Réforme de la complémentaire santé : les courtiers d’assurance prédisent le chaos
Dans un communiqué, la Chambre syndicale des courtiers d’assurances (CSCA) met à nouveau en garde contre «les grandes idées présentées par le gouvernement comme des avancées sociales et généreuses en matière de santé qui vont toutes se traduire par une nouvelle et lourde pénalisation du budget des classes moyennes.» Le syndicat s’élève contre la mise en œuvre de l’aide à la complémentaire santé, et notamment l’abandon des franchises, et la généralisation avancée du tiers payant.
La CSCA continue aussi d’alerter sur les conséquences de la mise en place des contrats responsables, dont les décrets sont toujours en attente, après l’avis négatif de l’Unocam sur le texte. La Chambre continue à pointer du doigt:
- le risque d’augmentation du reste à charge des assurés sociaux en région parisienne et dans les grandes métropoles (reste à charge des familles multiplié par 2,5 selon les estimations),
- la tentation des praticiens de pousser à un alignement de leurs tarifs sur les plafonds qui auront été définis, pour tous leurs actes, et donc à en majorer la plupart afin de maintenir leurs chiffres d’affaires globaux,
- la certitude s’accentuer l’avancée des déserts médicaux en centres urbains, sujet déjà très sensible pour certaines spécialités médicales.
Pour la CSCA les prix des médecins ne baisseront pas car depuis trop longtemps les honoraires médicaux conventionnels ont été soit bloqués, soit insuffisamment revalorisés. Dans le même temps, la responsabilité des médecins ne cessait de croître et d'être mise en œuvre, entraînant une hausse vertigineuse du coût de leurs polices d’assurances, notamment pour les actes techniques des chirurgiens, obstétriciens et anesthésistes. Dans le même temps, leurs frais d’installation et d’investissements matériels sont de plus en plus élevés. Devra-t-on attendre une hémorragie de ces disciplines pour que le gouvernement, tout à sa logique comptable, prenne conscience du problème médical majeur qui nous guette et est déjà souvent présent, conclut la CSCA.
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