Les mouvements violents observés sur les marchés obligataires la semaine passée ont été plutôt les conséquences de décisions techniques liées aux anticipations de hausses de taux des banques centrales que de réelles inquiétudes sur les mesures budgétaires des Etats.
Le pays a dû emprunter plus que prévu en février pour faire face à un déficit creusé de 14,3 milliards de livres, soit nettement plus que les prévisions. La charge de la dette s’est alourdie et la crise énergétique pourrait encore aggraver la situation.
La hausse des tarifs du pétrole et du gaz a suspendu l’approche accommodante de la banque centrale britannique, soucieuse de ne pas laisser l’inflation se propager au reste de l’économie. Une attitude prudente qui laisse le taux inchangé à 3,75%, en attendant de voir.
Les rendements des Gilts se sont fortement écartés après une décision de la banque centrale jugée hawkish. Le taux 2 ans a bondi jusqu’à 40 points de base tandis que les investisseurs anticipent désormais près de trois hausses de la BoE cette année.
L’ensemble des marchés de taux a été secoué par l’envolée des prix de l’énergie et le risque d’inflation consécutif. Les Gilts britanniques ont une fois encore amplifié les mouvements, compte tenu d’une plus grande cyclicité liée au niveau d’inflation, à la sensibilité aux prix de l’énergie et à la banque centrale.
Le PIB est, contre toute attente, resté stable sur un mois, affecté par la baisse du secteur manufacturier et la stabilité dans les services. La mauvaise météo en février et le conflit au Moyen-Orient mettent en péril le premier trimestre.
Face aux difficultés rencontrées sur le marché des véhicules électriques, le groupe américain pourra ainsi accroître la part de ses revenus récurrents.
Le régulateur britannique a levé les restrictions qui pesaient sur la banque. La transition de ses clients existants au Royaume-Uni vers la nouvelle structure se fera progressivement.
Les perspectives économiques et le programme d'emprunt 2026 étaient présentés mardi, alors que la guerre en Iran fait s'envoler les rendements britanniques et remet en cause la perspective d'une baisse des taux directeurs.
Les gérants interrogés par L'Agefi anticipent assez peu de changement de taux directeurs dans les six prochains mois, en dehors de la hausse de la Banque du Japon et d’une à deux baisses de la Banque d’Angleterre.
Les investisseurs anticipent deux baisses de taux cette année, voire trois avec un taux à 3%, alors que la désinflation se poursuit et que le marché de l’emploi se durcit. Et ce malgré le bond des ventes au détail et de bons indices PMI.
Le volume des ventes au détail a fortement progressé en janvier, à un rythme bien supérieur aux attentes, notamment soutenu par la joaillerie, rompant avec une fin d’année difficile en raison des craintes sur le budget.
Dix ans après le coup de tonnerre du référendum sur la sortie de l'Union européenne, le Brexit a pesé sur la croissance, la productivité et la performance des actifs britanniques, souligne Antoine Andreani, Head of Research chez XTB France.
Le taux de chômage dans le pays a atteint un plus haut depuis 2015, hors période de pandémie, ce qui renforce la probabilité de voir la Banque d'Angleterre réduire ses taux.
Malgré la publication de résultats annuels supérieurs aux attentes, le groupe n'arrive pas à reprendre de l'altitude en Bourse après l'annonce du rachat d'Evelyn Partners qui a été sanctionnée par les investisseurs en début de semaine.
La croissance au dernier trimestre a atteint 0,1%, conforme aux prévisions. Sur l’année 2025, elle ressort à 1%. Un certain optimisme anime toutefois les acteurs économiques pour 2026, en attendant une probable baisse des taux de la Banque d’Angleterre en mars.
La décision a été prise à une courte majorité de 5 votes contre 4, la volonté de ramener l’inflation de son niveau actuel de 3,4% à la cible de 2% primant sur le souci de réduire le taux de chômage. Mais une baisse pourrait arriver d’ici quelques mois.