La trésorerie des groupes européens favorisera leur croissance externe
La saison des résultats annuels quasiment terminée a permis aux stratégistes de BoA-Merrill Lynch d’actualiser leurs prévisions sur les ressources financières des sociétés de l’indice Stoxx 600 (hors banques et assurances) à l’horizon 2012. Après 95 milliards d’euros l’an dernier, le montant cumulé du cash flow-libre excédentaire dégagé par ces sociétés, après rémunération des actionnaires, a été évalué à 90 milliards pour 2011 et 167 milliards pour 2012. Ces 257 milliards s’ajouteront aux 643 milliards de cash existant pour former «un matelas de trésorerie de 845 milliards à fin 2012», après remboursement de 55 milliards de dette venant à échéance.
Le secteur des matières premières ressort en haut de la liste pour sa génération élevée de cash flow et son faible endettement. Sur ce dernier critère, il est rejoint par l’industrie automobile (hors activités financières) et le secteur de la technologie. Compte tenu de la nécessité de réemployer ces liquidités excédentaires pour ne pas dégrader la rentabilité financière des sociétés, ces secteurs devraient être en première ligne pour des opérations de fusions-acquisitions visant à «débloquer des synergies de coûts plus que de revenus», souligne l’étude.
A l’échelon français, une revue effectuée par L’Agefi des bilans des sociétés du CAC 40 (hors secteur financier) montre que 6 sociétés, dont la moitié appartient au secteur technologique, étaient déjà fin décembre 2010 en situation de trésorerie nette (voir tableau ci-joint). Etant donné la situation financière assainie des sociétés européennes et leur capacité à générer un cash flow excédentaire, les stratégistes de BoA-Merrill Lynch tablent sur «une hausse de l’activité en fusions-acquisitions à l’approche de 2012».
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