Les courtiers en crédit anticipent des difficultés de trésorerie
Sans surprise, les courtiers en crédit immobilier broient du noir. Dans un sondage (*) réalisé par la CNCEF Crédit paru cette semaine, un quart des professionnels concernés considère qu’ils pourront être exposés à un problème de trésorerie sous 6 mois. Et la moitié des sondés dans les trois mois. Il est vrai que le crédit immobilier est pour la majorité leur activité exclusive. Seuls 30% d’entre eux traitent en activité complémentaire des crédits destinés aux professionnels, 19 % dans le secteur du regroupement de crédits ou 23 % dans le refinancement patrimonial. De fait, 59% des personnes interrogées envisagent une baisse de chiffre d’affaires à venir de plus de 20%. Une proportion à mettre en perspective avec les 55% des courtiers interrogés qui réalisent un chiffre d’affaires inférieur à 100.000 euros – contre 19 % pour lesquels le chiffre d’affaires est supérieur à 300 000 euros. L’inquiétude des courtiers est également liée au fait que le canal principal de captation de nouveaux prospects et clients de la profession s’effectue par la recommandation de leurs propres clients (81%) mais aussi par le biais des indications d’affaires (19%).
Le mode de rémunération constitue l’une des préoccupations principales de la profession. Si près de la moitié d’entre eux (47%) perçoivent des honoraires de courtage forfaitaire, 37% ont une rétribution proportionnelle au montant du crédit. Et 22% des courtiers ne perçoivent aucun honoraire.
, Enfin, les conséquences sur l’emploi sont un nouveau motif d’inquiétude dès lors que les cabinets de courtiers crédit comptent, en plus de leurs gérants, deux salariés et plus, dans plus d’un cas sur deux, précise l'étude.
(*) Etude réalisée auprès de 100 courtiers au mois d’avril 2020
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