Edmond de Rothschild France repart de l’avant en banque privée
A propos de la difficile année 2014 d’Edmond de Rothschild, marquée par une série de départs de banquiers privés jusqu'à l'éviction en janvier 2015 de Christophe de Backer par Ariane de Rothschild, Vincent Taupin évoquait en mars «un électrochoc positif». Ce dernier produit ses effets: le président du directoire d’EdR en France a pu annoncer mardi soir une hausse de 8,8% du produit net bancaire semestriel de la maison du faubourg Saint-Honoré, à 161 millions d’euros. Le résultat net atteint 23,6 millions d’euros à fin juin.
Après les turbulences de 2014, la banque privée semble avoir retrouvé tout son pouvoir d’attraction auprès de la clientèle. La collecte nette atteint 800 millions d’euros à fin juillet, contre 304 millions pour l’ensemble de l’exercice passé, et elle est restée positive en août. «Depuis le recrutement de dix banquiers privés fin 2014, nous n’avons eu ni départ ni arrivée en France. L'équipe se montre performante et nous sommes entrés dans un cercle vertueux», indique Vincent Taupin. Les actifs sont passés de 14,5 milliards d’euros fin 2014 à 15,6 milliards fin juin. L’activité de crédit, relancée récemment, mais de manière prudente (pas de levier sur les contrats d’assurance vie), affiche désormais 800 millions d’euros d’encours, un doublement depuis 2012.
Dans la gestion d’actifs, Edmond de Rothschild Asset Management (Edram) ne communique pas sa collecte en France, mais uniquement ses encours: 24,9 milliards. L’activité a drainé 3,4 milliards d’euros en net au premier semestre à l'échelle du groupe.
L’offre de la banque dans l’Hexagone va s’enrichir dans les prochaines semaines de nouveaux produits. Hier, Edram a dévoilé un fonds actions thématique qui investira dans des entreprises exposées à la croissance du «big data». Dans le pôle private equity, très lié à la banque privée, un deuxième fonds Chine est en cours de bouclage, et un fonds Eres 3 est sur le point d'être lancé avec un objectif de collecte de 200 à 300 millions d’euros.
Enfin, «nous allons lancer d’ici à la fin de l’année un fonds de fonds de private equity, qui sera investi dans l’ensemble des produits Edmond de Rothschild, afin de donner à tous nos clients de banque privée un accès à cette classe d’actifs», ajoute Vincent Taupin.
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