L’avenir, c’est maintenant
Les grandes manifestations dont L’Agefi Actifs est partenaire ont cela de bon qu’elles permettent de retrouver ses lecteurs en chair et en os –si l’on peut s’exprimer ainsi. Patrimonia 2016, qui a fermé ses portes la semaine dernière, a été une fois de plus une belle occasion d’échanger. Sans modestie, de nombreux abonnés, fidèles de surcroît, nous ont prodigué félicitations et encouragements. Et comment ne pas en être fiers et honorés ?
Puisque la confiance est là, passons aux confidences. Nous ne saurions que trop vous inciter à lire attentivement ce numéro car, d’une façon ou d’une autre, il aborde tous les sujets de demain dans le domaine de la gestion collective. Le lien entre le présent et le futur étant avéré, il y a cette baisse des frais inéluctable par exemple, qui va concerner directement le monde «retail » après avoir fait son œuvre dans l’univers institutionnel. Mais après? Avec des rendements obligataires faméliques, des marchés d’actions aux parcours heurtés et au potentiel limité, la gestion collective doit… se réinventer! Justement, dans ces pages, des pistes sont données comme celle de la performance absolue, pas franchement nouvelle mais appelée à se développer vu les rendements des produits concurrents.
Une autre partie se joue avec les produits structurés. Plus complexe serait-on tenté de dire... Il y a eu d’abord cette guerre quasi sémantique du terme et du titre « obligation » et de sa valeur à l’échéance, qui place ses produits dans l’inconnu au sein d’un contrat d’assurance vie. Mais cette fois, la boîte de Pandore est ouverte. Comment interpréter le point de vue d’une cour d’appel, le confronter à des textes réglementaires et ne pas prendre le risque de perdre l’épargnant? Voilà qui nous ramène une fois encore à... l’avenir.
Un bel avenir pour les conseillers en gestion de patrimoine en l’occurrence, dès lors que les produits structurés pourront constituer une alternative parmi d’autres aux fonds en euros, dont les rendements sont en berne. A charge pour les CGP de faire preuve de pédagogie auprès de leurs clients et mettre en évidence leur rôle clé basé sur le conseil et la confiance. Qu’ils sachent en tout cas qu’ils peuvent compter sur notre contribution pour relayer une information de qualité et sans complaisance. Quand bien même la tâche ne sera pas forcément comprise de tous. Tel récemment ce notaire aux propos incendiaires sur un mail, après avoir lu sur notre site un de nos articles portant sur les conséquences de la loi Macron et l’arrivée possible sur le marché de plus de 1.000offices supplémentaires. Il s’agissait bien d’informer. Notre virulent notaire a imaginé qu’expliquer signifiait promouvoir. Et nous n’avons eu pour toute formule de politesse qu’un piètre «c’est minable». Quel dommage que ce dernier ait oublié de signer ses écrits. Pour un homme de droit, on pouvait attendre mieux.
Plus d'articles du même thème
-
Le marché européen des ETF engrange 127 milliards d’euros au troisième trimestre 2026
La collecte est en hausse de 13%, toujours portée par les actions mondiales et américaines mais aussi par le retour des investisseurs sur les actions européennes. Un dynamisme qui profite essentiellement à BlackRock, Vanguard et Amundi. -
AG2R La Mondiale lance un Plan d'épargne retraite individuel
L'assureur mutualiste muscle son offre retraite avec un nouveau contrat accessible dès 50 euros par mois de versement programmé. -
L'usufruit locatif social permet d'investir en immobilier tout en évitant la fiscalité
Ce mécanisme semble susciter à nouveau l'intérêt d'investisseurs déjà fortement taxés. Pari de long terme, l'usufruit locatif social (ULS) peut être un outil de transmission ou d'investissement pour la retraite.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- La France met le prix pour placer sa dette
- Le Crédit Agricole d’Ile-de-France se met en quatre pour ses clients patrimoniaux
- La dette française est sous la pression croissante des investisseurs
- A Patrimonia, l’opportunisme prime sur les inquiétudes
- L’Autorité des marchés rappelle à l'ordre les acteurs du financement participatif
Contenu de nos partenaires
-
Mauvais calculLe Pakistan risque d'être pris au piège de son alliance avec l'Arabie saoudite
Déjà soumises à de nombreuses pressions intérieures et extérieures, les autorités pakistanaises craignent d'être entraînées dans une nouvelle guerre sans fin -
EmpletteAvec le rachat de PTC, Schneider Electric change d’échelle dans les logiciels industriels
Le géant du CAC 40 réalise la plus importante acquisition de son histoire et débourse plus de 22 milliards de dollars pour l'américain PTC -
Tribune libreAlain Bauer : « Dans ce mouvement lycéen, il s’agit bien d’une génération Nahel »
On est peu à peu passé de l’affrontement entre professionnels de la révolte contre professionnels du maintien de l’ordre, de plus en plus ordonné, vers une forme de chaos ou amateurs des deux bords se retrouvaient face à face