L’actualité et la veille en matière de fonds d’investissement, ainsi que les analyses sur les grandes tendances dans l’univers de la gestion d’actifs, son activité au travers des chiffres de collectes et d’évolution des encours des différentes classes d’actifs.
En pleine réorganisation, Credit Suisse annonce avoir signé la vente d’une partie «importante» de son portefeuille d’actifs titrisés «Securitized Products Group» (SPG) et d’autres activités de financement connexes à Apollo Global Management (Apollo). Cette transaction, ainsi que la vente envisagée d’autres actifs du portefeuille à des investisseurs tiers, devrait réduire les actifs du SPG de 75 milliards de dollars à environ 20 milliards, grâce à une série de transactions qui devraient être achevées d’ici la mi-2023, indique Credit Suisse. Les 20 milliards d’actifs restants, qui génèreront des revenus pour soutenir la sortie des activités du SPG, seront gérés par Apollo dans le cadre d’un accord de gestion d’une durée de cinq ans. La majorité des équipes du SPG seront transférées vers Apollo. Credit Suisse précise qu’il assurera également le financement d’une partie des actifs transférés à Apollo. La clôture de la transaction est prévue au premier semestre 2023, sous réserve des approbations réglementaires, du consentement des clients et des autres conditions de clôture habituelles.
BlackRock vient de confirmer la reclassification de 17 produits ETF, représentant 26 milliards de dollars d’encours, catégorisé actuellement article 9 du règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR). Il s’agit notamment des ETF qui suivent des indices de transitions dénommés Paris Aligned Benchmark (PAB) et Climate Transition Benchmark (CTB), tels que définis par la Commission Européenne. «La décision de reclassifier ces fonds a été prise à la lumière des nouvelles normes techniques de niveau 2 pour la réglementation SFDR et des recommandations à jour», a précisé BlackRock lors d’une déclaration officielle. Le gendarme financier européen, l’ESMA (European Securities and Markets Authority), a précisé que les fonds classifiés article 9 devraient être totalement investis dans des activités durables. Ce n’est pas le cas avec ces indices, qui cherchent plutôt à favoriser des entreprises qui fournissent des efforts sur la transition vers une économie bas-carbone. Le niveau 2 du SFDR, qui rentrera en vigueur à partir du janvier prochain, oblige les sociétés de gestion de divulguer davantage des précisions sur les approches de durabilité de leurs fonds. Cette évolution règlementaire a également touché la gestion passive d’autres gérants. UBS, Deka, et Amundi sont en train d’étudier la reclassification de leurs gammes de produits indiciels.Invesco vient de reclassifier cinq fonds ETF d’article 9 à 8, selon un communiqué aux porteurs de parts. Cette évolution impactera également la gestion active de certains gérants. NN Investment Partners, Axa Investment Management, Robeco Institutional Asset Management BV, Pacific Investment Management Co., Van Lanschot Kempen NV et Neuberger Berman Group LLC sont d’autres sociétés de gestion qui ont reclassifié leurs fonds article 9, selon Bloomberg. BlackRock, pour sa part, a maintenu la classification actuelle d’article 9 pour ses 13 fonds actifs.
Après la chute de l'empire de Samuel Bankman-Fried, la liste des victimes continue de s'allonger. Les investisseurs cherchent la liquidité et à sécuriser leurs positions.
L’année 2022 restera certainement dans les esprits des intervenants du marché de la crypto-monnaie comme l’une des années les plus éprouvantes, marquée par le début d’un crypto winter, nettement aggravé par les faiblesses de l’industrie et les piratages à grande échelle
Parmi les acteurs présents au tour de table de la plateforme d’investissement, l’investisseur Newfund, AG2R La Mondiale, le groupe Apicil et Hervé Schricke, cofondateur de Meilleurtaux.com.
Le groupe de maisons de retraite dévoilera, mardi 15 novembre, le contenu de son plan de transformation tandis que s’ouvre la conciliation avec ses créanciers.
