L’actualité et la veille en matière de fonds d’investissement, ainsi que les analyses sur les grandes tendances dans l’univers de la gestion d’actifs, son activité au travers des chiffres de collectes et d’évolution des encours des différentes classes d’actifs.
Les fonds d’investissement se positionnent de plus en plus sur les conseillers en gestion de patrimoine qui misent sur la diversification face à l’inflation.
Deuxième mois de collecte record pour le LivretA. Selon les données publiées mercredi par la Caisse des Dépôts, la collecte sur le livret réglementé culmine à 4,49 milliards d’euros au mois d’août 2022, soit le plus haut niveau enregistré depuis 2009 et la généralisation de sa distribution à tous les guichets bancaires. Déjà, la collecte avait atteint un record en juillet à +2,64 milliards d’euros. A fin août 2022, l’encours du LivretA atteint 367 milliards d’euros alors que la collecte cumulée depuis le début d’année ressort à 23,62 milliards d’euros. Depuis le 1eraoût 2022, le taux de rémunération du LivretA est passé de 1% à 2% après que l’exécutif a suivi la recommandation de la Banque de France à la suite de la flambée de l’inflation. Ce taux avait déjà augmenté de 0,5 point de pourcentage à 1% en février 2022. Avec un taux d’inflation en France de 5,9% sur un an en août selon l’Insee, son taux réel reste toutefois négatif. Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) a pour sa part attiré 780 millions d’euros supplémentaires, portant sa collecte cumulée depuis le début de l’année à 3,84 milliards d’euros et ses encours à 130,1 milliards d’euros. Aligné sur le LivretA, son taux de rémunération a grimpé à 2% au 1eraoût 2022.
DNCA Investments a annoncé ce 21 septembre le lancement d’un produit d’épargne retraite, en coopération avec Gan Eurocourtage, et commercialisé par le cabinet en gestion de patrimoine Astoria Finance. Dénommé « DNCA Optimum Retraite », le produit est construit en architecture ouverte, avec trois modes de gestion : sous mandat, avec trois profils de risques (prudent, équilibré, et dynamique), à horizon, ou libre. L'équipe de sélection de fonds de DNCA est dirigée par David Tissandier, assisté d’Axel Wallen et deJean Carlou, récemment arrivé de La Française. Les versements libres sont possibles à partir de 150 euros, et les versements programmés à partir de 100 euros.
Le tierce partie marketeur MyFunds Office vient de signer un accord avec LV Continuum & Co afin de commercialiser un fonds obligataire en France et à Monaco, a appris Newsmanagers. Il s’agit du fonds dénommé L.V. Continuum & Co. Limited Global Fixed Inc Opportunity Fund FC EUR Cap. Ce véhicule, domicilié au Luxembourg, est destiné aux clients institutionnels, aux family offices et aux particuliers Ultra High Net Worth (UHNW). Le fonds en question vise à investir dans des obligations mondiales après une analyse top down et une évaluation des facteurs ESG. L’équipe de gestion va notamment cibler les obligations de qualité avec des coupons élevés, et piloter une duration courte. Le véhicule est catégorisé article 8 selon le règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR). LV Continuum est une société de gestion hongkongaise fondée par Marie-Louise Jungels en 2012.
L’industrie mondiale des fonds traverse une année 2022 extrêmement compliquée après plusieurs crus favorables voire très favorables. Les encours internationaux des fonds d’investissements ouverts (fonds de fonds inclus) ont baissé de 5,5% (-3.685 milliards d’euros) au deuxième trimestre 2022, revenant à 61.982 milliards d’euros à fin juin 2022. Ces actifs étaient répartis dans 152.888 fonds distribués sur 46 marchés à travers le monde selon les statistiques publiées ce mercredi par l’association européenne de la gestion d’actifs Efama. Depuis le début de l’année, les fonds ouverts dans le monde ont perdu environ 8% de leurs encours.
