L’inquiétude des professionnels du marché locatif
«Le marché locatif est source d’inquiétudes». Le bilan tiré par la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) n’inspire guère à l’optimisme. Dans les conclusions tirées de son rapport semestriel sur l’immobilier françaisprésenté jeudi 9 juillet, la Fédération souligne la difficulté croissante pour les propriétaires à trouver un locataire lors d’une mise d’un bien sur le marché.
«Aujourd’hui les locataires veulent un logement bien placé, en bon état et à un prix raisonnable. Les logements qui se louaient sans travaux et en augmentant le prix c’est terminé», résumeJean-François Buet, le président de la FNAIM. Selon lui, les locataires préfèrent désormais attendre plutôt que de louer un logement qui ne leur conviendrait pas.
Dans le rapport de la FNAIM, les antennes locales ont également fait remonter leurs impressions sur le marché au premier semestre. Alors qu’en PACA «les prix ont baissé depuis 2 ans de 5 et 10% même en zones tendues», l’antenne du Nord estime que «10% du parc locatif est vacant». Dans la plupart des régions (excepté en Ile-de-France) le constat est à peu près similaire.
Désormais, les propriétaires hésiteraient même avant d’envisager une mise en location de leur logement. Une hésitation accentuée par les contraintes plus grandes qui pèseront sur eux.«Ils vont avoir un nouveau bail type qui passera de 5 à 25 pages», explique Jean-François Buet.L’arrivée des travaux constitue également un moment d’interrogation pour le bailleur. Doit-il rénover son appartement sachant qu’il aura des difficultés à le relouer ?La FNAIM indique que de plus en plus de bailleurs pensent à vendre du fait de ces contraintes.
A Paris, la pénurie de locataires semble beaucoup plus mesurée. L’antenne Ile-de-France de la Fédération indique que «le contexte n’est plus celui de la pénurie de l’offre». Mais elle attend avec appréhension la mise en place de l’encadrement des loyers prévu pour le 1er août. Au total, 90% des propriétairespossèdent un appartement, difficile donc de connaître le sentiment général.«Il y a un attentisme aujourd’hui. Les propriétaires ne savent pas ce qu’ils vont faire», résume Jean-François Buet.
La FNAIM note par ailleurs une désaffection des propriétaires bailleurs de Paris. Nombre d’entre eux se sont reportés en banlieue. «Mais sur la totalité de ceux qui ont disparu de Paris, 50% ont disparu de toute la circulation», explique Jean-François Buet.
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