L’actualité et la veille en matière de fonds d’investissement, ainsi que les analyses sur les grandes tendances dans l’univers de la gestion d’actifs, son activité au travers des chiffres de collectes et d’évolution des encours des différentes classes d’actifs.
Une semaine moins riche que les précédentes. Avec un nouveau fonds obligataire sur les tendances de long terme qui démontre bien que ce type d'investissement n'est pas l'apanage des fonds actions.
La difficulté de cette catégorie reste sa taille et l'univers d'investissement couvert. Cela étant, à condition d'accepter sa forte volatilité, elle recèle des pépites. Dont certaines sont par ailleurs très bien notées...
En 2022, les frais sont restés stables pour 8 services sur 14, révèle l’Observatoire de la Banque de France, alors que Bercy a demandé aux banques de contenir la hausse l’an prochain.
Le département américain de la justice a ouvert une enquête pour déterminer si Credit Suisse a aidédes clients américains à cacher des actifs financiersaux autorités, huit ans après que la banque a payé 2,6 milliards de dollars dans une affaire d'évasion fiscale. Selon des sourcesjudiciaires, ce sont d’anciens employés qui ont dénoncé la banque. Credit Suisse avait plaidé coupable en 2014, admettant qu’elle avait aidé des milliers d’Américains à échapper à l’impôt. L’accord signé à l'époque l’obligeait à fermer «tous les comptes américains non déclarés aux services des impôts». La banque basée à Zurich nie toute conduite inappropriée et déclare qu’elle coopère avec les autorités américaines. «Credit Suisse ne tolère pas l'évasion fiscale», déclarela banque dans un communiqué. «Nous avons mis en œuvre des améliorations considérables depuis 2014, pour écarter les individus qui cherchent à dissimuler des avoirs auprès des autorités fiscales. Notre politique consiste à fermer les comptes non déclaréslorsqu’ils sont identifiés, et àsanctionner tout employé qui ne se conforme pas à la politique de la banque ou est en deçà des normes de conduite élevées de la Suisse.»
Les problèmes de liquidité des fonds immobiliers britanniques reviennent sur le devant de la scène pour la troisième fois en six ans. Touchés par le Brexit en 2016 puis par la pandémie de Covid en 2020, nombre de fonds immobiliers locaux avaient dû être suspendus voire liquidés en raison de fortes demandes de rachats des investisseurs mais aussi d’incertitudes sur les valorisations des actifs en portefeuille. L’origine de ce nouvel épisode de crise diffère cependant. Ces derniers mois, les gérants de fonds immobiliers britanniques se retrouvent confrontés à des demandes massives de rachats d’institutionnels inquiets de la hausse des taux, qui a récemment détruit leur coussin de liquidité pour beaucoup, et de la volatilité des marchés. Face à ces demandes, certains (BlackRock, CBRE et Schroders) ont différé le paiement des rachats ou ont troqué la liquidité quotidienne de leurs fonds pour une liquidité mensuelle comme c’est le cas de Columbia Threadneedle. Ce qui a donné lieu à des restrictions sur le montant pouvant être retiré de leurs fonds par les institutionnels britanniques actuellement en mal de cash. D’ailleurs, du côté des fonds retail, une première suspension a été annoncée ce mardi par ce même Columbia Threadneedle qui a suspendu les transactions de son fondsCT UK Property Authorised Investment Fund, d’une valeur de 453 millions de livres et ouvert aux particuliers, et de celles de son fonds nourricier. Leurs rendementscontinueront néanmoins d'être versés pendant la suspension des transactions. Schroders indiquait en septembre que les demandes de rachats atteignaient 65,1 millions de livres (74,3 millions d’euros) pour son fonds Capital UK Real Estate aux encours de 2,6 milliards de livres. La firme a choisi de payer 7,8 millions de livres le 3 octobre puis le reste soit au 3 juillet 2023 soit avant à une date restant à déterminer. «Les fonds touchés jusqu'à présent sont des fonds institutionnels axés sur l’investissement dans l’immobilier commercial (bureaux, industries et commerces). Les niveaux de liquidités des fonds BlackRock, CBRE et Threadneedle variaient de 2 à 6% au deuxième trimestre 2022 selon les données de l’indice MSCI/AREF UK Quarterly Property Fund Index», précise Sara Malinowsky, analyste senior chez Fitch Ratings, à L’Agefi. Difficile équilibre à trouver sur les rachats L’agence de notation considère le fait de détenir des actifs de long-terme et d’offrir la possibilité de rachats à court terme comme «une faille structurelle» du marché des fonds immobiliers