L’actualité des grands acteurs présents dans l’univers de la gestion de patrimoine, groupements de CGP, réseaux, et associations. L’actualité des banques privées et des gestionnaires de fortune, rôle des nouveaux acteurs tels que les fintechs, assurtechs, legaltechs, propertech, etc.
Un an après avoir secoué le secteur de l’immobilier avec sa proposition de loi visant à sécuriser les propriétaires‑bailleurs et à faciliter l’accès au logement des locataires, le député Mickaël Nogal défend son texte et confirme qu’il n’est pas enterré.
La société d’investissement Eurazeo a annoncé dans un communiqué ce jeudi 18 mars la signature d’un accord d’exclusivité avec le groupe Premium, spécialisé en produits d'épargne et retraite, en vue de son acquisition.
Cinq fois le cours du jour ! Comme prévu, la France a organisé aujourd’hui sa première vente aux enchèresde bitcoins à Paris et sur le site Interenchères. La maison de ventes Kapandji Morhange a proposé aux enchères 611 bitcoins, saisis dans le cadre d’une affaire de cybercriminalité. Deux vacations ont eu lieu : la première à 9h00, avec 437 lots de 0,11 à 2 bitcoins et une vacation l’après-midi portant sur 44 lots de 5 à 20 bitcoins pour des investisseurs considérés comme plus avertis. Pour cette première, 1.500 personnes étaient inscrites.
La fintech française Nalo vient d’annoncer le recrutement d’Arthur Micoulet au poste de directeur produit. Il aura la charge de mettre en place et piloter ce nouveau pôle d’expertise et sera directement rattaché au président Guillaume Piard. Ce recrutement est le sixième depuis le début de l’année 2020. Le robot conseiller ne compte pas s’arrêter en si bon chemin puisque denouveaux recrutements à des postes clés sont prévus, «qui devraient permettre de doubler l’effectif courant 2021 afin de soutenir les ambitions de croissance de Nalo», indique la jeune pousse dans un communiqué. Ingénieur diplômé de l’ECE Paris, Arthur Micoulet a travaillé dans la création de produits et services se voulant innovants, dans divers secteurs (CNP Assurances, BNP Paribas Securities Services) aux transports (RATP), en passant par la grande consommation (Séphora) et l’énergie (Total). Avant de rejoindre Nalo, il a mis en place et dirigé une équipe dédiée à la Blockchain chez Palo IT, une société spécialisée en conseil en innovation technologique. Il est l’un des membres fondateurs et animateurs de DeFi France, un groupe de discussion et d’échange sur le thème de la finance décentralisée.
Raphaël Remond, l’ancien directeur général de State Street France, et Jeremy Touboul, ex-gérant de H2O Asset Management, ont lancé lundi leur société de gestion global macro durable. Dénommée Lior Global Partners, cette boutique veut fournir aux investisseurs «des solutions à rendement absolu qui visent à dégager une performance d’une manière plus durable, en intégrant l’ESG* dans le processus d’investissement global macro via le crédit, les actions et les obligations souveraines à l’échelle mondiale, et en investissant dans les devises», selon un communiqué. La nouvelle société, basée à Monaco, se lance d’abord auRoyaume-Uni. Mais elle a vocation à grandir et s’étendre en Europe et dans le monde. Elle compte commercialiser ses produits en France dans les mois qui viennent, probablement au deuxième trimestre. Les détails en seront dévoilés prochainement, mais il n’est pas prévu d’ouvrir un bureau à Paris. Les Etats-Unis sont aussi en ligne de mire. Raphaël Remond, qui a quitté State Street en février 2020, assure la direction des opérations de Lior Global Partners. Jeremy Touboul, parti de H2O Asset Management en 2019, prend la direction des investissements de la nouvelle société. Le duo est associé à Jean-Pierre Rouleau, dernièrement responsable des transactions macro de Pictet Group Americas, et à Gad Moyal, un gérant quantitatif qui a travaillé chez Edmond de Rothschild AM et Société Générale CIB. Un premier fonds accessible au Royaume-Uni La société démarre ses activités avec un premier fonds, Lior GP - Alpha Fund, Global Macro Absolute Return Fund. Ce fonds Ucits domicilié au Luxembourg est pour le moment accessible aux investisseurs institutionnels britanniques et investisseurs wholesale