Il y a le long chemin de la directive MIF traversant nos contrées avec le carnet de bord plein des péripéties détaillées moult fois dans ces colonnes. C’est l’Esma, le régulateur européen des marchés financiers, qui en détient présentement la boussole au grand dam des intermédiaires. La dernière preuve en est le changement de nom programmé de la Chambre des indépendants du patrimoine (CIP) qui va perdre son «I» sans pour autant, affirme-t-elle, abandonner ses valeurs.
Jusqu’au prochain épisode, il est possible de ne pas être dépaysé en voyageant ailleurs. La première escale au pays de la transparence n’est guère lointaine. La Suisse est en train de remodeler en profondeur sa réglementation financière au travers de trois lois portant sur l’infrastructure des marchés (LIMF), sur les établissements (LEFin) et sur les services (LSFin) concernés. Celle-ci vise à créer des conditions de concurrence uniformes et à améliorer la protection des clients. Obligations d’information, traitement des rétrocessions et autres exigences nous donnent une impression de déjà-vu, y compris dans la procédure de consultation ouverte par le Conseil fédéral suisse, qui vient de se clore le 17 octobre avec, à la clé, de nombreux sujets de discorde.
Tournons-nous vers le Canada où les régulateurs approfondissent leurs réformes jusqu’au Modèle de relation client-conseiller dans sa deuxième version lancée en 2011. Le MRCC 2, donc, puisque 2 il y a pareillement à notre MIF à nous, veut clarifier les liens du conseil, gérer les conflits d’intérêts, accroître la diligence des professionnels et créer une opération vérité sur les coûts. Toutes choses fort bien décrites par Finance et Investissement, magazine dédié aux professionnels du placement québécois (lire p. 38).
Mais la Belle Province ne s’en tient pas là, relate notre confrère dans son édition du 28 octobre (www.finance-investissement.com): «Maintenant qu’on a simplifié l’information transmise et forcé à en fournir davantage, le régulateur et l’industrie peuvent-ils aller au-delà pour aider les clients à s’y retrouver ?» Ce à quoi répond un avocat du cru: «Prouver aux gens qu’ils sont capables de comprendre leurs finances personnelles au lieu d’alourdir une fois de plus la tâche des conseillers»… En bref, leur donner les moyens de disposer des connaissances pour prendre des décisions responsables. Ce que nos cousins appellent d’un nom à nous faire pâlir d’envie: la littératie financière. Tabernacle, pourquoi n’y avions-nous pas pensé ?Il y a le long chemin de la directive MIF traversant nos contrées avec le carnet de bord plein des péripéties détaillées moult fois dans ces colonnes. C’est l’Esma, le régulateur européen des marchés financiers, qui en détient présentement la boussole au grand dam des intermédiaires. La dernière preuve en est le changement de nom programmé de la Chambre des indépendants du patrimoine (CIP) qui va perdre son « I » sans pour autant, affirme-t-elle, abandonner ses valeurs.
Jusqu’au prochain épisode, il est possible de ne pas être dépaysé en voyageant ailleurs. La première escale au pays de la transparence n’est guère lointaine. La Suisse est en train de remodeler en profondeur sa réglementation financière au travers de trois lois portant sur l’infrastructure des marchés (LIMF), sur les établissements (LEFin) et sur les services (LSFin) concernés. Celle-ci vise à créer des conditions de concurrence uniformes et à améliorer la protection des clients. Obligations d’information, traitement des rétrocessions et autres exigences nous donnent une impression de déjà-vu, y compris dans la procédure de consultation ouverte par le Conseil fédéral suisse, qui vient de se clore le 17 octobre avec, à la clé, de nombreux sujets de discorde.
Tournons-nous vers le Canada où les régulateurs approfondissent leurs réformes jusqu’au Modèle de relation client-conseiller dans sa deuxième version lancée en 2011. Le MRCC 2, donc, puisque 2 il y a pareillement à notre MIF à nous, veut clarifier les liens du conseil, gérer les conflits d’intérêts, accroître la diligence des professionnels et créer une opération vérité sur les coûts. Toutes choses fort bien décrites par Finance et Investissement, magazine dédié aux professionnels du placement québécois (lire p. 38).
Mais la Belle Province ne s’en tient pas là, relate notre confrère dans son édition du 28 octobre (www.finance-investissement.com) : « Maintenant qu’on a simplifié l’information transmise et forcé à en fournir davantage, le régulateur et l’industrie peuvent-ils aller au-delà pour aider les clients à s’y retrouver ? » Ce à quoi répond un avocat du cru : « Prouver aux gens qu’ils sont capables de comprendre leurs finances personnelles au lieu d’alourdir une fois de plus la tâche des conseillers »… En bref, leur donner les moyens de disposer des connaissances pour prendre des décisions responsables. Ce que nos cousins appellent d’un nom à nous faire pâlir d’envie : la littératie financière. Tabernacle, pourquoi n’y avions-nous pas pensé ?
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