La souscription cumulée de cinq contrats d’assurance de retraite complémentaire implique une information adaptée
Un médecin a cédé une partie de sa patientèle et souhaitant «investir pour sa retraite», a souscrit successivement cinq contrats d’assurance de retraite complémentaire facultative, représentant une épargne annuelle cumulée de 125.900 francs – 19.193,33 euros-, dont certains relevaient du régime « loi Madelin ». Après avoir usé de la faculté qui lui était offerte d’opter pour une réduction de la cotisation annuelle du second de ces contrats, puis subi la mise en réduction du premier pour non-paiement de la cotisation, il a a recherché la responsabilité du courtier et de l’assureur ayant émis ces contrats, la société Lloyds Continental, aux droits de laquelle vient la société Swisslife assurance de biens, leur reprochant de lui avoir fait souscrire une succession de contrats mobilisant sa force d'épargne sur plus de vingt ans, dans une mesure disproportionnée à ses capacités financières réelles, manquant ainsi à leur obligation d’information et de conseil.
La Cour de cassation a retenu que «sans rechercher, comme elle y était invitée, si, indépendamment de l’information documentaire fournie sur le fonctionnement autonome de chacun de ces contrats», le souscripteur avait reçu du courtier et de l’assureur une «information adaptée à la complexité d’une opération reposant sur la souscription cumulée de cinq contrats d’assurance de retraite complémentaire», propre à l’alerter sur l’accroissement des risques liés à cette situation, notamment, quant à la perte des avantages fiscaux et l'érosion des placements réalisés pouvant résulter d’une mise en réduction simultanée de tout ou partie des contrats relevant du dispositif de la loi n° 94-126 du 11 février 1994, et si ce montage progressif répondait à la situation personnelle de l’intéressé, en regard de sa force d'épargne à long terme, la cour d’appel a privé sa décision de base légale.
Consulter l’arrêt du 4 juin 2014 ici.
Plus d'articles du même thème
-
La facturation électronique entame son compte à rebours décisif
Seules 2 millions d’entreprises, assujetties ou non à la TVA, disposent déjà d’une plateforme agréée de réception de factures contre plus de 10 millions concernées à terme. Avant le couperet du 1er septembre, le temps presse, même si Bercy promet de la mansuétude dans l'appréciation des efforts des entreprises qui rateraient ce premier rendez-vous. -
Thyssenkrupp retrouve des niveaux boursiers inédits de huit ans
Porté par des ventes meilleures que prévu, l’aciériste profite surtout d'un accord imminent avec Bruxelles pour garantir une aide à son site sidérurgique vert de 3 milliards d'euros. -
Allfunds, Schroders et Russell Investments, la vie après le rachat
Le secteur de la gestion d’actifs a été marqué par trois acquisitions majeures depuis le début 2026. Allfunds, Schroders et Russell Investments vont chacun prendre une nouvelle direction après leur adossement.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
VanEck s’apprête à lancer un ETF Ucits axé sur l’agroalimentaire
- Les agents immobiliers doivent repenser la prospection avec les nouvelles règles du démarchage
- Les victimes des incendies bénéficieront de la clémence du fisc
- La SCPI Elysées Pierre décote son prix de 17 %
- Le Suisse Cinerius se renforce au Luxembourg en rachetant le gestionnaire de fortune Nordlux
- FNZ nomme un nouveau président
Contenu de nos partenaires
-
EngrenageAu Yémen, la dangereuse escalade qui menace le détroit de Bab el-Mandeb
Le conflit entre Houthis et forces gouvernementales yéménites s'est réveillé, faisant peser le risque de nouvelles attaques contre les navires empruntant le passage stratégique -
Croyants ou pas, Washington veut des alliés qui défendent le christianisme en Europe
L'administration Trump estime que l'Europe a tourné le dos à l'héritage occidental chrétien. Elle aimerait la ramener sur la bonne voie -
Ainsi soient-ilsAttal, Philippe, Retailleau... et Dieu
Pour la première fois sous la Ve République, la droite et le centre pourraient être représentés à la présidentielle par un non-croyant. Si Bruno Retailleau est un catholique fervent, Edouard Philippe et Gabriel Attal entretiennent une relation distante avec la religion