Exclusions minimalistes, méthode «Best in Class» dépassée, absence de recherche d’impact et d’objectifs ESG explicites…: des acteurs de marché font entendre leurs critiques pour pousser à une refonte ambitieuse du label ISR français. Au cours de la consultation menée cet été (jusqu’au 9 septembre) par le nouveau comité ISR, après la publication de ses premières orientations, certains craignent que seuls les professionnels de la finance aient été entendus. «Si la réforme vise à répondre aux attentes de l’industrie par un niveau d’exigence plus élevé mais toujours très faible, l’objectif sera atteint. A notre sens, l’objectif est avant tout de répondre aux attentes des épargnants français, en leur apportant les gages de qualité développement durable et les points de repère qu’ils attendent », affirme Mirova dans sa réponse au comité du label. Créé en 2016, le label français ISR est appelé à faire peau neuve dans les mois prochains, en tenant compte des remarques des acteurs de la Place. «La liste des personnes auditionnées gagnerait à être publiée comme cela a été le cas pour le rapport de l’Inspection Générale des Finances (NOV 2020)», ajoute le cabinet de conseil en investissement et finance durable Axylia. Aucun représentant des épargnants ne fait d’ailleurs partie du comité du label ISR. Des grandes disparités entre les fonds ISR Globalement, les participants qui partagent leurs réponses à la consultation saluent l’intégration de la double matérialité dans un futur référentiel du label, même si le règlement européen SFDR le consacre déjà. Ils encouragent la mise en place d’exigences minimales sur le climat, et l’idée d’un socle commun ISR pouvant accueillir des niveaux d’exigences supplémentaires. Mais, pour les investisseurs responsables réunis au sein du FIR, «le niveau d’exigence du label doit être significativement durci pour en garantir la crédibilité et l’utilité», surtout après des années de forte croissance. «Avec plus de 1.000 fonds labellisés au sein de plus de 170 sociétés de gestion, le label a bien joué son rôle et a fait progresser les acteurs », rappelait le comité du label. Derrière l’explosion des encours (690 milliards d’euros), la qualité n’est pas toujours au rendez-vous, observe Axylia. Selon le cabinet, 60% des encours de fonds labellisés ISR de droit français (0% pour les mêmes de droit étranger) sont constitués par des fonds monétaires dont l’exigence ISR a été mentionnée comme « minimale » par l’IGF. Un premier ménage pourrait être réalisé pour sortir des fonds monétaires, par essence non durables. Repenser l’ISR La façon de faire de l’ISR, à travers la méthode dite du « best in class », visant à réduire de 20 % l’univers d’investissement des fonds par élimination des valeurs ayant les moins bonnes notes ESG, fait débat. «Ce postulat nous parait obsolète par rapport aux pratiques actuelles de marché (…) la simple et très minimale exigence de « ne pas faire de mal » à travers les choix d’investissement n’étant même pas garantie», explique Mirova. Pour éviter le greenwashing et identifier les moins bons fonds, Axylia propose de cibler les fonds qui font moins d’efforts que l’indice traditionnel (MSCI Europe). Pour la méthode, le cabinet estime que l’on ne devrait rien pas imposer mais plutôt faire confiance aux gérants ou favoriser l’impact ou la méthode ‘best in universe’. «Une notation ESG supérieure de 20% à l’indice de référence du fonds serait plus exigeante et déjà utilisée par des gérants», écrit le cabinet. Le FIR milite pour une approche par niveaux, cohérente avec le référentiel des «article 8 et 9» de SFDR. Le premier socle de l’ISR répondrait aux critères d’un «article 8+», avec par exemple un objectif d’alignement sur les accords de Paris, des critères d’exclusion dont le