L’agence américaine Moody’s a maintenu vendredi soir sa note «Aa2» pour la dette souveraine française, qui reflète selon elle les atouts d’une «économie riche et diversifiée, avec un profil démographique plus favorable que celui de nombreux autres pays développés, ainsi qu’une bonne capacité d’honorer les échéances de sa dette, malgré un endettement élevé». Elle a confirmé la perspective stable associée à cette note, en jugeant que les risques pesant sur le profil d’émetteur du pays sont actuellement mesurés. Si son homologue S&P a maintenu la note de la dette française à «AA/A-1+», elle a abaissé sa perspective de «stable» à «négative». Celle-ci estime que le ralentissement économique et les aides versées aux ménages et aux entreprises afin de compenser la flambée des prix de l'énergie déboucheront sur une dégradation des finances publiques du pays. A l’horizon 2025, S&P table sur une dette publique atteignant 115% du produit intérieur brut (PIB) français, tandis que Moody’s anticipe un ratio de 116% en 2026 dans son scénario central.
Les perspectives de crédit souverain seront affectées en 2023 par des prix élevés et une faible croissance intensifiant les risques sociaux, selon les analystes de Moody’s. «Nos perspectives pour le crédit souverain sont négatives pour 2023», écrivent ces derniers dans une note publiée lundi. «Si l’inflation commencera à baisser, les prix des denrées alimentaires et de l'énergie resteront élevés, freinant la croissance économique et augmentant les tensions sociales», expliquent-ils. C’est le durcissement des conditions financières et les cicatrices économiques laissées par la crise pandémique qui inquiètent le plus. Elles pousseront certaines dettes à des niveaux insoutenables en parallèle à la hausse des coûts d’emprunts. Ils préviennent par ailleurs que les risques de leurs prévisions de base sont élevés, du fait d’un ralentissement potentiellement prolongé en Chine, d’une crise énergétique plus étendue en Europe, d’une nouvelle escalade du conflit russo-ukrainien, d’une période plus longue de resserrement monétaire aux États-Unis ou d’une détérioration des relations sino-américaines.
Les perspectives de crédit souverain seront affectées en 2023 par des prix élevés et une faible croissance intensifiant les risques sociaux, selon les analystes de Moody’s. «Nos perspectives pour le crédit souverain sont négatives pour 2023», écrivent ces derniers dans une note publiée lundi. «Bien que l’inflation commencera à baisser, les prix des denrées alimentaires et de l'énergie resteront élevés, freinant la croissance économique et augmentant les tensions sociales», expliquent-ils.
L’agence de notation S&P Global Ratings a relevé vendredi de «négative» à «stable» la perspective sur la note de crédit d’Accor, citant l’amélioration des revenus du groupe hôtelier au troisième trimestre 2022 grâce à la forte reprise du tourisme en Europe. «La perspective stable reflète notre opinion selon laquelle la performance d’Accor restera résiliente, malgré l’inflation élevée et la légère récession attendues en 2023», a indiqué l’agence américaine dans un communiqué. Dans ce contexte, S&P a maintenu la note du groupe à BB+.
Moody’s Investors Service a relevé mardi la perspective de la note de crédit Baa1 de l’assureur crédit Coface de «stable» à «positive». Ce changement reflète la «diversification croissante du groupe ainsi que le renforcement de la surveillance et l’amélioration de la gestion des expositions au risque de crédit», a expliqué l’agence de notation financière. Cela devrait se traduire par «une moindre volatilité des bénéfices» et permettre à Coface de «mieux résister à un ralentissement économique», selon l’agence américaine.
L’agence de notation Fitch a baissé mercredi soir la perspective de la note du Royaume-Uni de «stable» à «négative», quelques jours après une décision similaire de l’agence S&P Ratings, liée aux baisses d’impôts importantes annoncées par le gouvernement britannique le 23 septembre. Ces mesures prises pour favoriser la croissance «pourraient entraîner une hausse significative des déficits budgétaires à moyen terme», a indiqué Fitch dans son communiqué. L’agence américaine a maintenu sa note pour la dette souveraine du Royaume-Uni à AA-, un cran au-dessous de celle de S&P., mais la baisse de perspective signale le risque d’une dégradation de cette note si la situation économique du pays ne s’améliore pas.
L’agence de notation Fitch a baissé mercredi la perspective de la note du Royaume-Uni de «stable» à «négative», quelques jours après une décision similaire de l’agence S&P Ratings (vendredi), liée aux baisses d’impôts importantes annoncées par le gouvernement britannique le 23 septembre. Ces mesures prises pour favoriser la croissance «pourraient entraîner une hausse significative des déficits budgétaires à moyen terme», a indiqué Fitch dans son communiqué.
L’agence de notation Moody’s vient d’abaisser sa perspective sur Philips de « stable » à « négative », tout en confirmant la note « Baa1 ». Elle justifie ce changement par le risque de crédit plus élevé si l’équipementier médical néerlandais peinait à réaliser son carnet de commandes, à restaurer la croissance de ses ventes et à améliorer sa rentabilité. L’agence de notation invoque également les éventuels frais financiers supplémentaires liés au programme de rappel de ses appareils respiratoires défectueux, et le risque juridique lié à d’éventuelles plaintes.
