide le cycle de hausse des taux de la BCE
La baisse continue de la volatilité historique (VH) du Bund semble illustrer la confiance du marché dans la capacité de la banque centrale à endiguer tout dérapage inflationniste et à éviter de cette façon de fortes tensions sur les rendements obligataires. Ainsi, la VH du Bund est passée de 7,25% mi-février à 5,60 quelques jours avant les événements au Japon. Cette évolution avait été largement anticipée par les vendeurs d’options puisque la volatilité implicite (VI) avait connu un mouvement similaire avec pratiquement un mois d’avance. Une fois encore, la tendance observée sur la VI a fourni un indicateur fiable des variations attendues sur la VH.
A court terme en revanche, la multiplication des déclarations des membres de la BCE a nui à la lisibilité de la politique monétaire. Par conséquent, les opérateurs ont exigé une prime de risque qui a pris la forme d’une augmentation continue de la VH sur le Schatz au cours du trimestre. Cette dernière a touché un plus haut de l’année à l’issue du conseil de politique monétaire et se maintient proche des 1,80%. La volatilité implicite à l’inverse, qui évoluait de concert avec la VH depuis le début de l’année, a commencé à refluer après les déclarations de Jean-Claude Trichet.
Dès lors qu’une grande partie de l’incertitude concernant le début et l’ampleur du tour de vis de la BCE est levée, la VI a plutôt tendance à baisser comme nous avons pu le constater lors du cycle de hausse précédent entre 2005 et 2007 (voir graphique). Il est donc envisageable que la tendance baissière actuelle de la VI se prolonge une fois les premières hausses délivrées et ce quelle que soit l’échéance considérée.
{"title":"","image":"76855»,"legend":"baisse volatilit\u00e9 \/ hausse des taux»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Un riche programme pour la première réunion de l’Eurogroupe sous présidence irlandaise
L’Eurogroupe se réunit les 9 et 10 juillet à Bruxelles et doit aborder d’importants sujets économiques et financiers comme le rôle international de l’euro ou la future fonction de supervision de l’Esma. -
Russell se fait racheter par B Capital et Calpers
La société de gestion américaine est cédée par TA Associates et Reverence Capital Partners, ses actionnaires depuis 2016. -
Les gérants actifs subissent le coût du «value for money» au profit des intermédiaires
Les sociétés de gestion ont absorbé l’essentiel de la baisse des frais des unités de compte alors que la part dédiée aux rétrocessions, permettant de rémunérer la distribution, est restée stable. Cette pression sur les marges affecte toujours plus la gestion active. -
Le sommet de l’Otan relance les grandes manœuvres dans la défense européenne
Les opérations financières se multiplient dans le secteur alors que les membres de l’Otan se sont retrouvés en Turquie. La baisse des valorisations depuis six mois facilite aussi les transactions. -
Les family offices sont en quête d'une gouvernance de l'investissement
D'après le dernier rapport de Lombard Odier sur les perspectives des grandes fortunes, près de la moitié de ces structures ne s'appuient pas sur des comités d'investissement ou sur des chartes de politique d'investissement. -
Maekn lance de nouvelles fonctions IA sur sa plateforme de service aux CGP
Avec son nouveau modèle Vera Max, Maekn accompagne les cabinets dans le déploiement de l'intelligence artificielle au sein des équipes.
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
- BlackRock remporte un mandat de 10 milliards d'euros
- LBP AM transfère la gestion de ses opérations de Natixis IM OS vers Alto
- Perpetual rejette une offre de rachat de 1,7 milliard de dollars d'EQT
- L'Ircantec va lancer plusieurs appels d'offres
- Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
Contenu de nos partenaires
-
Sous perfusionAide à domicile : le modèle des prix administrés vacille
La Cour des comptes appelle à libéraliser les tarifs des opérateurs, qui n'y trouvent plus leur compte -
Tribune libreIA : à la question de l'emploi s'ajoute celle du partage de la valeur
La robotisation avait tordu cette courroie de transmission, l'IA menace de la rompre, en automatisant le segment qui restait le socle des salaires -
Antisémitisme et racisme : quelles sont les différences entre la loi Yadan et la loi d'Aurore Bergé ?
Présenté ce jeudi en Conseil des ministres, le nouveau texte porté par Aurore Bergé élargit la lutte contre la haine en renforçant peines et dispositifs quand la proposition Yadan, elle, visait un ciblage plus restreint et controversé