britanniques. Le risque est grand selon elle que les suspensions de rachats (gates) fassent leur retour dans ces fonds comme en 2016 et en 2020 si les gérants manquent de liquidités pour répondre aux demandes de rachats ou si la volatilité rend difficile la cession d’actifs. «Le risque de contagion a été contenu jusqu’à présent mais l’augmentation des demandes de rachats pourrait amener certains fonds à réaliser des ventes forcées, faisant baisser le prix des actifs. Cela pourrait avoir un effet d’entraînement sur d’autres fonds, par le biais de rendements plus faibles, ce qui pourrait déclencher des retraits plus généralisés», observe l’agence dans une note consacrée au secteur. La pression est d’autant plus grande pour les fonds concernés que leurs problèmes d’illiquidité sont dans le viseur du régulateur Financial Conduct Authority, ce qui ajoute de l’incertitude au secteur. La FCA propose depuis mars 2021 qu’un délai de préavis de 90 à 180 jours soit introduit pour les demandes de rachats. La proposition est toujours en discussions. Le régulateur a aussi lancé une structure de fonds dédiée aux actifs illiquides, le long-term asset fund (LTAF), qui impose une période de préavis de 90 jours pour les rachats et dont l’adoption par les fonds immobiliers pourrait s’accélérer selon Fitch si les problèmes de liquidité persistent. Fitch estime qu’un cadre réglementaire sur les délais de préavis pour les rachats «améliorerait tant la gestion de la liquidité que la stabilité financière des fonds immobiliers britanniques». Cependant, la possibilité d’obtenir rapidement du cash en se retirant des fonds reste un facteur clé dans les décisions d’allocation des investisseurs, note l’agence. Dès lors, des délais de préavis plus longs pour les rachats pourraient les dissuader d’abonder les fonds immobiliers britanniques, amenant par conséquent à de nouvelles fermetures de produits. «La réaction du marché à un nouveau cadre réglementaire dépendra de ses spécificités. Les réactions reçues lors de la consultation de la FCA l’ont illustré : les positions à l'égard de la proposition de délai de préavis étaient très nuancées», observe Sara Malinowsky.
Devenue société à mission en juin dernier, Epsor annonce s'être fixée cinq objectifs sociaux et environnementaux. La compagnie spécialisée dans l’épargne des salariés souhaite dans un premier temps continuer de promouvoir le partage de la valeur et la démocratisation de l'épargne au sein del’entreprise. Par conséquent, elle s’engage à assurer un accompagnement individualisé basé sur le projet de vie de chacun. De ce fait, la société digitale ambitionne de participer à une transition solidaire et faire partie d’un mouvement d’acteurs engagés «autour des valeurs d’inclusion, de diversité et mobilisé sur des enjeux sociaux, sociétaux et environnementaux». «Un comité de mission sera mis en place et sera chargé du suivi de l’exécution de la mission. Chaque année, il présentera un rapport joint au rapport de gestion à l‘Assemblée Générale Ordinaire», précise Epsor dans un communiqué. Sur la voie du responsable Epsor s’est également rapproché de Greenly pour la réalisation de son bilan carbone pour l’exercice 2021. Celui-ci fait état de 182t de CO2 émises, soit 2,1t par collaborateur.Peu exhaustif pour le moment, Epsor et Greenly souhaitent aboutir l’an prochain à un bilan carbone plus accompli, qui comprendra les émissions produites par les encours détenus. En revanche, son étude sur l’épargne responsable a donné naissance à un outil en ligne accessible aux épargnants afin de comparer les fonds labellisés ou non. Ce dernier indique également l’empreinte carbone de chacun des fonds. A titre d’exemple, le fonds EdR Sicav Tricolore Rendement émet, pour 1.000 euros investis,295 kg de CO2 (l'équivalent de 1 500 kilomètres en voiture). Bien qu’il exclut le secteur du charbon, du tabac et de l’armement, on retrouve entre autres dans le top cinq des entreprises financées au sein du fonds,TotalEnergies, LVMH et Airbus. Ce dernier obtient par Epsor un score impact de 57/100, malgré sa double labellisation ISR et Relance.
La Française vient de promouvoir Antoine Curchod au poste de directeur adjoint de la gestion actions, a annoncé ce dernier sur LinkedIn. Il est gérant du fonds La Française Actions France PME depuis 2018. Il a commencé sa carrière comme analyste actions pour ce même fonds un an plus tôt.
Sur la prochaine décennie, il est probable que les marchés actions ne monteront pas en ligne droite, il faut donc être sélectif et la gestion active retrouve ainsi sa pertinence.