tabac, un dialogue actionnarial renforcé et transparent…. Pour les fonds ISR supérieurs, des critères d’impact seraient retenus. « Le label a déjà évolué vers des objectifs de résultats au-delà des seules exigences de moyens, avec l’ajout d’une obligation de surperformance sur deux indicateurs E,S,G ou droits humains définis ex ante », affirme Anne-Claire Imperiale, responsable ESG et engagement chez Sycomore. Les auditeurs de la labellisation des fonds (Afnor Certification, EY France, et Deloitte) auraient aussi leur rôle à jouer. «Ils devraient pouvoir s’exprimer davantage sur la qualité de la gestion et de la sélection ESG des fonds audités, sur la crédibilité des objectifs et leur pertinence», assure-t-elle. Pour les fonds tournés vers le climat, «il conviendrait d’exclure les entreprises actives dans le secteur fossile sur la base des critères de la taxonomie européenne (…) et la mise en cohérence avec le principe Do not significant harm (DNSH)», croit le FIR. Les exclusions devraient être partout renforcée selon l’association des «Acteurs de la Finance durable» qui se prononce pour la sortie non seulement du charbon et des fossiles non conventionnels dans tous le fonds, mais aussi de de toutes les entreprises du secteur fossile «n’ayant pas mis en place de stratégie de mesure, de rapportage et de réduction des émissions de méthane compatible avec une trajectoire 1.5°C». L’exclusion du tabac est également demandée. «La façon dont seront appréhendées la gestion des controverses, l’intégration des Principal Adverse Indicators, le détail des seuils appliqués aux exclusions fixeront le réel niveau d’ambition du label au-delà de l’affirmation de principe», déclare Mirova. Derrière ce lourd travail technique, le renouvellement du label devra s’accompagner d’une plus grande lisibilité et clarté pour l’épargnant.
La démocratisation du non coté continue de susciter des vocations. Tikehau Capital lance ce mardi Opale Capital, une plateforme digitale conçue pour faciliter l’accès à l’investissement dans le non-coté aux conseillers en gestion de patrimoine en France. Opale Capital proposera à ces investisseurs et à leurs clients particuliers d’investir dans une sélection de fonds traditionnellement réservés aux investisseurs institutionnels à partir de 50.000 euros. «Il s’agit d’un abaissement considérable du ticket d’entrée par rapport aux dizaines de millions d’euros dont il faut disposer d’habitude pour souscrire dans ces stratégies», souligne Paul Moreno Blosseville, directeur exécutif d’Opale Capital, interrogé par NewsManagers. La nouvelle plateforme proposera toute une gamme de fonds d’actifs non-cotés en architecture ouverte. Autrement dit, elle proposera essentiellement des fonds gérés en dehors du groupe Tikehau Capital. D’ailleurs, le premier produit aux CGP est un fonds growth equity géré par une autre maison de private equity. Il s’agit du nouveau millésime d’une stratégie «déjà éprouvée» qui devrait lever entre 1,8 milliard et 2,2 milliards d’euros d’ici à la fin de cette année, glisse Paul Moreno Blosseville. Une allocation, dont le montant est resté confidentiel, a été réservée à Opale Capital et à ses clients. Paul Moreno Blosseville se dit confiant sur la capacité d’Opale à lever plusieurs dizaines de millions d’euros. «Commercialement, ce fonds a beaucoup de succès en ce moment, et nous pensons clôturer notre souscription courant octobre», indique-t-il. «C’est le signe que nous sommes capables d’accéder à des stratégies sursouscrites. L’adossement de Tikehau fait que les sociétés ont confiance en nous et sont prêtes à nous confier une allocation là où ils n’ont pas besoin de nouveaux investisseurs», souligne-t-il. Création d’un fonds nourricier Pour permettre aux particuliers d’investir de petits