à Monaco et au Luxembourg. Sa distribution sera élargie à terme à d’autres pays d’Europe. Lior GP précise que tous les associés fondateurs ont investi dans le fonds, afin d’aligner les intérêts avec les porteurs. Au Royaume-Uni, Lior GP s’appuie sur Nimrod Capital pour distribuer son fonds. Aux Etats-Unis, elle travaillera avec James Alpha Management. Le lancement de cette société vise à combler un manque, selon ses fondateurs. «Non seulement il y a un manque de capacité dans la classe d’actifs [global macro], mais nous pensons qu’il y a une réelle demande pour une approche qui intègre les critères ESG* », estime Jeremy Touboul. L’approche ESG de Lior se base sur les données de Sustainalytics, qui constituent le point de départ de l'évaluation des émetteurs souverains et des entreprises, et les superpose à d’autres exclusions, notamment le charbon, le tabac, les armes controversées, les considérations des Principes pour l’investissement responsables et des opinions subjectives. «L’objectif est de toujours surpasser le score ESG de l’allocation d’actifs stratégique dynamique de l'équipe», précise Lior. Pour renforcer son impact, la nouvelle boutique prévoit également de verser 10 % de son bénéfice net à une œuvre de charité chaque année. *environnement, social, gouvernance
La société de gestion compte trois associés gérants de plus à Paris et un managing director chez Lazard LLC. A lyon, un banquier privé arrive également pour renforcer l'activité locale.
Le successeur de Béatrice Belorgey revient sur la stratégie menée par BNP Paribas Banque Privée durant la crise sanitaire et sur la volonté de la banque d’accompagner dans la durée les jeunes chefs d’entreprise, en s’appuyant sur un maillage étroit des territoires.
Le family office parisien Keepers vient de recruter Mario Delgado Cordoba au poste d’analyste private equity. Il arrive d’Amane Advisors, où il était consultant depuis 2018, année de son entrée sur le marché du travail.
L’interminable crise du Covid-19 a profondément modifié les relations commerciales entre les sociétés de gestion et leurs différents clients, qu’ils soient institutionnels ou distributeurs. Et, pour les tierces parties marketeurs (TPM), dont le métier se limite à représenter des sociétés de gestion dépourvues de forces de ventes sur un marché donné, la réactivité fut plus qu’ailleurs une question de survie. A l’instar des sociétés de gestion qui vendent leurs expertises en direct, les TPM ont dû faire une croix sur leur principale arme de distribution massive, les déjeuners. Les conférences en ligne se sont rapidement imposées comme le dernier moyen de tisser du lien entre producteurs et acheteurs de fonds. Les débuts furent prometteurs chez chacun. «Nous avons mis en place des webinaires dès mars. Et il y avait beaucoup de monde à ce moment-là, entre 50 et 70 personnes par séance», relate Jérôme Glodas, fondateur du TPM MyFunds Office, dont la clientèle est principalement faite de CGP. Mais, avec un auditoire retranché chez lui, menacé par mille et une distraction plus ou moins légitime, le webinaire semble avoir rapidement perdu de son attrait. Selon une étude d’Accelerando Associates, 76% des commerciaux ont admis qu’il était difficile pour leurs clients de rester concentrer dans ces conditions. «Il est vrai que certains commencent à se lasser des webinaires. Mais la fréquentation est toujours bonne, et surtout, beaucoup les visionnent en replay», relativise toutefois Isabelle Renault, de la société de conseil Hexagone Finance, qui représente en outre des sociétés de gestion. Mixer les formats et les canaux Trouver nouveau modus operandi a donc été nécessaire pour que les conférences en ligne ne deviennent pas des bruits de fond. Les TPM ont dû ainsi renouer avec leur ADN d’origine: celui de tisser des liens privilégiés. Pour redonner du peps aux «Zoom calls», ils ont lentement transité vers les réunions en petits comités, voire en one-to-one pour les clients les plus importants. «Nous organisons désormais des ‘café MyFunds’ avec un nombre restreint de CGP et un seul gérant, tous ayant leur micro ouvert. Cela permet de recréer un espace d’interaction entre les différents invités», témoigne Jérôme