La question sur les prélèvements sociaux des revenus du patrimoine des frontaliers est tranchée
La Cour de justice de l’Union européenne s’est prononcée sur le sort des prélèvements sociaux pour les revenus du capital d’un frontalier. Il en ressort que les revenus du patrimoine des résidents français qui travaillent dans un autre État membre ne peuvent pas être soumis aux contributions sociales françaises.
Dans deux arrêts rendus en 2000, la Cour de justice a examiné si la CSG et la CRDS pouvaient être prélevées sur les revenus d’activité et de remplacement de travailleurs résidant en France mais soumis à la législation sociale d’un autre Etat membre (car en général y travaillant). Elle en a conclu que le prélèvement de ces contributions était incompatible tant avec l’interdiction du cumul des législations applicables en matière de sécurité sociale (règlement n° 1408/71) qu’avec la libre circulation des travailleurs et la liberté d’établissement.
Le Conseil d’État a alors demandé à la Cour si ce raisonnement s’appliquait également lorsque les contributions en cause sont perçues non pas sur les revenus d’activité et de remplacement, mais sur les revenus du patrimoine.
Dans son arrêt du 26 février dernier, la Cour déclare que l’interdiction de cumul édictée par le règlement n’est pas subordonnée à l’exercice d’une activité professionnelle et s’applique donc indépendamment de l’origine des revenus perçus par la personne concernée.
«Cet arrêt de principe a pour effet de priver dorénavant la France du droit de prélever des contributions sociales sur les revenus du patrimoine des personnes affiliées auprès de caisses étrangères de sécurité sociale.Cette décision ouvre la voie à un raz-de-marée de réclamations fiscales de la part des milliers de contribuables frontaliers qui ont étéà tort soumis aux prélèvements sociaux», commente le cabinet d’avocat Goffin van Aken.
Lire la décision ci-dessous
Plus d'articles du même thème
-
Toyota trébuche en dépit de meilleures prévisions
La révision à la hausse des prévisions annuelles du constructeur japonais tient davantage à la faiblesse du yen qu'à ses fondamentaux, en recul pour le cinquième trimestre consécutif. Le titre a cédé 1,5% mardi. -
Boeing obtient enfin un précieux sésame sur le 737 Max
Avec plusieurs années de retard, le constructeur aéronautique américain a arraché la certification du plus petit des 737 Max. -
Des investisseurs institutionnels s'opposent à l'abrogation des règles climat de la SEC
Les réponses institutionnelles à la consultation publique du régulateur financier américain sur l'abrogation de ses règles climatiques de 2024 montrent que l'enjeu dépasse le marché américain.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
First Trust et Global X ETFs rejoignent la course aux ETF spatiaux
Contenu de nos partenaires
-
En pleine guerre au Moyen-Orient, les bénéfices d'Aramco s'envolent
En plein conflit régional, au deuxième trimestre, le premier exportateur mondial de pétrole a vu son bénéfice net ajusté s’envoler de 33 % sur un an, portant le bénéfice semestriel à 67,18 milliards de dollars -
PrudenceLa France durcit le contrôle des capitaux étrangers
Un seuil a été abaissé pour examiner plus fréquemment les mouvements de capitaux dans les sociétés sensibles. Mais des parlementaires ont plaidé récemment pour une véritable doctrine de sécurité économique -
Juger au mériteEntreprises : pourquoi les rémunérations s’individualisent
Après une pause post-Covid, les grands groupes français renouent avec les augmentations salarié par salarié