Les pays émergents attirent davantage de capitaux de la part d’investisseurs non bancaires, ce qui leur procure une certaine abondance de financements. Cela revêt aussi des inconvénients, comme la hausse de la volatilité.
Le premier fabricant européen de biscuits, détenu par Platinum Equity, n'a pas payé les intérêts dus fin mars d'une dette de second rang, amenant Fitch à dégrader sa note. L'agence s'attend à une restructuration formelle de la dette contractée au fur et à mesure des acquisitions.
En publiant des résultats nettement supérieurs aux attentes, les deux groupes se sont attiré la faveur des investisseurs mercredi, contrairement à Goldman Sachs, JPMorgan et Wells Fargo ces derniers jours. Ils ont aussi dévoilé des expositions modérées au marché particulièrement surveillé du crédit privé.
L’un des fonds de crédit privé asiatique de BlackRock a enregistré, au 1er avril, la défaillance d’un emprunteur chinois, Metcold Holdings, incapable de rembourser 27,5 millions de dollars de principal, auxquels s’ajoutent environ 12 millions d’intérêts, selon des sources citées par Bloomberg. Ce prêt, accordé il y a quatre ans dans le cadre du fonds Asia Pacific Private Credit Opportunities Fund II (435 millions de dollars levés), intervient dans un contexte plus tendu pour le crédit privé, déjà sous pression aux États-Unis. Le groupe américain a mandaté des conseillers juridiques et financiers pour gérer ce dossier.
Les résultats de Citi, JPMorgan et Wells Fargo ont été tirés par les activités de marché au premier trimestre mais leurs actions n’en profitent pas en Bourse. La prudence face aux incertitudes l'emporte.
Un des fonds du géant du capital investissement a reçu des demandes de rachat dépassant largement la limite fixée à 5%. Après des mouvements similaires rapportés par BlackRock, Blackstone, Morgan Stanley ou Blue Owl, les inquiétudes des investisseurs sur la solidité de la dette privée se confirment.
Défauts, fraudes et incertitudes sectorielles remettent la dette privée sous surveillance accrue, où rigueur contractuelle, sélection des actifs et diversification restent les principaux leviers de résilience. Le sujet a été abordé lors du Private Markets Day organisé par L’Agefi, ce jeudi 2 avril.
Le gestionnaire a fait face à des retraits de respectivement 22 % et 40 % des parts sur deux de ses fonds de crédit privé. Il a été contraint de limiter les sorties à 5 % des encours.
Selon l’enquête mondiale 2026 de Goldman Sachs Asset Management, les flux d'allocation des assureurs continuent de se diriger vers les marchés non cotés, avec une préférence accrue pour certains segments de la dette privée. En Europe, les infrastructures figurent parmi les principales priorités d’allocation.
Pour éviter une hémorragie qui pénaliserait l'ensemble des porteurs, Apollo est contraint, à son tour, de refermer le portail au nez des investisseurs, n'honorant qu'à 45% les demandes de rachat sur le fonds Apollo Debt Solutions. Prévu dans les statuts des BDC, le mécanisme de « gating » est malheureusement efficace... jusqu'à ce qu'il soit activé.
La guerre au Moyen-Orient et les craintes liées à l'IA dans le secteur des logiciels font grimper l'exposition des clients aux matières premières ainsi qu'aux valeurs refuge telles que l'or. Les banques privées incitent à la patience en raison de la durée du conflit.
Les fonds de dette privée ont levé 14,8 milliards d'euros en France en 2025, une hausse de 74% en un an, tandis qu'ils ont déployé 15,9 milliards d'euros dans 379 opérations, selon l'étude annuelle de France Invest et Deloitte. Un rebond porté par les grands fonds et par la forte progression des refinancements.
Le directeur général de la banque française s’est montré rassurant sur ce sujet qui inquiète les marchés depuis plusieurs semaines. Son homologue chez Deutsche Bank a tenu un discours similaire.
Les courroies de transmission entre le crédit privé et les assureurs sont nombreuses. C'est d'autant plus le cas lorsque des sociétés d'assurance sont détenues par des fonds de private equity et investissent dans la dette privée gérée par leur actionnaire.
Les incidents qui se multiplient sur des fonds ouverts aux Etats-Unis n'ont pas d'impact majeur pour ces acteurs dont l'offre se compose de fonds fermés avec des tickets supérieurs à 100.000 euros. La seule inquiétude concerne le déploiement des fonds sous-jacents, en particulier dans la dette privée.
Comme d’autres de ses pairs, le gérant américain est contraint de limiter les retraits d’un de ses fonds de crédit. Blue Owl est de son côté éclaboussé par le dépôt de bilan de Century, dont il a financé les tranches de prêts les plus risqués.
Malgré un historique de rendement avantageux, le principal véhicule de dette privée ouvert aux particuliers, Blackstone Private Credit Fund, a vu les demandes de rachat bondir à 7,9% des parts au premier trimestre. Un niveau record que le fonds a choisi de satisfaire intégralement plutôt que de réduire les demandes.