Dépenses de l’assurance maladie : des risques de tension à ne pas sous-estimer
Le comité d’alerte sur l’évolution des dépenses de l’assurance maladie vient de dresser un point d’étape, par communiqué, sur le respect de l’Objectif National de Dépenses de l’Assurance Maladie (ONDAM) qui sert de feuille de route dans le maintien de l’équilibre du régime. L’ONDAM pour 2017 a été fixé par la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) à un niveau de 190,7 milliards d’euros. Dans un précédent avis datant de 2016, le comité d’alerte avait indiqué qu’une partie significative des économies annoncées dans le cadre de l’ONDAM 2017 n’avait pas: «pour objectif de ralentir le rythme des dépenses mais de mobiliser d’autres sources de financement». Le comité indiquait également un niveau de dépense pour 2017 «plus dynamique que les années précédentes», ce qui aurait pour conséquence un respect de l’objectif soumis «à de fortes tensions si les dépenses 2016 se révélaient supérieures à la prévision». Les dépenses entrant dans le champ de l’ONDAM pour 2016 sont estimées à 185,2 milliards d’euros.
Ainsi les dépenses de soins de ville s’établiraient à 85,1 milliards d’euros, «supérieures de 500 millions à l’objectif rectifié fixé pour 2016 dans la loi de financement pour 2017, et de 743 millions par rapport à l’objectif fixé en loi de financement pour 2016». Ce qui représente une progression de 2,3 % alors que l’ambition initiale était de limiter la croissance des dépenses de ville à 1,8 %.
Cette augmentation des dépenses en 2016 se reporte en partie sur l’année 2017. Ce qui crée «une effet de base défavorable de 400 millions d’euros. Le comité souligne par ailleurs que des aléas négatifs: «pèsent sur la réalisation du plan d’économies pour 2017, estimés par l’administration au maximum à 350 millions d’euros». Toutefois il semblerait que les crédits mis en réserve en début d’année 2017 permettent de: « faire face aux risques de dépassement de l’ONDAM aujourd’hui identifiés».
Plus d'articles du même thème
-
La trésorerie prend du galon dans un monde commercial chahuté
L’enquête annuelle "Future of trade" de la banque internationale Standard Chartered table sur une intégration croissante payante des fonctions trésorerie et chaîne d’approvisionnement. -
La BCE attise la flambée des taux
Lors d'une journée de tensions accrues sur le pétrole au Moyen-Orient, les marchés n’ont entendu que le risque haussier pour l’inflation dans la présentation de Christine Lagarde. Cela semble confirmer que la banque centrale est bien dans un cycle de resserrement monétaire. -
Le Nasdaq mise 100 millions de dollars sur Payward, la maison mère de Kraken
Cet investissement renforce le partenariat entre l'opérateur boursier américain et l'infrastructure crypto. Le Nasdaq veut créer ses propres actions tokenisées, dans un nouveau cadre réglementaire.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Combien coûterait aux banques une hausse du plafond du Livret A
- Les investisseurs actions et crédit se protègent contre le risque politique français
- Gaël Monfils veut devenir gestionnaire de fortune
- Deux anciens d’Iroko lancent un courtier en assurance-vie
- L’aide à mourir questionne la couverture assurantielle du décès
Contenu de nos partenaires
-
ConfusionMinistre et soutien d'Edouard Philippe, la double casquette qui gêne de plus en plus
En l'absence de règle claire fixée par Sébastien Lecornu, chaque ministre gère comme il peut les questions liées à la campagne présidentielle. Cela fait naître des critiques internes à Renaissance et crée l'embarras quand la préparation du budget commande l'unité -
Sélection, frais d'inscription, étudiants étrangers : un rapport du Sénat veut rétablir « l'excellence » de nos universités
Fin du droit automatique aux études pour les bacheliers, multiplication par cinq des droits d’inscription, affirmation de frais différenciés pour les étudiants étrangers… Un rapport sénatorial publié ce mercredi propose 10 mesures chocs pour rétablir « l’excellence académique » de l’université. -
EXCLUSIF Retour au réelBudget : le gouvernement devrait fixer sa prévision de croissance à 0,9 % pour 2027
Selon nos informations, l'exécutif va abaisser sa prévision de croissance pour 2027 à 0,9 %, compliquant encore l'équation budgétaire à quelques mois de la présidentielle