Face à un calendrier peu prévisible, osons l’espérance
Que va-t-il advenir en 2016 ? Pas grand-chose au regard des agendas officiels. Jugeons-en: les nouvelles super-régions administratives viennent d’entrer en vigueur, soit. Le 21 février prochain, nous fêterons le centenaire de la bataille de Verdun, honneur à nos aînés. Et puis deux événements sportifs majeurs vont déchaîner les foules: le Championnat d’Europe de football à partir du 10 juin en France, puis les Jeux olympiques d’été au Brésil au mois d’août. Pas vraiment de quoi bouleverser la réflexion patrimoniale !
L’essentiel se concentrant dans le sport, le seul événement significatif se situera en fin d’année aux Etats-Unis avec l’élection présidentielle susceptible, bien entendu, d’influer sur le moral des investisseurs. Rendez-vous donc en novembre pour, peut-être, voir accéder une femme à la tête de la première puissance mondiale… A défaut de pouvoir se guider sur quelques balises certaines, on se projettera sur le «prévisible», à savoir les scénarios envisagés par les stratégistes fourbissant leurs armes afin de cadrer leurs gestions.
Des scénarios dans l’ensemble plutôt consensuels comme le prouve notre synthèse (lire p. 24), elle-même confirmée par notre propre picorage. Il en ressort que, tout comme l’année passée, 2016 pourrait se révéler être une passe compliquée pour les marchés financiers, entendons laisser une place non négligeable aux effets de haut-le-cœur produits par la volatilité. «La divergence entre économies développées et émergentes, résume NNIP, est entraînée par des cycles de crédit désynchronisés, tandis qu’entre les Etats-Unis et la zone euro ou le Japon, c’est la politique monétaire qui sera source de différences.»
Aux Etats-Unis, la croissance devrait rester relativement soutenue, notamment sous l’effet de la confiance manifestée par les consommateurs: Barings en atteste avec un éclairage d’une toute récente actualité: «Pour Thanksgiving, les Américains n’ont pas lésiné avec 46 millions de dindes achetées et toutes les garnitures qui les accompagnent, le tout pour pas moins de trois milliards de dollars»… Quant à l’Europe, sa dynamique s’affermirait malgré des risques géopolitiques toujours présents. Mais à côté d’un autre fantôme lié au terrorisme, c’est vers deux interrogations que se polarisent les regards: l’évolution du cours des matières premières et la croissance chinoise. Les secousses violentes sur les Places de Shenzhen et de Shanghai en ce début de cycle sont venues nous le rappeler.
Au sang-froid, ajoutons l’espérance dans le panier de nos meilleurs vœux.
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