Tout « va mieux », paraît-il, et voilà que l’on ressent comme un air de printemps. Ce doux souffle porte jusqu’à l’Elysée qui, ainsi visiblement requinqué, évoquerait une baisse fiscale à confirmer dans le courant de l’été prochain. Une baisse fiscale, oui, oui, oui, ce qui ne serait pas superflu, alors que, selon une estimation de Bercy, les contribuables français devraient débourser plus de 1.000 milliards d’euros de prélèvements obligatoires en 2017, au lieu de 991 milliards cette année. Reste à savoir à qui bénéficierait cette forme de cadeau aux allures « pré-présidentielles », après trois années d’allégements successifs concentrés sur les ménages modestes.
N’oublions pas en effet que, outre d’être moins d’un Français sur deux à régler de fait la taxation sur le revenu, la concentration se porte de surcroît sur un nombre de têtes de plus en plus restreint. Les 10 % les plus riches contribuent à hauteur de 70 % à l’impôt et, parmi eux, le 1 % supérieur subvient à 45 % du total, selon les sources officielles. Et depuis le renouvellement de l’exécutif, les recettes globales de l’IR se sont accrues de 15milliards d’euros. Comprenne qui pourra, mais cela n’est guère encourageant pour les intéressés et, à la suite des jeunes à fort potentiel, ce sont les personnes fortunées qui songent à un ailleurs meilleur: le nombre de leurs départs à l’étranger a été multiplié par trois entre 2010 et 2013.
Où partent donc ces « de guerre lasse » de la fiscalité ? Le cabinet Bradley Hackford vient de publier son classement 2016 des dix pays les plus attractifs, dont le trio de tête est formé de Malte, d’Antigua et Barbuda, ainsi que du Royaume-Uni. La nouveauté vient de l’immixtion du Portugal dans ce peloton, grâce au statut de résident non habituel conduisant à un taux très réduit d’imposition pendant dix ans pour certain profils en activité, voire à une exonération pour les retraités (lire pp. 23 à 26). Il faut cependant être aux aguets car, dans un registre voisin, le Royaume-Uni s’apprête, le 6avril 2017, à rogner l’intérêt du régime des « non-domiciliés », qui permet aux expatriés une imposition uniquement sur les revenus de source anglaise pendant 17 ans, délai bientôt ramené à 15 ans. Sans compter un éventuel Brexit qui ne serait sans doute pas sans répercussions sur nombre de réglementations. En matière fiscale, il faut non seulement être consentant, mais aussi vigilant.
NatWest et Santander ont émis des obligations subordonnées Additional Tier 1 (AT1) remboursables par anticipation seulement après 10 ans, au lieu des 5 ans habituels. Pour les banques, cela repousse les échéances de leur refinancement. Pour les investisseurs, les risques de dépréciation et de non-remboursement à date de «call» augmentent.
Dans son rapport sur le rôle international de l’euro, la BCE classe sa devise au deuxième rang mondial derrière le dollar dans le système monétaire international. L’euro devient également une valeur refuge pour de nombreux investisseurs.
Au terme d'une revue stratégique en vue d'aborder son deuxième cycle de développement, Axa Climate, laboratoire d'innovations climat de l'assureur, vend sa Climate School et se réinvente en conglomérat.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Le Parlement européen et les Vingt-Sept se sont mis d’accord sur un texte ouvrant la voie aux centres de rétention à l’étranger et à un allongement des périodes maximales de rétention
Depuis le début de la guerre en Iran, Donald Trump et Benjamin Netanyahu affichent une alliance sans faille. Mais les ambitions contraires des deux dirigeants, l'impopularité croissante d'Israël et la personnalité du Premier ministre fragilisent cette relation spéciale
Les (nombreux) prétendants à l’Elysée avancent à tâtons, méfiants, prudents. Trop de coups à prendre. A un an de la présidentielle, beaucoup d’intentions (lorsqu’il y en a), sans oser en dire trop...