Vidéo du jour : Axa veut mincir dans la gestion d’actifs pour mieux rebondir
Après avoir sérieusement songé à adosser sa gestion d’actifs à une société de gestion bancaire, Axa a décidé de la réorganiser pour la relancer. Au prix d’une réduction d’environ 8% de ses effectifs dans le monde.
En vertu du mot d’ordre de «simplification», l’organisation sera revue et reposera sur quatre piliers : la relation client, les investissements core, les investissements alternatifs et spécialisés, enfin les fonctions support et transversales. Ce changement sera piloté par une équipe de direction remaniée et resserrée : quatre de ses membres en sortent, trois y entrent, pour une proportion de six hommes pour quatre femmes.
Le mouvement s’accompagnera aussi d’une restructuration, touchant 210 postes au total, dont 160 en France. Un poste sur dix est donc appelé à disparaître dans l’Hexagone, ce qui ne surprend pas au vu d’un coefficient d’exploitation, soit le rapport des charges au chiffre d’affaires, élevé comparativement à la moyenne du secteur.
La stricte logique financière sera sans doute notée par la Bourse, qui a pour l’instant mesuré chichement son soutien à Thomas Buberl, le directeur général d’Axa.
Depuis son plus haut niveau de l’année, touché fin janvier, le cours a perdu plus du cinquième de sa valeur, en réaction pour l’essentiel à une décision majeure, mais mal comprise, le rachat en mars de l’assureur bermudien XL pour un prix jugé trop élevé. Axa a dû essuyer ensuite la mauvaise humeur du marché lors de l’introduction en Bourse de sa filiale américaine Axa Equitable.
Dans ce contexte, la reprise en main d’Axa IM – et la chasse aux coûts – qui va s’ensuivre est certainement logique. Mais elle sera d’autant mieux appréciée qu’elle clarifiera le profil et la stratégie d’Axa dans un domaine, la gestion d’actifs, dont il est permis de douter que le directeur général et le conseil d’administration partagent les mêmes idées quant à son avenir.
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