D’anciens dirigeants de Barclays accusés de complot avec le Qatar
Le Serious Fraud Office (SFO), l’agence britannique de lutte contre la délinquance financière et la corruption, a annoncé mardi poursuivre au pénal Barclays ainsi que quatre anciens haut-dirigeants, en lien avec le traitement d’investissements venant du Moyen-Orient qui avaient permis le sauvetage de la banque britannique au plus haut de la crise financière de 2008.
Le SFO accuse la banque ainsi que ces personnes de complot en vue de commettre une fraude. L’ex-directeur général de Barclays, John Varley, est également accusé d’avoir fourni une assistance financière illégale. Peu avant 11h le titre Barclays perdait 0,5% à la Bourse de Londres après avoir lourdement chuté à l’ouverture.
Les accusations portent sur la manière dont Barclays a structuré deux injections de capitaux d’investisseurs qataris lorsque la banque a levé 11,8 milliards de livres sterling (13,49 milliards d’euros) au cours de la crise financière. Barclays a indiqué avoir versé 322 millions de livres à ces investisseurs pour des «services de conseil», mais n’avait pas communiqué l’information après la levée de fonds.
Le SFO a ajouté qu’il enquêtait en outre sur une facilité de prêt de 3 milliards de dollars accordée par Barclays à l’Etat du Qatar par le biais du ministère de l’Economie et des Finances en novembre 2008, peu avant sa deuxième augmentation de capital. Roger Jenkins, l’un des banquiers accusés, a indiqué via son avocat qu’il se «défendra vigoureusement» contre ces accusations.
Contrairement à ses rivaux britanniques Royal Bank of Scotland et Lloyds, l’injection de capitaux des investisseurs qataris a permis à Barclays d'éviter un sauvetage par les contribuables britanniques. Barclays a déclaré qu’il étudiait la situation en lien avec l’annonce du SFO.
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