Les actifs sous gestion d’Eurazeo approchent 35 milliards d’euros
La société d’investissement Eurazeo a confirmé mardi ses perspectives pour 2023, après avoir enregistré une hausse de son activité au premier trimestre.
Sur les trois premiers mois de 2023, les actifs sous gestion (AUM) du groupe ont progressé de 10,1% sur un an, à 34,8 milliards d’euros, a indiqué Eurazeo dans un communiqué.
Les levées de fonds ont atteint 866 millions d’euros, contre 878 millions d’euros un an plus tôt. Hors levées de fonds de Rhône, ce montant représente une croissance de 42% sur un an, a précisé Eurazeo. La société a annoncé le mois dernier le denouement de participations croisées avec la société de capital-investissement Rhône Group.
«Eurazeo réalise un bon premier trimestre, dans un environnement complexe et incertain. La croissance à deux chiffres des commissions de gestion, une collecte satisfaisante et la bonne tenue des revenus des sociétés en portefeuille, témoignent de la qualité des stratégies», ont commenté les co-dirigeants de la société, Christophe Bavière et William Kadouch-Chassaing, cités dans le communiqué.
Objectifs confirmés
Dans ce contexte, Eurazeo a confirmé viser pour l’exercice en cours et «dans un environnement normal de marché», une «nouvelle forte croissance de ses ‘Fee Related Earnings’, qui devraient être portés par des commissions de gestion en hausse et un bon contrôle des coûts». Les «Fee Related Earnings» (FRE), qui mesurent le résultat récurrent de l’activité, ont augmenté de 26% sur un an à 120 millions d’euros en 2022.
Eurazeo a par ailleurs confirmé les perspectives à cinq ans annoncées en mars 2022, à savoir notamment «la trajectoire de doublement de ses actifs sous gestion» qui pourraient atteindre 60 milliards d’euros, ainsi qu’une augmentation de la marge de FRE à moyen terme à 35%-40%.
Le groupe a par ailleurs confirmé le lancement fin mars d’un programme de rachat d’actions de 100 millions d’euros. «Les actions ainsi acquises sont destinées à être annulées», a rappelé Eurazeo.
A lire aussi : Brookfield est sur le point de vendre Center Parcs
Plus d'articles du même thème
-
Permira investit dans la branche commerciale du CDP
Le spécialiste de l'évaluation de l'impact environnemental des entreprises CDP (ex-Carbon Disclosure Project) se scinde entre un organisme caritatif, qui demeurera indépendant, et une branche commerciale adossée au gérant alternatif Permira. -
La Caisse du Québec investit dans une pépite du financement hypothécaire au Canada
L’institution québécoise s’est engagée auprès de Nesto, une jeune fintech canadienne spécialisée dans le financement hypothécaire. -
Le FEI engage 25 millions d'euros dans un fonds de capital-risque agro-alimentaire
Le Fonds européen d'investissement met un ticket dans un fonds paneuropéen ciblant les entreprises de technologies agricoles et alimentaires en amorçage et en série A.
ETF à la Une
WisdomTree dévoile un ETF sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle
- La Société Générale mise 100 millions d'euros dans un fonds de solutions fondées sur la nature
- La fintech Finovox lève 8,2 millions d'euros
- La Belgique va céder 20% de sa participation dans la banque Belfius
- Le programme d'investissement Tibi 3 sera lancé la semaine prochaine
- Revolut viserait d'ores et déjà 115 milliards de dollars de valorisation
Contenu de nos partenaires
-
Déjà demainL'urgence pour l'Europe : investir là où elle peut gagner
L'Europe est dangereusement absente des 18 secteurs de croissance identifiés par McKinsey, qui façonneront la croissance à l'horizon 2040. -
Tribune libreLa solidarité mondiale a besoin d’un nouveau modèle : la France peut continuer à ouvrir la voie
Face au repli des grandes puissances sur l’aide au développement, la France doit impulser un nouveau mouvement pour ranimer la solidarité mondiale, estiment dans cette tribune Philippe Douste-Blazy, Elisabeth Moreno et Yann Borgstedt -
Anthropic contraint de suspendre l’accès à son modèle d’IA Fable sur injonction de la Maison-Blanche
Le géant de l'IA a suspendu, vendredi 12 juin, l’accès à ses modèles Fable 5 et Mythos 5 après une injonction des autorités américaines. En Europe, cette décision relance le débat sur la dépendance du continent aux modèles d’IA venus des Etats-Unis