montants dans ce genre de fonds habituellement inaccessibles, Opale Capital se pose en intermédiaire en créant un fonds feeder (nourricier) qui sera géré par Equitis. «Nous nous plaçons au milieu, en répondant aux besoins des investisseurs particuliers et aux contraintes des sociétés de private equity», résume Clarisse Ohana, directrice des opérations chez Opale Capital. De plus, l’équipe Opale Capital co-investira avec les clients, pour «avoir un alignement d’intérêts». La plateforme développée par Opale Capital permet aussi d’effectuer toutes les démarches administratives de manière digitalisée et met à disposition la documentation requise tout au long de l’investissement sur son portail investisseur. L’offre d’Opale Capital doit être prochainement enrichie d’un autre fonds growth equity et un fonds de LBO est en préparation. Parallèlement, «nous discutons avec des maisons qui mènent des stratégies de secondaire en private equity», confie Paul Moreno Blosseville. L’équipe veut s’ouvrir à la dette privée et infrastructure, ainsi qu’à l’immobilier. Outre la santé et la technologie, des thèmes comme la transition énergétique et la cybersécurité seront privilégiés. Pour choisir les fonds qui feront partie de la gamme, les cinq personnes qui travaillent pour Opale Capital depuis un an s’appuient sur le savoir-faire de Tikehau en matière de non coté. Ce « label » Tikehau est d’ailleurs, selon les dirigeants d’Opale Capital, ce qui devrait faire le succès de leur plateforme. «Nous sommes les seuls à être adossés à une telle société de gestion. Nous avons un positionnement unique avec une forte expertise, une fluidité des processus et un alignement d’intérêts», conclut Paul Moreno Blosseville.
AXA Climate a annoncé ce 19 septembre le lancement d’Altitude, un outil d’analyse de risques climatiques et naturels dédié aux fonds d’infrastructure et de private equity. Déjà utilisé par une dizaine de fonds d’investissement, ce programme couvre à la fois les risques physiques du changement climatique, les émissions carbones ainsi que la perte de biodiversité. Basé sur un questionnaire, cet outil détecte des risques liés à la double matérialité pour chaque projet d’investissement. Il s’agit des risques environnementaux qui pèsent sur l’entreprise cible, comme par exemple la submersion marine ainsi que l’impact de cette entreprise sur l’environnement à travers la pollution. Cet outil propose également des recommandations à court terme, des mesures d’adaptation possibles et des actions à planifier avec l’entreprise cible afin d’atténuer ces risques. L’évaluation de ces risques couvre plus de 150 secteurs d’activités et une cinquantaine de types d’actifs physiques dont les bâtiments ou les infrastructures. Les risques sont projetés pour les horizons 2030 et 2050. Pour cette projection, l’outil suit plusieurs scénarios du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) et les recommandations de la Task Force on Climate-Related Financial Disclosures (TCFD) en matière d’évaluation des risques climatiques. Pour pouvoir obtenir un premier niveau d’analyse des risques, cet outil s’appuie sur une base de données extensive comme des sources officielles d’AXA, de l’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (ADEME), du GIEC, de l’outil Global Biodiversity Score du Caisse des Dépôts, d’Exiobase et d’ENCORE (Exploring Natural Capital Opportunities, Risks and Exposure). Concernant les exigences règlementaires européennes, cet outil permet aux fonds d’investissement de s’aligner sur les critères génériques du principe « do no significant harm » tel que défini par la Taxonomie Verte Européenne. Il permet aussi aux fonds d’être en conformité avec les exigences de reporting extra-financier de l’Article 29 de la loi Energie Climat.