Les fonds d’investissement ont rencontré une forte prudence de la part de leurs porteurs de parts entre le 29 septembre et le 5 octobre. Le monétaire a reçu 88,8 milliards de dollars nets sur la semaine, tandis que les autres classes d’actifs ont toutes décollecté, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire de BofA Global Research sur les flux dans les fonds d’investissement. Les stratégies obligataires ont ainsi rendu plus d’argent qu’elle n’en ont reçu, à -18,3 milliards de dollars, celles sur les actions également à -3,3 milliards, et celles sur l’or de -0,2 milliard. Au sein des fonds obligataires, seuls ceux investis sur la dette souveraine au nominal ont affiché des souscriptions nettes positives (+4,2 milliards de dollars). Les plus forts retraits se sont concentrés sur deux types de fonds obligataires : ceux en dettes d’entreprises investment grade, avec 12,5 milliards de dollars de retraits, et ceux en dettes émergentes (-4,4 milliards). Dans les actions, les flux sont contenus. Les fonds d’actions américaines ont rendu 3,4 milliards de dollars, tandis que ceux d’actions japonaises ont attiré 1,5 milliard. La décollecte des fonds d’actions européennes est en-dessous du milliard (0,6 milliard), et la collecte sur les émergents est également assez faible (+0,7 milliard). Dans l’univers étatsunien, seuls les fonds value s’en sortent, avec à peine 1,2 milliard de dollars de flux nets. A l’opposé, la décollecte touche beaucoup de segments, mais avec une magnitude très relative. Dans les trois derniers, on retrouve les fonds de matériaux (-2,4 milliards), les fonds gérés selon une stratégie croissance (-1,2 milliard), et les fonds de moyennes capitalisations (-1,1 milliard).
Cinq fonds ont été lancés cette semaine. Un peu moins que la semaine dernière mais les grandes tendances sont toujours bien présentes à base de private equity, de thèmes notamment dans le domaine de l'ESG et d'immobilier spécialisé...
La catégorie de fonds composés d'actions d'Amérique du nord démontre que l'on peut figurer parmi les moins bien notés et tirer son épingle du jeu cette année, contrairement aux plus performants sur la durée. , L'effet dollar est également un moteur de performance à surveiller...
Fund Channel, la plateforme de distribution de fonds B to B d’Amundi et l’Union Mutualiste Retraite (UMR), spécialisée en épargne retraite, ont annoncé jeudi la signature d’un accord de partenariat stratégique dans les métiers de l’épargne-retraite et de l’assurance-vie. Avec cet accord, l’UMR aura accès aux 600 gérants d’actifs disponibles sur la plateforme de Fund Channel pour lui permettre de diversifier son offre de solutions d’investissement d’épargne retraite. Créée en 2002, l’UMR gère 11,5 milliards d’euros d’encours (en valeur de marché) pour le compte de ses 374.436 adhérents. Elle a développé une gamme de PER (Plan d’épargne retraite) dans le prolongement de la Loi Pacte, proposant de nombreuses unités de comptes (UC).
Un fonds sur sept étiqueté comme durable a une intensité d'émissions de carbone supérieure à la moyenne de tous les fonds d’investissement, et aucun fonds étiqueté comme climatique n’a un portefeuille totalement aligné sur l’objectif de l’Accord de Paris, selon une étude publiée mardi que Reuters s’est procurée. L’analyse, menée par la plateforme de données et de technologies de durabilité ESG Book, est la dernière en date à remettre en question la fiabilité des fonds qui se présentent comme durables sur la base de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).
L’égalité entre les hommes et les femmes progresse au sein des sociétés de gestion, mais des déséquilibres persistent, montre la dernière étude «Mixité au sein des sociétés de gestion» réalisée par l’Association de la gestion financière (AFG) et qui doit être présentée ce jeudi matin.Entre 2019 et 2021, l’index d’égalité professionnelle* moyen des acteurs de la gestion d’actifs a progressé, de 84,6 points à 86,1 points. Le maximum étant 100 points. Cet outil, créé par la loi Avenir Professionnel de septembre 2018, a été conçu pour réduire les inégalités entre les femmes et les hommes dans le monde du travail en France.Malgré cette hausse, les rémunérations entre les hommes et les femmes restent inégales au sein du secteur de la gestion d’actifs. Les hommes gagnent en moyenne 123.000 euros par an, tandis que les femmes ne touchent que 97.400 euros (salaire brut, hors primes). Cela représente un écart de 21 %. S’agissant des cadres, les hommes perçoivent en moyenne 124.230 euros et les femmes 100.465 euros, tous métiers, niveaux hiérarchiques et temps de travail confondus, soit un différentiel de 19 %.Moins de femmes à des postes de direction«Ces différentes s’expliquent principalement par la sous-représentation des femmes parmi les professionnels de l’investissement et les postes de direction», explique l’AFG dans son étude. De plus, les plus hautes rémunérations sont