Dans un article paru ce 23 février dans le média américain The Intelligencer, le patron de la Securities and Exchanges Commission (SEC), Gary Gensler, a expliqué que toutes les cryptomonnaies, à l’exception du bitcoin, relevaient de la réglementation propre aux valeurs mobilières (securities) aux États-Unis. «Il y a un groupe derrière (ces cryptomonnaies) et le public anticipe des bénéfices en fonction de ce groupe», a-t-il argumenté en faisant référence au «test de Howey» de 1946 qui considère notamment comme une vente de titre financier toutes actions d’investisseurs s’attendant à obtenir un rendement du travail de tiers. La position de Gary Gensler n’est pas nouvelle puisque le bitcoin est considéré comme relevant de la législation entourant les biens matériels (Commodity) depuis 2018 aux États-Unis. Pour rappel, bitcoin est considéré comme la blockchain la plus décentralisée du marché. Autrement dit, aucune entité ni entreprise ne contrôle directement le réseau bitcoin, au contraire de toutes les autres cryptomonnaies, selon le patron de la SEC. Depuis son changement de consensus mi-septembre, les critiques se multiplient à propos du caractère décentralisé d’Ethereum. Ses détracteurs estiment qu’il suffit désormais de payer pour augmenter son influence sur le réseau.