Comment les impôts locaux plombent le budget immobilier
Et si l’une des données les plus importantes dans un achat immobilier ce n'était pas focément le prix ni le taux négocié mais bien le coût des impôts locaux ? Le courtier Meilleurtaux s’est intéressé à ce que coûte un logement en impôts en fonction de la ville où les Français s’installent. Conclusion : si l’on se place sous le prisme des impôts locaux (taxe foncière et taxe d’habitation), le véritable coût d’un logement peut devenir beaucoup plus élevé d’une ville à l’autre.
Les résultats dans les 10 plus grandes villes de France :
En prenant pour exemple l’achat d’un 70 mètres carrés sur 20 ans, Marseille et Montpellier décrochent la palme du plus grand taux d’intérêt réel (taux d’intérêt auquel on ajoute un lissage mensuel des impôts locaux). Dans ces deux villes, il faut pratiquement ajouter 3 mensualités à celles payées dans le cadre du crédit immobilier. Le taux d’intérêt «réel» dans ces deux villes culmine à 4,50%. Une différence majeure lorsque l’on sait qu’au mois de mai, le taux moyen d’accession à la propriété était de 2,01%...
Dans le ventre du classement, Toulouse, Nantes, Bordeaux et Strasbourg affichent des niveaux d’impôts locaux entre 2,2 et 1,9 mensualités. Le taux d’intérêt moyen culmine dans une fourchette comprise entre 4,10% et 3,85%. Selon Maël Bernier, porte-parole chez Meilleurtaux, «la conclusion est sans appel, la fiscalité locale fait grimper le taux de peu ou prou 2 points de % dans la moitié des grandes villes de France».
Dans le bas du classement Paris ferme la marche avec un taux d’intérêt «impôts compris», à 2,45%. «Grâce au double effet cumulé d’une mensualité nettement plus élevée pour la même surface de référence et une fiscalité locale particulièrement basse», la capitale «affiche moins d’une demi-mensualité en sus», détaille l’enquête.
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