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L’éditorial de Jean-François Tardiveau, rédacteur en chef d’Actifs.
Jean-François Tardiveau

La France ne tourne plus rond actuellement. Plutôt ovale. Comme ce ballon qui tournoie sur nos écrans depuis quelques jours et qui accapare (quasiment) toutes les conversations. Organisateur de la dixième Coupe du monde de rugby, notre pays se doit d’être une fête au cours des quatre prochaines semaines. Et les acteurs sur le terrain, de nous faire vibrer, tant ce sport est beau par les valeurs qu’il véhicule, par le collectif qu’il porte haut et par le sens du sacrifice qu’il requiert. Beau par son éthique en réalité.

Le monde de la gestion de patrimoine ne s’y est pas trompé, qui accorde beaucoup d’intérêt à ces professionnels. Pas uniquement pour leur fortune à gérer mais pour leurs personnalités, une fois leurs crampons raccrochés. Des banques et des assureurs se sont effectivement attaché les services d’acteurs de l’Ovalie. Mais reconnaissons que les valeurs d’abnégation, d’effort et de « gagne » des sportifs s’adaptent facilement dans le monde de la finance et justifient ainsi la présence de « reconvertis » dans notre écosystème, devenus investisseurs ou hommes d’affaires éclairés.

Faut-il cependant rappeler que la performance n’est pas innée ? Qu’elle est toujours le fruit d’un long apprentissage et que, sans maîtrise, sans savoir, il est illusoire de penser tutoyer les sommets. Alors, puisque ce mois de septembre est aussi synonyme de rentrée scolaire, allons-y de notre commentaire pour rappeler toute l’importance de l’éducation au sens de la connaissance. A titre d’illustration, on pense une fois de plus au faible niveau de nos compatriotes en matière d’éducation financière. Parmi la multitude d’études sur le sujet – dont, hélas, jamais les conclusions ne varient –, l’une d’entre elles, parue récemment, a établi que plus d’un épargnant sur quatre admettait ne pas avoir les bases nécessaires pour prendre des décisions financières éclairées. Et que, passé le constat, si l’on en croit l’assureur à l’origine de ladite enquête, il en coûtait aux intéressés près de 2.400 euros par an et par personne, par rapport à une personne dont les connaissances sont considérées comme moyennes. La bonne nouvelle, c’est que les épargnants français n’ont pas besoin de devenir des champions. Ils ont juste besoin d’être bien conseillés et accompagnés. Ce que les conseillers en gestion de patrimoine sont à même de faire. Sportifs ou non…

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