Epargne: Les Français trop prudents
Ce n’est pas une nouveauté, mais à chaquesondage sur le comportement d’épargne des français, les résultats restent immuables: la France reste la championne de la prudence. La dernière en date, intitulée «Voices. Enquête Epargnants 2018", menée par AXA Investment Managers auprès de 7.700 personnes en Europe et en Asie, dont 1.000 en France, ne déroge pas à la règle.
Ainsi, seuls 9 % des français interrogés sont prêts à prendre des risques sur leurs placements financiers, contre environ 30 % en Asie. Et cette forte prudence se retrouve quelle que soit la classe d’âge considérée. «Dès 30 ans, les Français investissement comme s’ils en avaient 60», peut-on lire dans l’étude.
Seulement, «la prudence des Français, en matière d’investissement freine l’atteinte de leurs objectifs ambitieux sur le long terme», soulignentBettina Ducat, responsable du développement et de l’offre chez AXA IM et Marie-Pierre Ravoteur, responsable de la structuration et du Quant Lab d’AXA IM, . Il est vrai que malgré ce peu d’appétence au risque, les épargnants hexagonaux apparaissent très exigeants. Ainsi, 70 % des personnes interrogées espèrent une performance annuelle de leurs placements supérieure à 5 %, et ils sont 30 % à attendre plus de 10 % de rendement annualisé.
Comment alors résoudre ce paradoxe ?Bettina Ducat et Marie-Pierre Ravoteur estiment que c’est grâce au conseil et à la personnalisation des allocations des clients finaux en fonction de leurs objectifs que cette prudence excessive pourra être outrepassée. Et cela passe par le contact avec un conseiller financier. D’ailleurs, cela reste cohérent avec les résultats de l’étude qui confirme qu’à tout âge le facteur principal qui peut inciter à investir est de pouvoir être conseillé par quelqu’un de confiance. Fait notable, dans tous les pays, les clients plébiscitent encore le contact physique. Seuls 16 % des Français, par exemple, sont prêts à être conseillés par un robo advidor.
Pour AXA, la solution Implique doncla mise à disposition aux distributeurs conseillers en gestion de patrimoine (CGP) de services d’allocation adaptés aux différents horizons de placement des clients. Et si une frange d’investisseurs peut se passer d’une relation intuitu personae avec son conseiller, le temps où les CGP seront remplacés par des robots n’est pas encore venu.
Plus d'articles du même thème
-
Combien coûterait aux banques une hausse du plafond du Livret A
La ministre de l’Ecologie a évoqué une augmentation du plafond du Livret A à 30.000 euros pour aider à financer la transition climatique. Un tel mouvement pénaliserait légèrement les banques. -
Epargne, la foire aux fausses bonnes idées est ouverte
Coup de rabot sur l'épargne salariale, relèvement du plafond du Livret A: à l'approche de la discussion budgétaire, les ballons d'essai se multiplient. Pour le même résultat, l'inefficacité et l'incohérence. -
Deux anciens d’Iroko lancent un courtier en assurance-vie
Baptisé Basalt, le néo-courtier présente un premier contrat exclusif co-construit avec l’assureur Garance. L'objectif est de collecter 5 millions d'euros d'ici la fin de l'année.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Combien coûterait aux banques une hausse du plafond du Livret A
- Les investisseurs actions et crédit se protègent contre le risque politique français
- Gaël Monfils veut devenir gestionnaire de fortune
- Deux anciens d’Iroko lancent un courtier en assurance-vie
- L’aide à mourir questionne la couverture assurantielle du décès
Contenu de nos partenaires
-
ConfusionMinistre et soutien d'Edouard Philippe, la double casquette qui gêne de plus en plus
En l'absence de règle claire fixée par Sébastien Lecornu, chaque ministre gère comme il peut les questions liées à la campagne présidentielle. Cela fait naître des critiques internes à Renaissance et crée l'embarras quand la préparation du budget commande l'unité -
Sélection, frais d'inscription, étudiants étrangers : un rapport du Sénat veut rétablir « l'excellence » de nos universités
Fin du droit automatique aux études pour les bacheliers, multiplication par cinq des droits d’inscription, affirmation de frais différenciés pour les étudiants étrangers… Un rapport sénatorial publié ce mercredi propose 10 mesures chocs pour rétablir « l’excellence académique » de l’université. -
EXCLUSIF Retour au réelBudget : le gouvernement devrait fixer sa prévision de croissance à 0,9 % pour 2027
Selon nos informations, l'exécutif va abaisser sa prévision de croissance pour 2027 à 0,9 %, compliquant encore l'équation budgétaire à quelques mois de la présidentielle