Le parc de résidences de tourisme évolue très légèrement
Le SNRT a livré les données de l’activité des résidences de tourisme en 2013. Le syndicat compte travailler sur le maintien du parc existant que ce soit au niveau du renouvellement des baux que sur la rénovation des biens
Hameau des Airelles, Montgenèvre (05)
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Philippe Giraud
Le Syndicat National des Résidences de Tourisme (SNRT) a présenté les chiffres de l’activité et ses axes de travail.
Chiffres. Le parc compte aujourd’hui 2.249 résidences, soit 775.000 lits en juin 2014 représentant 25 % du parc d’hébergement touristique bâti. Cette part a progressé puisqu’elle s'établissait à 15,5 % en 2004 et à 21 % en 2009. En Savoie/Haute Savoie et dans le Var/ Alpes Maritimes, elle atteint 55 % de l’offre. Le parc évolue légèrement: de 3,9 % en nombre de résidences, 3,8 % en nombre d’appartements et de 2 % en nombre de lits. Davantage de lits se sont créés en ville (6.157) et sur le littoral (5.912) qu’à la campagne (2.750) et à la montagne (1.017). Quant aux mises en chantiers, leur niveau est au plus bas.
Le chiffre d’affaires reste stable avec 3,3 milliards d’euros pour 17 millions de clients en 2013. Le parc est valorisé à 36 milliards d’euros. Il est financé à 85 % par des particuliers, 5 % par des exploitants individuels et 10 % par des investisseurs institutionnels. Le taux d’occupation moyen annuel toutes destinations confondues s’établit à 62 %.
Thèmes de travail. Pierre Margeridon, nouveau président du SNRT, a annoncé les thèmes prioritaires du syndicat qui concernent le maintien du parc existant de 188.110 logements. Cela passe d’une part, par le renouvellement des baux, «sujet délicat» que le SNRT compte aborder de «manière transparente» et d’autre part, par la rénovation du parc.
Le président a estimé à environ 2 % le nombre de propriétaires (3.000 sur 150.000 propriétaires de RT) rencontrant des problèmes liés à la gestion du bien. «Dans la majorité des cas, il s’agit d’ajustements de loyers», a-t-il indiqué rappelant que les hausses de loyers dues à l’indexation ICC pouvaient atteindre 40 %.
Par ailleurs, le syndicat doit réaliser une veille sur les résidences affaires pour éviter le «risque de sur-offre».
Relais économique.Les résultats d’une enquête réalisée par Atout France et portant sur l’impact économique des résidences de tourisme sur leur environnement local ont été également livrés. En effet, selon l’étude, ces hébergements rapportent 3,5 milliards d’euros au travers de leurs coûts d’exploitation et des dépenses réalisées par la clientèle. Les premiers résultats de l'étude sont en pièce jointe.
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