Un peu plus d’un an après son rachat par Dôm Finance et, par voie de conséquence, son entrée dans le groupe Burrus, Delta Alternative Management tente de capitaliser sur l’influence de ses nouveaux actionnaires. L’ancienne filiale de La Banque Postale AM (qui l’avait incubée à sa création en 2008 avec OFI via sa plateforme aujourd’hui disparue amLab), a bouclé cet été le deuxième closing de son fonds de prêts, France Economie Réelle, qui cible le financement des PME et petites ETI françaises avec un montant de 100 millions d’euros. Dès le rachat, le groupe Burrus a sponsorisé le fonds à hauteur de 20%, via sa filiale d’assurance strasbourgeoise Esca, tout comme Dôm Finance via ses fonds propres. De quoi attirer aussi le Fonds Européen d’Investissement qui s’est lui aussi engagé à rester à hauteur de 20% des sommes levées. «Nous visons 300 millions d’euros pour le closing final qui devrait intervenir mi-2023», rappelle à NewsManagers Thibaut Sciard, président et cofondateur de Delta AM. Le fonds agit sur un secteur encore de niche mais en développement. Il vise les PME de 10 à 200 millions d’euros de chiffre d’affaires, ayant au moins trois bilans publiés dont au moins un positif pour tenir compte de la situation particulière du Covid. Il leur permet d’emprunter sur 5 ou 6 ans via un prêt remboursé in fine, à taux fixe, sans covenant financier mais avec des obligations de reporting qui se veulent très serrées. «C’est un segment d’entreprises moins normé que pour les plus grandes entreprises, il nous fallait donc apporter des garanties pour les souscripteurs», explique Thibaut Sciard. Fiducie en garantie Cette garantie passe par de la fiducie, un mécanisme d’inspiration anglo-saxonne appelé trust. «Il permet dès qu’un ou des actifs ont été identifiés, de les sortir du patrimoine de l’emprunteur (le constituant) - la société -, au seul bénéfice du fonds (le bénéficiaire), en le sanctuarisant dans le patrimoine fiduciaire géré par la société de gestion (le fiduciaire), Delta AM en l’occurrence», explique Thibaut Sciard. L’intérêt de ce mécanisme est que si jamais l’entreprise est en difficulté et entre dans une procédure collective, le fonds peut disposer de l’actif remis en garantie, sans attendre une décision de justice. Le fonds est catégorisé article 9 selon le règlement européen de publication extra-financière SFDR. «La nature d’activité des entreprises qu’on finance et les exigences que nous avons nous-mêmes fait que l’on peut se dire article 9», affirme le dirigeant. Commercialisé par Dôm Finance le fonds a déjà investi 40% des sommes levées dans 11 entreprises. Il se veut particulièrement adapté au contexte économique actuel avec une promesse de rendement certes moins élevée que dans un fonds de dette subordonnée (entre 4% et 5% soit contre 8% environ pour la dette subordonnée), mais une sécurisation par la fiducie plus importante. «Quand l’environnement devient plus risqué pour les PME vaut mieux avoir une approche sécurisée», conclut Thibaut Sciard. La société de gestion s’oriente résolument vers le non coté et a fermé en «extinction longue «son fonds Delta Prime spécialisé dans les situations spéciales des dettes d’entreprises.
La guerre et la situation économique sur le vieux Continent ne permettent pas à cette catégorie de fonds de faire des miracles sur les derniers mois. Les performances sur le long terme et la notation d'Europerformance donnent néanmoins une autre lecture.
Tikehau monte dans le train de la démocratisation du private equity. Ici, nul besoin de Kim Kardashian. La société de gestion alternative vient de conclure un partenariat avec la fintech iCapital afin de distribuer certains de ses fonds aux clients particuliers par l’entremise des conseillers en gestion de patrimoine (CGP) européens. A travers cet accord, Tikehau et iCapital lanceront une plateforme de distribution des fonds non-côté de Tikehau pour les clients des gérants de fortune en Europe. Cette plateforme comprendra des stratégies d’investissement value-add et à impact dans l’immobilier ainsi que le troisième millésime de son fonds dédié aux opportunités spéciales. L’objectif de cet accord est de réduire les barrières à l’entrée inhérentes à cette classe d’actifs en automatisant la souscription et en assurant la transparence lors du processus d’investissement, la performance du fonds et du reporting. Tikehau Capital a conclu un partenariat équivalent avec Allfunds en juin 2021, pour offrir ses fonds non-coté aux clients de la plateforme de distribution. La société de gestion gérait 36,8 milliards d’euros au 30 juin 2022.