La semaine se terminant au 9 novembre a été assez dichotomique dans les flux alloués aux fonds mondiaux, selon le «flow show» de BofA Global Research. Les fonds obligataires et monétaires ont su attirer les souscriptions, de respectivement 3 milliards et 2,4 milliards de dollars, tandis que les fonds actions et ceux sur l’or ont respectivement décollecté 4,6 milliards et 1 milliard de dollars. La catégorie des fonds en obligations affiche cependant une décollecte de 256 milliards depuis le début de l’année tandis que les fonds actions attirent en net 202 milliards. Sur cette dernière catégorie, les fonds en actions européennes ne participent toujours pas aux levées de fonds positives puisque la région subit une décollecte hebdomadaire pour la 39e semaine consécutive (-2,7 milliards). Pendant la semaine analysée, les plus gros flux obligataires se sont dirigés vers les fonds gouvernementaux (+3,7 milliards) et les fonds notés de bonne qualité «investment grade» (+1,9 milliard) tandis que les fonds de dette émergente ont fait fuir les investisseurs (-1,4 milliard). Sur les fonds actions, les investisseurs ont préféré aussi sortir des Etats-Unis (-4,1 milliards) pour la première fois sur les cinq dernières semaines ainsi que du Japon. Les fonds en actions émergentes ont attiré, eux, quelque 200 millions de dollars.
Le décalage entre la liquidité des actifs détenus dans les fonds d’investissement ouverts - par extension la façon de pouvoir les céder - et celle que ces fonds sont supposés être en mesure de déployer pour financer les demandes de rachats des investisseurs continue d’inquiéter. Après les alertes du FMI et de l’AMF en octobre, la sortie du Conseil de stabilité financière (Financial Stability Board ou FSB) sur le sujet était guettée. L’organisme, lié au Groupe des 20, est chargé de surveiller et de faire des recommandations concernant le système financier mondial. Des recommandations, le FSB en a fait en 2017 sur les vulnérabilités des fonds d’investissement ouverts découlant de leur asymétrie de liquidité (liquidity mismatch). Depuis, la situation a évolué mais pas vraiment dans le sens espéré, selon son dernier rapport sur les institutions financières non bancaires publié ce jeudi. La crise Covid-19 est passée par les marchés en mars 2020 et avait exposé la détention limitée d’actifs très liquides de certaines catégories de fonds ouverts pour faire face aux vagues massives et soudaines de demandes de rachats des investisseurs. Malgré tout, en 2020, le secteur des fonds ouverts a su se montrer, dans l’ensemble, suffisamment résilient grâce à la mise en place d’outils de gestion de liquidité pour éviter un bis repetita de 2008. Plus récemment, la crise des fonds de pension britanniques a aussi illustré l’importance du sujet de la liquidité des fonds ouverts, en particulier les fonds immobiliers locaux. Les recommandations de 2017 semblent «toujours appropriées de manière générale» mais davantage de clarté et de précisions sur ce que le FSB tente d’accomplir pourraient les rendre plus efficaces, indique l’institution.«Globalement, l’analyse des données disponibles suggère qu’il n’y a pas eu de réduction significative du degré de décalage structurel de liquidité des fonds depuis nos dernières recommandations. Alors que le secteur des fonds ouverts a grandi en termes absolus, reflétant l’importance grandissante de la finance de marché, l’impact potentiel des vulnérabilités pouvant émerger de cette asymétrie structurelle de liquidité des fonds ouverts s’est accru lui aussi », avertit le FSB. Disparités de règles entre pays Autrement dit, les régulateurs ont beau eu mettre à disposition des outils de gestion de liquidité, appliquer plus strictement les règles en matière de liquidité des fonds ouverts, le risque lié au décalage de liquidité des fonds, pouvant peser sur la stabilité financière, s’est aggravé. Dans le même temps, le sujet d’un cadre macro-prudentiel pour les fonds ouverts a continué de diviser dans le monde de la régulation financière. Le FSB pointe des disparités entre pays dans les attentes réglementaires vis-à-vis de l’adéquation entre les actifs d’un fonds ouvert et sa stratégie d’investissement ainsi que les conditions et outils utilisés pour le rachat des parts du fonds.Si plusieurs pays ont par exemple rehaussé les critères de reporting réglementaire depuis 2017, des différences subsistent quant à l’étendue, la fréquence et le contenu de ces publications périodiques. L’organisation, elle-même, reconnaît avoir eu du mal à obtenir et analyser la data nécessaire à l’évaluation de l’efficacité de ses recommandations. Elle note que la plupart des juridictions évaluées dans le cadre de son rapport demandent aux entités concernées de conduire des évaluations de liquidité