« Tous les travailleurs non salariés ne peuvent pas être couverts en prévoyance »
Les limites que nous pouvons constater aux contrats Madelin ne sont pas tant sur le plan de la définition de garanties –rente de conjoint, rente d’éducation, capital décès… – que sur celui des exclusions, de plus en plus nombreuses. Au fur et à mesure que les tarifs baissent, les exclusions augmentent. Et, d’ailleurs, les tarifs ne baissent pas toujours.
Certains contrats arrivent à prendre en compte les situations particulières, mais cette approche n’est pas du tout généralisée, notamment sur la correspondance et entre les besoins réels et le niveau assuré. Il y a sur ce point précis des améliorations à apporter. Citons sur ce chapitre le cas particulier des TNS qui démarrent et n’ont donc pas de revenus au titre de leur activité professionnelle directe pendant un ou deux ans, alors qu’ils étaient sur des niveaux de rémunération assez élevés par le passé. Ces personnes peuvent connaître un passage à vide assez important au niveau de leurs couvertures de prévoyance. D’autres points mériteraient d’être travaillés. Un certain nombre de contrats exigent pour l’indemnisation l’arrêt total de l’assuré en cas d’incapacité, alors que, bien souvent, les indépendants ou les chefs d’entreprise qui sont confrontés à un problème d’immobilisation pourraient continuer à exercer leur activité. Ces professionnels ne demandent pas forcément le maintien intégral à domicile, mais juste qu’on leur apporte une aide pour poursuivre leur activité professionnelle et pour les besoins domestiques. Des réponses en termes d’assistance ou de services seraient plus appropriées et coûteraient peut-être moins cher.
Enfin, il y a la question de la sélection médicale à l’entrée. Certains TNS ne trouvent pas de couverture. Même s’il est possible de comprendre le point de vue de l’assureur il y a un manque de réponse, d’autant que l’approche est souvent «industrielle»: soit l’assureur exclut, soit il accepte tout, sans nuance. Il serait intéressant d’apporter une réponse au moins partielle, pourquoi pas avec les pouvoirs publics tout comme de connaître les résultats des techniques des contrats Madelin en prévoyance dans les portefeuilles des assureurs.
Plus d'articles du même thème
-
L’espoir d’une paix durable s’envole au Moyen-Orient
La reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui affecte les pays du Golfe, suscite également une controverse à propos du détroit d’Ormuz. -
« Nous restons constructifs sur les actions européennes d’ici la fin d’année »
Mathieu Détouche, gérant actions chez Arkéa Asset Management -
Xavier Niel tisse sa toile dans les télécoms à coups d'acquisitions
Le fondateur du groupe Iliad va racheter la participation de 16,21% de l'opérateur émirati E& Group dans Vodafone. Il façonne progressivement son empire des télécoms, en Europe et en Amérique Latine.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Amundi lance un ETF sur les actions monde
- Les gérants actifs subissent le coût du «value for money» au profit des intermédiaires
- BPCE rachète à Arkéa l'agence immobilière en ligne Liberkeys et le développeur Izimmo
- L'essor des «finfluenceurs», une lame de fond qui manque encore de cadre
- BPCE pousse les feux sur son offre crypto pour attirer les jeunes
- Atream ambitionne de doubler ses encours d'ici 5 ans
Contenu de nos partenaires
-
« C’est avant tout une mise en scène du régime iranien » : ce que cachent les impressionnantes funérailles d'Ali Khamenei
L'événement s'est mué en vaste opération de propagande destinée à montrer que le régime de Téhéran reste bien en place -
Think againLes seuls opposants de Marine Le Pen sont les marchés
La candidate d'extrême droite domine aujourd'hui largement les sondages pour l'élection présidentielle de 2027 mais les marchés, en pleine effervescence mondiale, pourrait entraver son ascension -
Mer d’Azov : l’Ukraine amplifie ses attaques contre la flotte fantôme russe
28 navires de la flotte fantôme russe ont été attaqués dans la mer d’Azov, a révélé, samedi 11 juillet, Robert Brovdi, le chef des forces de système sans pilote de l’armée ukrainienne. De son côté, la Russie continue sa campagne aérienne de frappes par drones et missiles, tout en luttant sur la ligne de front