Le fonds CD France Expertise de Cholet Dupont Asset Management, qui comptait 55 millions d’euros d’encours à fin août, va voir son patrimoine augmenter à la faveur d’une fusion-absorption avec un autre fonds actions françaises géré par Oudart Gestion, Oudart Actions Françaises, a appris NewsManagers. Le fonds Oudart Actions Françaises compte plusde 25 millions d’euros d’encours à mi-septembre 2022. La fusion des deux fonds, entérinée début septembre, est prévue en date du 26 septembre. Selon un document consulté par NewsManagers, elle s’opère dans le cadre de la réorganisation de la gamme des deux sociétés de gestion. Pour rappel, les groupes Cholet Dupont et Oudart se sont rapprochés en juin 2021. Cholet Dupont AM et Oudart Gestion «ont estimé qu’il est dans l’intérêt des porteurs de parts des deux fonds de regrouper ces deux entités par voie de fusion, dans une même structure juridique». A date, le fonds CD France Expertise de Cholet Dupont Asset Management demeure le plus ancien fonds ouvert en actions françaises, catégorisé comme tel par le registre de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Le fonds, investi dans les grandes capitalisations françaises, a été lancé début octobre 1979 et a vu son processus de gestion être modifié pour la dernière fois en octobre 2008 lorsque Philippe Lesueur, co-gérant avec Arnaud Cayla, en a repris la gestion. Oudart Actions Françaises présente, lui, un historique de performance de 30 ans, ayant été lancé en septembre 1992. Il est actuellement géré parNicolas Brault et Olivier Tellier.
Ces derniers mois, plusieurs affaires contribuent à faire tomber cette légende, les autorités continuant de progresser dans le traçage des cryptoactifs. Ce qui pourrait poser d’autres problèmes.
La semaine dernière, la Banque Centrale Européenne (BCE) a augmenté ses taux directeurs de 0,75 points de base, ce qui devrait entraîner une nouvelle hausse des taux de crédit immobilier dans les prochaines semaines. Toutefois, la majorité des banques a d’ores et déjà anticipé cette décision en procédant à une nouvelle hausse début septembre. Si le taux moyen sur 20 ans s’élève à 1,90 %, de nombreux établissements prêtent aujourd’hui à des taux bien supérieurs à 2 %. Si l’on ajoute les frais (garantie, dossier…) et l’assurance emprunteur, le taux annuel effectif global (TAEG) dépasse donc largement les taux d’usure, qui sont actuellement très bas. De nombreux acquéreurs doivent donc essuyer un refus de financement. Chez Artémis courtage, une trentaine de pourcents des dossiers ne peuvent pas être présentés aux banques ou financés selon les régions, ce qui est élevé.
Du nouveau dans la démocratisation du private equity. La société de gestion Mirova, filiale de Natixis Investment Managers, a décidé d’ouvrir à la clientèle privée son premier fonds de capital investissement à impact. «Une situation de marché favorable» Lancé en 2021, Mirova Environment Acceleration Capital ambitionne «d’accompagner en capital les entreprises dont l’activité vise à répondre aux Objectifs de développement durable (ODD) fixés par les Nations Unies», écrit la société dans un communiqué. Son approche repose sur cinq thématiques: villes intelligentes, ressources naturelles, technologies agri-agro, économie circulaire et énergies propres. «La situation de marché est assez favorable à la stratégie du fonds, a souligné Marc Romano, directeur private equity impact chez Mirova, à la rédaction. Nous investissons dans des entreprises qui innovent pour avoir un impact positif sur l’environnement». Il vante égalementla «résilience du segment impact du private equity» dans la conjoncture: «Alors que nous entrons sans doute dans un cycle économique moins porteur, cette tendance de société très forte, qui nourrit la croissance des entreprises, est une source de valeur intéressante pour les particuliers». Un FCPR nourricier accessible dès 10.000 euros Le fonds est catégorisé article 9 du règlement Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR) et est labellisé ELTIF (European Long-Term Investment Fund, ((1)), ce qui lui donne accès à tous les investisseurs professionnels et non professionnels éligibles du Vieux continent. Sur les 300 millions d’euros visés, le fonds en a déjà collecté 90 millions. Cinq investissements ont été réalisés en France et deux autres devraient bientôt suivre d’ici la fin de l’année, européens cette fois-ci (sur un total de 25 prévus). L’ouverture aux investisseurs particuliers, «prévue dès le lancement du fonds» assure Marc Romano, se fera en deux temps. Mirova Environment Acceleration Capital leur sera d’abord accessible dès 100.000 euros, avec une immobilisation des capitaux de 10 à 12 ans. Un Fonds commun de placement à risque (FCPR) récemment agréé par l’AMF devrait bientôt suivre, avec un ticket d’entrée de 10.000 euros seulement. Il servira de fonds nourricier à Mirova Environment Acceleration Capital Côté distribution, les discussions sont déjà engagées avec cinq banques privées et cinq assureurs vie. (1) Fonds européen d’investissement à long terme
Alors que la chasse aux «profiteurs de guerre» est ouverte, les banques ont accepté de freiner la hausse de leurs frais. Elles espèrent encore un geste sur le taux d’usure.