Glodas. L’étude d’Accelerando Associates abonde en ce sens, puisque 56 % des commerciaux plébiscitent ce format, tandis que 38 % leur préfèrent les rendez-vous individuels. Cependant, le webinaire ne permet pas de toucher les prospects. Le métier de TPM est en effet quelque peu plus ingrat que celui d’un «sales» attaché à une maison. «Nous ne sommes pas attendus par les investisseurs. Quand nous les contactons pour proposer un nouveau fonds, la plupart d’entre eux ne sont ni en besoin, ni en attente», analyse Didier Jug. Les webinaires semblent ainsi davantage servir au maintien des relations avec les clients existants, plutôt qu’à la conquête. « «Lors du premier confinement, nous avons été confrontés à un arrêt complet des relations avec nos clients institutionnels pendant quinze jours . Nous avons compris a posteriori qu’il s’agissait du temps qu’il leur avait fallu pour se réorganiser en interne. Alors pendant cette période, nous avons choisi d’arrêterla prospection, et avons pris contact avec tous nos manufacturiers pour connaître l’état des produits», relate Isabelle Renault. Pour toucher l’ensemble du marché, les TPM ont donc dû mixer d’anciens relais traditionnels et modernes pour faire connaître leurs fonds par écrit. « Le covid-19 a clairement compromis beaucoup d’initiatives marketing (dans la mesure où la plupart sont adossées à des entrevues, des road shows ou des salons). Pour compenser ce manque, nous avons renforcé la communication digitale, avec de nombreuses initiatives sur les réseaux sociaux et dans les médias financier », confirme Didier Jug, directeur général d’Investeam. Le rendez-vous physique demeure incontournable A l’heure où le variant anglais se répand à toute vitesse, faisant craindre de longs mois de semi-confinement, les TPM se désespèrent de ne pouvoir rendre visite à leurs clients finaux, et à leurs prospects. « Notre industrie aspire à une certaine normalité, car nous vendons de la confiance, qui ne peut s’instaurer que sur la base d’entrevues professionnelles régulières », rappelle Didier Jug. Une évidence pour l’ensemble des acteurs interrogés. La nostalgie de la rentrée dernière, pourtant pleine de gestes barrières, est dans toutes les têtes. Et les commerciaux, dans les starting block, rongent leur frein. «Dès la fin du premier confinement, mes équipes sont allées sur le terrain. Nous faisions un ou deux déjeuners par semaine avec les CGP. Je n’y avais jamais vu autant de monde », se rappelle Jérôme Glodas. Un besoin de contact également présent chez les grands investisseurs. « Entre les deux confinements, nous sommes revenus au bureau, et avons réorganisé des déjeuners. Les investisseurs institutionnels avaient eux aussi envie de retrouver nos habitudes de convivialité, constate Isabelle Renault. Six mois plus tard, nous avons plus que jamais envie de les retrouver, à nouveau.» Une année 2021 potentiellement plus difficile pour les TPM Malgré les nombreux tourments d’une année inédite, les tierces parties marketeurs ont su tirer leur épingle du jeu. Chez Hexagone, la collecte a ainsi progressé de 29%, et 25 nouveaux clients ont été conquis. MyFlow a également vu une hausse des flux. Investeam, qui vient de changer de donneurs d’ordres et de clientèle cible, doit pour sa part de nouveau faire connaître son offre avant de collecter. Mais l’absence de rencontres physiques pèse sur l’avenir. «Au final, nous avons eu une bonne année 2020. C’est l’année 2021 qui pose question, car nous en avons tous marre des rendez-vous digitaux. Cela dure depuis fin octobre», constate, lassé, Jérôme Glodas. Côté collecte, les producteurs, eux-mêmes confrontés au grippage du marché, sont pour le moment dans une position attentiste vis-à-vis de leurs délégataires. «Nos sociétés de gestion ont parfaitement compris nos contraintes, et ont même fait preuve de bienveillance à l’égard de nos objectifs commerciaux. En contrepartie, elles demandent des comptes rendus d’activité plus précis et plus fréquents», observe Didier Jug. Les contraintes sanitaires de la France, qui pouvait sembler plus sévères en 2020 que celles en cours dans les pays d’origines de certains gérants, basés en Allemagne, en Europe du Nord ou au Japon, ont