Cerenicimo structure le marché de la revente de biens gérés
Réputé peu liquide, le marché de la revente de biens gérés situés en résidences services pourrait désormais se fluidifier. A côté de quelques agences spécialisées en ce domaine, Cerenicimo veut changer la donne en créant une filiale dédiée au marché secondaire: Cerenicimo Asset.
Des biens vendus par d’autres.
Jusqu’à présent, la plate-forme immobilière référençait à la demande des biens anciens qu’elle avait elle-même commercialisés, ce qui représentait une vingtaine de lots par an. Désormais, grâce à sa nouvelle structure, elle ne se contente plus de revendre les biens commercialisés par ses soins mais propose aussi des biens vendus initialement par d’autres opérateurs. Ainsi, Cerenicimo Asset accepte même dans son portefeuille des biens recalés lors de la sélection en tant que biens neufs, notamment par exemple en raison de leur prix trop élevé. «Notre process de sélection s’inspire de celui mis en place par Cerenicimo mais nous avons évidemment été obligés de l’alléger pour répondre aux contraintes particulières du marché secondaire. Pour les supports venant d’autres opérateurs, notre parfaite connaissance de l’immobilier géré nous permet de bien les appréhender, explique Benjamin Nicaise, président de Cerenicimo. A titre d’exemple, nos relations étroites avec la grande majorité des grands gestionnaires de la Place rendent possibles des choses inenvisageables ailleurs: bail neuf de onze ans pour le nouvel investisseur pour certaines reventes d’Ehpad, passage de baux nus en baux meublés pour les reventes de Demessine, aménagement du bail initial...» L’estimation du bien est réalisée par la structure qui fixe le prix de vente.
Investissements plus risqués.
De plus, d’ici à quelques semaines, Cerenicimo Asset compte proposer des biens plus risqués, c’est-à-dire gérés par des exploitants à la fiabilité plus douteuse. «Dans ce cas, le bien devra présenter une rentabilité élevée -supérieure à 6%, voire beaucoup plus- et offrir une forte décote au mètre carré par rapport à de l’immobilier traditionnel, précise Benjamin Nicaise. Ces biens seront identifiés comme tels dans notre catalogue.» Toutefois, sur ce segment, seuls seront proposés les biens présentant une valeur intrinsèque, excluant ainsi les Ehpad. Par ailleurs, pour certains lots, aucune proposition de revente ne sera faite. En outre, Cerenicimo Asset porte une autre casquette. Elle peut être missionnée d’un côté par les exploitants pour la renégociation de baux présentant par exemple une indexation trop forte, et d’un autre côté par des investisseurs pour retrouver un gestionnaire.
Partenaires.
Pour revendre ces biens, pour la plupart meublés et gérés, Cerenicimo Asset, qui compte trois collaborateurs, s’appuie sur les partenaires de la plate-forme: les conseillers en gestion de patrimoine. Sans se fixer d’objectif sur le marché secondaire, la filiale estime pouvoir vendre 200 lots cette année. Pour le lancement de la société, 40lots en stock ont été vendus en 15jours. Enfin, après avoir vendu 5.000 lots en 2010 et 4.000lots en 2011, Cerenicimo indique réaliser sur les premiers mois de l’année le même nombre de réservations que l’an dernier, la plupart étant effectuées sous le régime amortissable du loueur en meublé non professionnel.
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