« Tous les travailleurs non salariés ne peuvent pas être couverts en prévoyance »
Les limites que nous pouvons constater aux contrats Madelin ne sont pas tant sur le plan de la définition de garanties –rente de conjoint, rente d’éducation, capital décès… – que sur celui des exclusions, de plus en plus nombreuses. Au fur et à mesure que les tarifs baissent, les exclusions augmentent. Et, d’ailleurs, les tarifs ne baissent pas toujours.
Certains contrats arrivent à prendre en compte les situations particulières, mais cette approche n’est pas du tout généralisée, notamment sur la correspondance et entre les besoins réels et le niveau assuré. Il y a sur ce point précis des améliorations à apporter. Citons sur ce chapitre le cas particulier des TNS qui démarrent et n’ont donc pas de revenus au titre de leur activité professionnelle directe pendant un ou deux ans, alors qu’ils étaient sur des niveaux de rémunération assez élevés par le passé. Ces personnes peuvent connaître un passage à vide assez important au niveau de leurs couvertures de prévoyance. D’autres points mériteraient d’être travaillés. Un certain nombre de contrats exigent pour l’indemnisation l’arrêt total de l’assuré en cas d’incapacité, alors que, bien souvent, les indépendants ou les chefs d’entreprise qui sont confrontés à un problème d’immobilisation pourraient continuer à exercer leur activité. Ces professionnels ne demandent pas forcément le maintien intégral à domicile, mais juste qu’on leur apporte une aide pour poursuivre leur activité professionnelle et pour les besoins domestiques. Des réponses en termes d’assistance ou de services seraient plus appropriées et coûteraient peut-être moins cher.
Enfin, il y a la question de la sélection médicale à l’entrée. Certains TNS ne trouvent pas de couverture. Même s’il est possible de comprendre le point de vue de l’assureur il y a un manque de réponse, d’autant que l’approche est souvent «industrielle»: soit l’assureur exclut, soit il accepte tout, sans nuance. Il serait intéressant d’apporter une réponse au moins partielle, pourquoi pas avec les pouvoirs publics tout comme de connaître les résultats des techniques des contrats Madelin en prévoyance dans les portefeuilles des assureurs.
Plus d'articles du même thème
-
Atos accélère en Bourse après avoir rassuré sur son activité et sa génération de trésorerie
L’entreprise de services numériques entrevoit une éclaircie sur son cash au 30 septembre. L’érosion du chiffre d’affaires ralentit. L’action bondit. -
Les bons chiffres du marché immobilier résidentiel sont un trompe-l'œil
Le marché résidentiel français s'appuie pour près de la moitié sur une transaction unique. Les particuliers préfèrent l'ancien au neuf. -
EssilorLuxottica profite de sa clarification sur les lunettes connectées
L’action du groupe d’optique et de luxe bondit de plus de 13 % mercredi dans les premiers échanges. L’activité a moins ralenti que prévu au 3e trimestre grâce à l'Asie et aux lunettes connectées. Une activité sur laquelle il fait désormais preuve de davantage de transparence.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
La collecte des ETF obligataires bondit de 60% début octobre en Europe
Contenu de nos partenaires
-
GlaciationL’Europe place l’Arctique au cœur de ses préoccupations stratégiques
La région était perçue jadis comme une simple zone périphérique froide en proie aux effets du changement climatique -
Australian rulesAttaque contre une députée : l’Australie confrontée à une augmentation des violences politiques
L’agression commise contre une députée indépendante rappelle le climat de tension politiques qui règne dans les sociétés occidentales -
Flou artistiqueDéfense britannique : du volontarisme, mais des investissements peu clairs
Les représentants d’organisations patronales et professionnelles reprochent au gouvernement un manque de détails