permanentes au niveau des fonds selon différents scénarios. Des sortes de stress tests sur les fonds ont par ailleurs été menés dans plusieurs juridictions. Le FSB entend, dans ses futures recommandations, proposer d’améliorer la mesure et la surveillance de la liquidité des fonds. Il veut par ailleurs promouvoir une plus grande introduction et utilisation des outils de gestion de liquidité (swing pricing, anti-dilution, etc) dans les fonds ouverts. En France, selon l’Autorité des marchés financiers,«seuls 9% des classes de parts représentant 11% des encours des OPC français disposaient dans leur documentation réglementaire de la possibilité d’activer des gates». La proportion de gestionnaires ayant intégré la possibilité d’avoir recours au «swing pricing» est relativement similaire. Aussi le FSB souhaite-t-il clarifier les rôles des gérants de fonds et des régulateurs dans la mise en œuvre de ses recommandations. Les conditions des rachats de parts de fonds, basés sur la liquidité des actifs détenus en portefeuille par les fonds, doivent gagner en clarté. Révisions attendues en 2023 Le calendrier des révisions des recommandations sur la gestion du risque de liquidité dans les fonds a été dévoilé dans le rapport. En concertation avec l’Organisation internationale des commissions de valeur (OICV-Iosco), le FSB publiera un rapport consultatif mi-2023 avant de dévoiler un rapport final fin 2023. Recommandations et bonnes pratiques concernant le développement de lignes directrices sur les outils de gestion de la liquidité dans les fonds ouverts feront également l’objet d’un premier rapport intermédiaire mi-2023 puis d’un rapport final fin 2023. « Cela inclura d’identifier les facteurs que les gestionnaires devraient prendre en compte dans l’utilisation d’outils de gestion de liquidité comme le mécanisme d’anti-dilution pour imposer les coûts explicites et implicites des rachats aux investisseurs qui rachètent dans des conditions de marché normales et difficiles», précise le FSB. Avec l’aide de l’OICV, il va aussi initier, l’année prochaine, un programme pilote visant à pallier les manques de données relatifs à l’asymétrie de liquidité des fonds ouverts, à l’utilisation des outils de gestion de la liquidité et des risques de stabilité financière attenants. Ce travail se poursuivra jusqu’en 2024. Enfin, les deux institutions prévoient d’organiser un workshop sur les retours d’expérience des régulateurs des marchés financiers à travers le monde sur la conception et l’utilisation de stress tests pour les fonds ouverts. Celui-ci se tiendrait soit fin 2023 soit début 2024.
Inimaginable la semaine dernière, la chute fulgurante de la plateforme FTX et de l’empire de Samuel Bankman-Fried a provoqué la stupeur. L'univers crypto redoute un effet domino dévastateur.
Il faudra attendre encore un peu pour que cette catégorie obligataire retrouve des couleurs. Le fait d'avoir d'excellents fonds en tête par leur notation n'empêche pas des performances négatives d'ensemble.
Semaine prolifique même réduite à quatre jours ! Sept annonces à recenser avec, entre autres, des fonds thématiques dans l'univers du technologique et du numérique, et des fonds actions qui s'affichent "article 9" tandis que d'autres repassent... en 8.
Moonfare, une plateforme digitale qui commercialise des fonds de private equity, va lancer une plateforme d’investissement dédiée aux family offices. Pour ce faire, elle s’appuie sur une étude montrant l’accroissement dans l’allocation de ces entités aux marchés privés et ce au détriment de leur exposition aux actifs cotés traditionnels. «Plus de 50 % des sondés gardent des perspectives positives quant aux actifs sur les marchés privés, alors que plus de 70 % d’entre eux ont une perception négative des actions cotées pour l’année à venir», explique Moonfare. Dans ce cadre, le Moonfare Private Investment Office (MPIO) doit renforcer la base de plus de 80 family officeset leur faciliter l’accès à des fonds privés exclusifs, incluant par exemple des fonds technologiques américains gérés par des acteurs de premier plan ainsi que des opportunités de co-investissement. La plateforme offre également une base de fonds prospective et des rapports de due diligence exclusifs sur les fonds-cibles en amont de leur lancement, ainsi qu’un accès aux webinaires des GP et aux rapports sur leurs fonds. Par ailleurs, afin de répondre à la préoccupation première exprimée par les établissements quant à la liquidité des actifs - 74% des sondés considèrent qu’il s’agit d’un obstacle important - Moonfare a établi un partenariat avec l’opérateur spécialisé sur les investissements secondaires en private equity Lexington Partners qui doit apporter une liquidité institutionnelle à la plateforme lors d’enchères semestrielles.
