La France possède la plus faible tension prix sur loyers selon la Banque de France
D’après l’enquête de la Banque de France sur les prix immobiliers, la France détient le rapport prix du logement sur loyer le plus faible en comparaison à ses voisins européens. Du moins en se basant sur «les prix immobiliers en euros par mètrecarré» depuis plusieurs années.
«La hausse rapide des prix immobiliers en France depuis les annéesquatre‑vingt‑dix correspond en réalité à un phénomène de correction d’une situation initiale où les prix des actifs immobiliers étaient particulièrement modérés par rapport au niveau des loyers, en comparaison avec les autres pays du panel», explique la Banque de France pour justifier ce classement.
Et elle le justifie car ses conclusions contredisent clairement celles couramment admises lorsque l’on se base sur les indices d’années. Un mode de calcul détaillé par la BdF.
Lorsque l’on se base sur plusieurs années de référence (1980, 1990 et 2000), l’institution explique que «lesniveaux élevés des ratios prix sur loyer pour la France, la Belgique, l’Italie et l’Espagne semblent accréditer l’idée de tensions importantes sur les marchés immobiliers nationaux, tandis qu’en Allemagne la tension paraît durablement contenue, le ratio prix sur loyer présentant un niveau relativement stable sur la période».
Ainsi, quelle que soit l’année étudiée, la tension en France apparaît dans le peloton de tête (en base année 2000 elle est juste derrière la Belgique), ou en milieu de classement (comme en base 1980).
La Banque de France indique donc qu’en se basant plutôt sur les prix de l’immobilier résidentiel, la France possède une tension bien moins forte que celle qu’on lui attribue.
Dans le reste de l'étude, la Banque de France revient sur des comparatifs plus prosaïques de coût de la pierre, tableau à l’appui. «Depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, les indices de prix immobiliers résidentiels ont connu une forte croissance en Belgique, en Espagne, en France et en Italie, malgré une période de correction entamée au moment de la crise de2007‑2008», détaille le document, graphique à l’appui.
Ainsi, en France, l’indicedes prix immobiliers a été multiplié par 2,6 en Belgique, 1,6 en Italie, 2,5 enFrance et 2,2 en Espagne. La vitesse de développement des prix n’a pas été la même durant ces périodes : alors qu’elle est quasiment uniforme en Belgique, elle a connu une légère baisse en France (au moment de la crise de 2008) et une décrue très violente au même moment pour l’Espagne, suivie d’une baisse continue depuis ("-30% entre2007 et2013»). Seule l’Allemagne n’a pas connu de réelle hausse de son marché immobilier.
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