Saluant la résilience de l’économie chinoise, le Fonds monétaire international pointe aussi ses défauts bien identifiés : faible demande intérieure et exportations excessives. Autant de déséquilibres à rectifier, ce que la Chine admet, avec des nuances.
Directeur de la gestion matières premières chez Ofi Invest AM, coauteur du livre Métaux, le nouvel or noir (2023, Editions du Rocher) avec Emmanuel Hache, le gérant analyse la valorisation des métaux critiques, les risques de tensions jusqu’à 2040 et l’urgence de proposer des solutions.
Avec près de 30 % de la production manufacturière mondiale, la Chine a atteint un niveau de domination industrielle inédit dans l’histoire moderne. Cette suprématie dépasse désormais la quantité pour s’étendre aux technologies clés, à l’énergie et aux chaînes de valeur avancées. Le fruit d'une stratégie centralisée, planifiée sur plusieurs décennies, destinée à faire de l’industrie un instrument majeur de puissance.
A mesure que l’intelligence artificielle s’industrialise, la compétition technologique se déplace vers les infrastructures physiques qui la rendent possible. En contrôlant une large part des équipements clés, la Chine a acquis un avantage industriel décisif, aux conséquences directes pour la compétitivité et la souveraineté des industries européennes et américaines.
En devenant le cœur industriel du véhicule électrique, la Chine a profondément rebattu les cartes de l’automobile mondiale. Cette bascule, davantage industrielle que technologique, expose l’Europe à un risque de décrochage stratégique inédit, au moment même où la transition énergétique redéfinit les chaînes de valeur.
La Caisse de dépôt et placement du Québec, le deuxième plus important fonds de pension canadien, veut réduire son exposition au capital-investissement en Chine.
Elle a en effet atteint 5 % en 2025, soit exactement l’objectif que s’étaient fixé les autorités. La croissance reste tirée en grande partie par le commerce extérieur, comme on a pu le constater sur les données d’exportation qui restent solides, et ce en dépit de la chute très importante des exportations vers les Etats-Unis, qui se contractaient de 30 % en glissement annuel en décembre 2025. Le dynamisme du commerce extérieur permet aussi de maintenir la croissance de la production, qui a d’ailleurs accéléré en décembre à 5,2 % en glissement annuel.
Le président américain imposera une surtaxe douanière de 100% sur les produits canadiens importés aux Etats-Unis si Ottawa conclut un accord de libre-échange avec Pékin.
La hausse du PIB du pays est conforme aux attentes du gouvernement en dépit d'un ralentissement au quatrième trimestre. La faiblesse de la demande intérieure risque toutefois de peser sur la croissance cette année après un exercice 2025 tiré par les exportations.
En dépit des droits de douane imposés par l'administration Trump, les exportations chinoises ont continué à progresser, notamment en direction de l'Afrique et de l'Asie du Sud-Est. Celles orientées vers les Etats-Unis ont chuté de 20%.
Le leader mondial des alcools et spiritueux lance une revue stratégique de sa présence en Chine. Parmi les options envisagées figurerait la vente de ses actifs locaux.
Les start-ups chinoises d’IA MiniMax Group et Zhipu ainsi que l’entreprise de puces Shanghai Iluvatar CoreX ont vu leurs cours de Bourse bondir dès leur premier jour de cotation à Hong Kong, les 8 et 9 janvier. Depuis plusieurs semaines, Pékin soutient ses championnes, en pleine rivalité technologique avec les Etats-Unis.
Ces dernières semaines, les banques d’investissement ont levé le voile sur leurs prévisions pour l’année qui s'ouvre. Cet exercice traduit plus de certitudes qu’au début de 2025 sur la poursuite de la croissance américaine et sur la reprise ailleurs. Même si certaines remarquent les écarts de trajectoires («forme de K») entre une forte demande liée à l’investissement dans la technologie et une stagnation des autres secteurs, de la consommation et de l’emploi.
Le secteur de l’énergie a enregistré des performances décevantes en 2025, en repli par rapport aux autres matières premières. En regardant les fondamentaux de l'offre et de la demande, les investisseurs n’attendent pas vraiment de reprise pour l’année à venir, mais ces marchés du pétrole et du gaz naturel restent très volatils, également liés à un contexte géopolitique qui peut offrir des opportunités.
Le constructeur chinois, qui prévoit de vendre plus de 4 millions de véhicules électriques par an d’ici à 2035, lance une augmentation de capital réservée à son compatriote FAW.
Prenant le relais des investisseurs privés internationaux qui se sont largement distanciés, l'Etat chinois lance un fonds national de capital-risque doté de 100 milliards de yuans et trois fonds régionaux de plus de 50 milliards de yuans chacun.