également été bien comprises. «Les sociétés de gestion ont apprécié notre réactivité et la mise en place d’événements digitaux, car leurs gérants ne peuvent plus se déplacer. Même quand les déjeuners avaient repris, c’étaient plutôt leurs commerciaux qui venaient les représenter», rappelle Jérôme Glodas. Des offres renouvelées aux goûts du jour L’année 2020 aura finalement permis aux TPM de renforcer leurs liens avec leurs gérants de fonds, voire de rafraîchir leur gamme et de l’adapter aux défis à venur. Le premier confinement fut celui du suivi de performance des fonds représentés, nécessaires pour rassurer ensuite les clients via les conférences en ligne. «Pendant cette période, nous avons arrêté la prospection, et avons pris contact avec tous nos manufacturiers pour connaître l’état des produits», témoigne Isabelle Renault. Sa société a ensuite profité du ralentissement de la demande pour réfléchir à son offre. «Nous avons également revu notre sélection pour nous renforcer sur le non coté, car les institutionnels sont désormais davantage intéressés par ces stratégies. Nous nous sommes pour cela équipés en bases de données sur l’immobilier et le private equity», explique-t-elle. Hexagone a ainsi noué un partenariat avec le promoteur forestier France Valley, le gérant de niche sur private equity Azulis Capital, mais aussi un gérant londonien plus traditionnel, Montanaro AM, sur les small cap. Il en a été de même chez MyFunds, qui a intégré de nouvelles stratégies, dont des fonds immobiliers d’Olympia Capital et un fonds or d’Ixios AM. Investeam, qui a récemment signé avec le japonais Asset Management One, s’est, pour sa part, concentré sur la promotion de ses nouveaux partenaires auprès de clients institutionnels.
Dans une lettre à ses clients publiée sur son site Internet ce 26 février, la société H2O AM indique qu’un conseiller, en l’occurrence Perella Weinberg Partners, a été nommé « à l’initiative et à la demande de la Financial Conduct Authority », le régulateur britannique dont dépend la société H2O AM à Londres, pour l’accompagner dans la liquidation de ses actifs liés au groupe Tennor.
Romain Joudelat et Gustav Sondén viennent d’annoncer le lancement de leur société de gestion privée, Colbr. Les deux entrepreneurs travaillaient jusqu’ici ensemble chez Corum AM. Romain Joudelat y était responsable des relations investisseurs depuis 2019, tandis que Gustav Sondén était gérant, spécialisé dans les actifs d’Europe du Sud. Auparavant, Romain Joudelat a travaillé près de cinq ans chez Gestion 21 sur un poste similaire (2014-2019). Gustav Sondén a lui exercé dans la gestion de fonds immobiliers chez Mercialys, JLL, et Inovalis Fund Management.
La banque privée suisse Bordier & Cie a décidé d'élargir aux cryptomonnaies son offre de placements. Les clients du groupe qui ne sont pas conseillés (execution only) pourront investir dans les actifs numériques tels que le bitcoin par le biais de la plate-forme spécialisée Sygnum. La solution tout-en-un de gestion des actifs numériques de Sygnum est intégrée de manière fluide à l’infrastructure existante de Bordier.
La banque privée BPE, filiale de la Banque Postale, a annoncé mi-février la nomination de Thierry Peron à la direction de la gestion de fortune et de l’ingénierie patrimoniale. Il intègre par ailleurs le comité exécutif de BPE. A ce titre, il est rattaché à Aurélie Tristant, membre du directoire de BPE en charge du développement. Thierry Peron arrive de Société Générale Private Banking Monaco, où il était directeur du développement et de l’ingénierie patrimoniale depuis 2019. Il a démarré sa carrière en 1993 en qualité de conseiller financier au Crédit Lyonnais. En 1997, il rejoint la Caisse d’Épargne Picardie en tant que conseiller en gestion de patrimoine. Il est nommé directeur du département investisseurs en 1999, participe à la création de la Banque Privée 1818 puis devient en 2003 ingénieur crédits au sein de cette nouvelle banque privée. En 2010, il intègre la Société Générale Private Banking France pour occuper successivement les postes de directeur des financements, de senior private banker, de directeur régional Nord de France puis celui de la Région Ile-de-France.