Fitch Ratings a relevé jeudi la note de défaut émetteur (IDR) à long terme du constructeur automobile Stellantis de «BBB-» à «BBB», en conférant à cette note une perspective stable. Fitch s’attend à ce que «Stellantis maintienne son profil financier solide, grâce à une rentabilité résiliente malgré la pandémie et les tensions inflationnistes croissantes», a expliqué l’agence de notation. Celle-ci nourrit cependant un doute concernant la visibilité sur l'évolution du fonds de roulement du groupe automobile.
A l’issue d’un examen entamé fin février, Moody’s a abaissé vendredi soir d’un cran la note de la dette souveraine de l’Ukraine à Caa3, ce qui reflète une probabilité de défaut très élevée, et mis cette nouvelle note sous perspective négative. La prolongation du conflit militaire avec la Russie «augmente la probabilité d’une restructuration de la dette et de pertes imposées aux créanciers du secteur privé», explique l’agence américaine, ajoutant que la hausse significative de la dette publique «est susceptible de s’avérer insoutenable à moyen terme». Fitch et S&P Global Ratings avaient déjà dégradé d’un cran la note de l’Ukraine juste après le début du conflit.
L’agence d’évaluation financière S&P Global Ratings a relevé, mercredi, la perspective de la note de long terme «A» qu’elle attribue au groupe aéronautique Airbus, de «négative» à «stable». Cette perspective «reflète notre opinion selon laquelle le groupe continuera à bénéficier d’une demande positive, avec des livraisons en hausse au cours des deux prochaines années», a indiqué S&P dans un communiqué. «Nous estimons que le groupe conservera en même temps une flexibilité financière considérable au niveau actuel de sa notation», a ajouté l’agence américaine.
L’agence d'évaluation financière S&P Global Ratings a relevé mercredi la perspective de la note de long terme «A» qu’elle attribue au groupe aéronautique Airbus de «négative» à «stable». Cette perspective «reflète notre opinion selon laquelle le groupe continuera à bénéficier d’une demande positive, avec des livraisons en hausse au cours des deux prochaines années», a indiqué S&P dans un communiqué.
S&P a relevé d’un cran, jeudi, la note de la dette à long terme Paprec, de B+ à BB-, assortie d’une perspective «stable». L’agence américaine justifie cette action par des indicateurs crédits meilleurs qu’attendu et portés par les solides performances opérationnelles du spécialiste français du recyclage. L’agence a également accueilli positivement les récentes opérations d’augmentation de capital de Paprec, qui ont permis à celui-ci de concrétiser ses projets de croissance à l’international. Le groupe publiera, le 14 avril, ses comptes pour l’exercice 2021.
L’Union européenne (UE) a décidé d’interdire aux principales agences de notation financière d’accorder des notes à la dette souveraine et aux entreprises russes dans le cadre de son nouveau train de sanctions, a annoncé la Commission européenne mardi. «Ces sanctions contribueront davantage à accroître la pression économique sur le Kremlin et paralyseront sa capacité à financer son invasion de l’Ukraine. Elles ont été coordonnées avec des partenaires internationaux, notamment les États-Unis», explique la Commission dans un communiqué. Parmi les autres sanctions figurant dans le nouveau train de mesures adopté par l’UE figure un embargo sur l’importation de produits sidérurgiques russes qui bénéficiaient jusqu'à présent de mesures de sauvegarde européennes, ce qui devrait se traduire par une perte de 3,3 milliards d’euros pour les exportations de la Russie.
L’Union européenne (UE) a décidé d’interdire aux principales agences de notation financière d’accorder des notes à la dette souveraine et aux entreprises russes dans le cadre de son nouveau train de sanctions, a annoncé la Commission européenne mardi. «Ces sanctions contribueront davantage à accroître la pression économique sur le Kremlin et paralyseront sa capacité à financer son invasion de l’Ukraine. Elles ont été coordonnées avec des partenaires internationaux, notamment les États-Unis», explique la Commission dans un communiqué.
La quantité d'informations et de signaux contradictoires peut être source de confusion pour un investisseur. Comment, par exemple, évaluer la performance ESG des entreprises ?
L’agence de notation américaine a relevé mercredi d’un cran la note de crédit du spécialiste du recyclage des métaux Derichebourg à ‘BB+’ contre ‘BB’ précédemment, assortissant une perspective stable à cette note. «Une rentabilité record» sur l’exercice clos fin septembre 2021 et «l’acquisition d’Ecore ont propulsé Derichebourg vers une année 2022 prometteuse», relève S&P Global Ratings. L’agence estime aussi que la forte hausse des prix de l’acier associée à une forte demande stimulera l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) du groupe.
L’agence d'évaluation financière S&P a abaissé mercredi la perspective de la note BBB- de l’entreprise de services numériques Atos de «stable» à «négative». S&P explique avoir pris cette décision alors qu’Atosa prévenu début janvier avoir enregistré un flux de trésorerie disponible négatif d’environ 420 millions d’euros l’an passé. Le groupe comptait auparavant parvenir à un flux positif. «Nous pourrions rehausser la perspective sur Atos à ‘stable’ si le groupe parvenait à céder ses activités déclinantes, à exécuter son plan de redressement, tout en améliorant progressivement ses marges en générant des flux de trésorerie positifs», a ajouté l’agence américaine.
L’agence d'évaluation financière S&P a abaissé mercredi la perspective de la note BBB- de l’entreprise de services numériques Atos de «stable» à «négative». S&P explique avoir pris cette décision alors qu’Atosa prévenu début janvier avoir enregistré un flux de trésorerie disponible négatif d’environ 420 millions d’euros l’an passé. Le groupe comptait auparavant parvenir à un flux positif.