La procédure d’alerte bientôt ouverte aux professions libérales, aux indépendantes et aux entreprises agricoles
La garde des Sceaux a présenté, lors du conseil des ministres du 12 mars 2014, une ordonnance portant réforme de la prévention des difficultés des entreprises et des procédures collectives.
L’ordonnance renforce l’efficacité de l’ensemble des procédures applicables aux entreprises en difficulté, tant s’agissant des procédures de prévention que des procédures collectives.
L’accès aux mesures de détection et de prévention est facilité pour augmenter les chances de trouver des solutions le plus en amont possible.
L’incitation à recourir aux mesures de mandat ad hoc et à la conciliation est renforcée. Les frais d’exécution de ces mesures seront contrôlés et les clauses des contrats qui aggraveraient la situation du chef d’entreprise ayant recours à l’une ou l’autre de ces mesures sont rendues inapplicables.
Le champ du privilège d’argent frais dont bénéficient les créanciers qui ont consenti un apport de capitaux dans le cadre de l’accord de conciliation est étendu aux apports réalisés au cours de la négociation qui a abouti à cet accord.
Enfin, alors qu’elles en étaient jusqu’alors exclues, les professions libérales et indépendantes et les entreprises agricoles pourront désormais bénéficier de la procédure d’alerte. Les procédures collectives proprement dites sont elles aussi améliorées.
Une nouvelle procédure de sauvegarde accélérée est créée, qui permettra des solutions rapides et négociées avec les principaux créanciers de l’entreprise.
Pour accroître les solutions de continuation ouvertes à l’entreprise en sauvegarde ou en redressement judiciaire, la faculté est donnée aux créanciers de proposer des plans alternatifs ou concurrents à celui du dirigeant de l’entreprise. Le mécanisme de la déclaration des créances et les opérations de vérification du passif, étape centrale de la procédure, sont enfin simplifiés et rendus plus sûr.
S’agissant enfin des procédures de liquidation, les délais de traitement des procédures de liquidation sont réduits et les opérations de réalisation des actifs allégées
Communiqué 12 mars 2014, gouvernement
Plus d'articles du même thème
-
Le gouvernement s’attaque aux avoirs en déshérence
Un prélèvement de 17 % sera appliqué de manière réversible sur les fonds en déshérence récupérés par la Caisse des dépôts et des consignations, qu’ils soient placés en assurance vie ou sur les comptes bancaires. -
Le gouvernement veut endiguer la fuite de capitaux vers l’assurance-vie luxembourgeoise
L’exécutif abat la carte fiscale pour tenter de dissuader les épargnants de verser les encours sur des contrats luxembourgeois. -
La start-up allemande de robotique RobCo rejoint le club des licornes
La société basée à Munich a atteint une valorisation d’un milliard de dollars suite à une vente secondaire d'actions de la part de ses employés. Elle a doublé sa valorisation en neuf mois.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Le marché européen des ETF engrange 127 milliards d’euros au troisième trimestre 2026
- La France met le prix pour placer sa dette
- Le Crédit Agricole d’Ile-de-France se met en quatre pour ses clients patrimoniaux
- La dette française est sous la pression croissante des investisseurs
- A Patrimonia, l’opportunisme prime sur les inquiétudes
- L’Autorité des marchés rappelle à l'ordre les acteurs du financement participatif
Contenu de nos partenaires
-
Fin de bailCe que le pari de Pedro Sanchez peut changer en Europe
Le Premier ministre espagnol a convoqué lundi des élections législatives anticipées, programmées le 29 novembre. Les socialistes au pouvoir ne partent pas favoris -
« Soyons précis » : le gouvernement se met au fact-checking sur X et cible le Medef
Le gouvernement veut répondre sur X « aux informations fausses ou trompeuses » qui portent sur son action. Sa première réplique vise les calculs du Medef, qui se défend de toute erreur factuelle. -
TVA, cinéma, sport: le coup de pression à 200 millions de Canal+ sur l'Etat
Dans le projet de finances pour 2027, le gouvernement propose d’augmenter de 10 points la TVA sur les abonnements pour les chaines de télévisions payantes, ce qui couterait 200 millions d’euros au groupe Canal, selon son président