principalement masculines. En moyenne, un cinquième seulement des postes avec les plus hautes rémunérations est occupé par des femmes…De fait, les femmes qui travaillent au sein des sociétés de gestion n’occupent pas forcément les meilleures places. Les sociétés de gestion emploient 42 % de femmes et 58 % d’hommes en 2021, un niveau resté stable en deux ans. Or, cette répartition inégalitaire ne fait que s’accentuer à mesure que l’on gravit les échelons de l’entreprise. Ainsi, seulement 40 % des cadres sont des femmes. Et parmi les managers, 34 % sont des femmes. Pour les postes de direction, l’écart se creuse, avec une proposition de 35 % dans les comex. Enfin, les conseils d’administration sont les entités les moins mixtes avec 25 % de femmes.Les femmes dominent le marketing et la communicationAutre constat embarrassant: les femmes sont peu représentées dans la gestion des investissements en tant que telle, soit le cœur de l’activité des sociétés de gestion. Elles ne constituent que 29 % des professionnels de l’investissement et 21 % des managers dans ce métier. Le métier où les femmes sont les plus représentées est celui du marketing et de la communication, avec 62 % de présence. Elles sont aussi majoritaires (56 %) dans le management de ce métier. «Notre enquête n’a pas pour but d’expliquer ce phénomène, qui d’ailleurs a cours dans d’autres secteurs. Nous observons par ailleurs qu’il y a plus d’hommes dans les écoles d’ingénieur et dans les filières de finance. Ces métiers de professionnels de la gestion sont historiquement plus masculins, d’où la difficulté d’un meilleur équilibre hommes/femmes», commente Juba Ihaddaden, économiste de l’AFG et l’un des auteurs de l’étude. Dans la vente, autre métier clé des sociétés de gestion, les femmes ne sont que 43 % des salariés et 41 % des managers.Des recrutements plus fémininsL’association professionnel observe tout de même des évolutions «encourageantes» pour la mixité du côté des recrutements et des promotions. Ainsi, en 2021, 44 % des personnes recrutées étaient des femmes, un pourcentage légèrement supérieur à la part de femmes dans les effectifs totaux actuels des sociétés de gestion. De plus, le taux de promotion en 2021 a été le même pour les hommes et les femmes, soit 7 %. Mais dans ces deux domaines, on note toujours des disparités par métier, avec une plus forte propension à recruter des femmes dans les métiers marketing et communication que dans la gestion. Toutefois, le pourcentage de femmes recrutées dans la gestion a été de 33 %, soit légèrement plus que le taux de salariées (29 %), ce qui est plutôt de bon augure. L’égalité des chances, un sujet émergentLa mixité et la diversité ne se résumant pas uniquement à la place des femmes dans les entreprises, l’AFG a pour la première fois publié une étude sur l’égalité des chances. Cette première édition mesure l’implication des sociétés de gestion sur ce sujet et son évolution, avec comme ambition de «proposer les actions d’accompagnement adéquates». Contrairement à l’étude sur les femmes, aucune statistique n’est publiée sur la composition des effectifs des sociétés de gestion en matière de diversité socio-économique.L’étude montre seulement que 47 % des sociétés de gestion sensibilisent les personnes en charge du recrutement aux questions liées à l’égalité des chances. De plus, 40 % des acteurs étendent la cible des établissements d’enseignement supérieur dans laquelle ils recrutent, tandis que 9 % ont recours à des cabinets de recrutement spécialisés. En revanche, 54 % des sociétés de gestion sont dépourvues de dispositif en faveur de l’égalité des chance, hors recrutement. La prise en compte de ce sujet reste largement «embryonnaire», note l’AFG. Signe du manque de maturité dans ce domaine, une majorité de sociétés de gestion attendent de l’aide dans ce domaine de la part de leur association, sous forme de fiches de partage de bonnes pratiques, de webinaires ou encore de la mise à disposition d’un questionnaire d’enquête interne permettant de mieux mesurer la diversité socio-économique au sein de l’entreprise. * L’Index, sur 100 points, se calcule à partir de 4 à 5 indicateurs selon que l’entreprise fait moins ou plus de 250 salariés:L’écart de rémunération femmes-hommes,L’écart de répartition des augmentations individuelles,L’écart de répartition des promotions (uniquement dans les entreprises de plus de 250 salariés),Le nombre de salariées augmentées à leur retour de congé de maternité,La parité parmi les 10 plus hautes rémunérations.
La filiale d’assurance vie de Crédit Mutuel Arkéa met à disposition des CGP une nouvelle gamme de fonds non cotés et responsables composée de six fonds positionnés sur trois classes d’actifs différentes.
L'AM Tech Day organisé par L'Agefi a montré que l’attrait des particuliers pour l’ESG ou des actifs privés forçait les gestionnaires à trouver des solutions techniques pour industrialiser les processus de distribution.