Les salariés actionnaires dénoncent le conflit d’intérêts potentiel du PDG, Jean-Bernard Lévy, et demandent un nouveau vote sur l’offre de l’Etat, auquel il ne participerait pas.
Né de la transformation d'un groupement foncier forestier, le groupement forestier d’investissement GFI Vatel est d’ores et déjà investi à plus de 80 % de son actif.
Sous l’emballage marketing de ces SCPI, se cachent plus de lignes de frais, probablement plus d’instabilité et un coût total finalement proche de celui des SCPI dites «traditionnelles». La balance est même favorable à celles-ci après quelques années. Démonstration, chiffres à l’appui.
Selon la Banque centrale européenne, ce prélèvement temporaire pourrait porter atteinte à la situation financière des prêteurs et perturber la politique monétaire.
La présence de fonds bien notés en tête de classement sur un an alors que leurs performances sont dans le rouge, démontre que l'univers d'investissement de la zone euro est l'un des plus délicats. Pour autant, la résistance des meilleurs est excellente.
Quatre nouveaux fonds cette semaine avec du classique côté thématique tandis que d'autres font entendre une nouvelle musique : le retour de fonds alternatifs...
L’entrée en vigueur des normes techniques de niveau 2 de la règlementation européenne sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur financier (SFDR) est prévue pour le 1er janvier 2023. Mais plus l’industrie de la gestion d’actifs s’approche de l’échéance, plus des études sortent pointant des défaillances dans les fonds catégorisés par leurs gérants comme Article 9, la catégorie de fonds la plus stricte de SFDR. Après fe fundinfo qui estimait que 1.500 fonds pourraient perdre leur classification Article 9 et Morningstar qui recensait le déclassement de 41 fonds en Article 8, c’est au tour de Clarity AI de douter de la «sincérité» de la durabilité des fonds Article 9. Dans une recherche publiée ce jeudi, la plateforme technologique d’analyse sur la durabilité a sondé 750 fonds Article 9 qui disposaient d’informations sur au moins 80% des titres détenus en portefeuille. Sa conclusion? Environ 40% des fonds analysés avaient plus de 5% de leurs actifs investis dans des sociétés ayant violé soit les principes du Global Compact des Nations Unies soit les lignes directrices de l’OCDE établis pour les multinationales. 20% des fonds analysés en détenaient pour plus de 10% de leurs actifs. De fait, les fonds pourraient ne pas être en ligne avec le critère d’investissements durables de SFDR pour les fonds Article 9 qui implique notamment que ces investissements ne doivent pas nuire à des objectifs environnementaux ou sociaux. D’après la recherche de Clarity AI, les fonds Article 9 concernés ont investi dans 166 sociétés différentes qui ont violé soit les principes du Global Compact soit les lignes directrices de l’OCDE. Les violations incluent la corruption, des pratiques anti-concurrentielles ou encore des dommages causés à l’environnement.
La banque en ligne de la Société Générale propose trois fonds de capital investissement gérés par Amundi, Oddo BHF et Eurazeo à destination des particuliers.
Quatre dispositifs sont à privilégier avant la fin de l'année pour réduire sa facture fiscale et pallier une inflation en hausse et des rendements financiers moyens en baisse.
La Réserve fédérale américaine a relevé ses taux de 75 points de base, mais elle laisse entrevoir un pivot de sa politique monétaire... après un taux terminal plus élevé.
FE fundinfo, un fournisseur de données pour les fonds d’investissement, va étendre le périmètre des données environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) européennes qu’il fournit au fabricant d’indices MSCI et ses clients. MSCI aura ainsi accès à l’ensemble des données des templates ESG européens (EET) de FE fundinfo. Ces fichiers EET, créés par le groupede travail européen du secteur financier (FinDatEx),regroupent et harmonisent, en un modèle de fichier unique, toutes les informations extra-financières des fonds concernés. Les distributeurs de fonds, les fonds de fonds et les assureurs sont censés utiliser ces informations notamment pour être en conformité dans leur reporting clients quant à la prise en compte des aspects extra-financiers tels que définis dans les directives européennes Insurance Distribution Directive (IDD), Mifid II, SFDR ou encore la taxonomie verte européenne. Philipp Portmann, responsable du développement de l’activité et de la stratégie chez FE fundinfo, estime qu’il «reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant que la standardisation des informations et l’intégration des facteurs de durabilité au niveau des entités, des services et des produits ne deviennent la norme dans le secteur. Cependant, cet accord est un excellent exemple de la manière dont la collaboration des acteurs du marché peut apporter une plus grande transparence aux investisseurs en démocratisant les données, en facilitant leur accessibilité et en rationalisant leur distribution», commente-t-il dans un communiqué.
Quarante et un fonds ont été rétrogradés de l’article 9 à l’article 8 au troisième trimestre, selon la dernière étude de Morningstar sur les fonds relevant de la réglementation SFDR. Il s’agit notamment de fonds de NN IP (qui appartient désormais au groupe Goldman Sachs), de Deka, d’Axa Investment Managers et de Neuberger Berman.Ces reclassements font suite à la publication des questions-réponses de la Commission européenne en juin 2021 et à l’annonce de l’enquête de l’AFM, le régulateur néerlandais, en septembre 2022, observe Morningstar. Celles-ci ont précisé que les fonds classés article 9 ne peuvent investir que dans des investissements durables sur la base de la définition fournie par l’article 2 n° 17 du règlement Disclosure, à l’exception des liquidités et des actifs utilisés à des fins de couverture.
Quarante et un fonds ont été rétrogradés de l’article 9 à l’article 8 au troisième trimestre, selon la dernière étude de Morningstar sur les fonds relevant de la réglementation SFDR. Il s’agit notamment de fonds de NN IP (qui appartient désormais au groupe Goldman Sachs), de Deka, d’Axa Investment Managers et de Neuberger Berman. Ces reclassements font suite à la publication des questions-réponses de la Commission européenne en juin 2021 et à l’annonce de l’enquête de l’AFM, le régulateur néerlandais, en septembre 2022, observe Morningstar. Celles-ci ont précisé que les fonds classés article 9 ne peuvent investir que dans des investissements durables sur la base de la définition fournie par l’article 2 n° 17 du règlement Disclosure, à l’exception des liquidités et des actifs utilisés à des fins de couverture. NN IP a été parmi les premiers gestionnaires d’actifs à reclasser les fonds de l’article 9 en fonds de l’article 8 au deuxième trimestre, et a déclassé près de 20 stratégies cette année. Plus récemment, Deka Investment a déclassé sept ETF climatiques. Les ETF Deka MSCI Climate Change ESG Select suivent des indices de référence conçus pour réduire l’intensité carbone des portefeuilles conformément à la norme de l’EU Climate Transition Benchmark. Deka a noté que les indices sous-jacents ne sont pas conçus pour inclure uniquement des investissements durables tels que définis par SFDR ; par conséquent, les fonds n’ont pas pu conserver leur classification article 9. Neuberger Berman a également changé le statut de quatre fonds de l’article 9 à l’article 8, dont le Neuberger Berman Global Sustainable Equity Fund et le Neuberger Berman Systematic Global Sustainable Value Fund, pour la même raison. Neuberger Berman a indiqué qu'à l’origine, elle «avait fixé un seuil minimum d’investissement durable de 80 % pour les fonds de l’article 9». Ce qui est insuffisant. Axa IM a déclassé 21 stratégies de l’article 9 à l’article 8 au cours des derniers mois et a fait part de son intention de déclasser 24 autres stratégies dans un avenir proche. En outre, fin septembre, Robeco a annoncé qu’elle allait reclasser sept stratégies article 9 en article 8, les deux plus importantes étant RobecoSAM Global SDG Credits et RobecoSAM Global SDG Engagement Equities. Selon Robeco, ces stratégies ne peuvent pas être considérées comme des investissements durables selon la définition de SFDR car elles investissent dans des entreprises qui peuvent contribuer négativement aux ODD. À la lumière de tous ces développements récents, Morningstar anticipe une diminution du nombre de produits relevant de l’article 9 diminue au cours des six prochains mois par rapport à son niveau actuel de 1.080 fonds (représentant 4,3 % des fonds distribués dans l’UE). Malgré une baisse de l’univers, les fonds article 9 ont enregistré une collecte de 12,6 milliards d’euros, soit le double de celle du deuxième trimestre, portée par les stratégies passives. Au total, les actifs des fonds relevant des articles 8 et 9 ont augmenté de près de 3% au cours du troisième trimestre pour atteindre 4.300 milliards d’euros. La part de marché des actifs des fonds article 8 et article 9 a continué d’augmenter et a atteint 53,5% à la fin du mois de septembre.