Avec des taux de crédits immobiliers très faibles, les épargnants n’ont pas pioché dans leur plan d'épargne logement qui se présente de fait comme un produit d'épargne de long terme. Mais la hausse des taux change la donne...
C’est mieux en le disant. Si depuis ses débuts Generali Global Infrastructure affiche une indépendance de gestion complète, son changement de nom annoncé ce mardi appuie encore davantage sur l’autonomie de cette entitéfaisant partie de l’écosystème de gestionnaires multi-spécialistes de Generali. Dorénavant, la société s’appellera Infranity. «Ce nom apporte plus de clarté pour les clients et reflète précisément les deux priorités de la société : ‘infrastructure’ et ‘humanité’», explique la société de gestion dans un communiqué. Cette évolution n’implique aucun changement dans la structure actionnariale. Generali reste majoritaire danscette structure créée en 2018 par Philippe Benaroya, Alban de La Selle et Gilles Lengaigne. Avec 7 milliards d‘euros sous gestion, Infranity, qui investit dans la dette et les actions d’infrastructure, a atteint sa taille critique. «Notre taille nous permet d’être un des plus gros investisseurs dans la plupart de nos opérations et de bénéficier de très bonnes opportunités d’investissement (le deal flow). Cela nous permet aussi de participer en amont à la structuration des opérations», précise Philippe Benaroya. Une clientèle de plus en plus externe Une partie importante de ses encours proviennent de Generali, mais sa collecte s’est ouverte aux clients externes et est aujourd’hui répartie de manière équilibrée entre l‘assureur et les clients tiers. Et si les fonds de la société de gestion restent avant tout destinés aux institutionnels, certains produits élaborés pour une clientèle de particuliers ont pris un poids non négligeable. Infranity a en effet distribué pour près de 800 millions d’euros sous la forme d’unités de compte pour les contrats d’assurance vie du groupe. Pour les prochains mois, le gestionnaire reste confiant sur son potentiel de collecte et espère bien continuer sur la même tendance que ces dernières années, avec entre 2 et 3 milliards de levées par an. Le gérant ne craint ni l’inflation, ni la hausse des taux. «Nos stratégies et nos investissements sont bien protégés face à l’inflation. Par ailleurs, la hausse des taux nous permet de générer des rendements plus attractifs sur la dette sans affecter les qualités de crédit de nos emprunteurs. Nos investissements en taux variables permettent également de bénéficier des éventuelles hausses de taux dans le futur. Nos emprunteurs restent généralement bien couverts face au mouvement de hausse des taux», assure Philippe Benaroya.
Pandat Finance, le pionnier français du courtage en placements de trésorerie a décidé de confier une minorité de son capital à Apax Partners et à Bpifrance pour accélérer sa croissance. Les deux partenaires financiers remplacent donc Isai, qui était entré en qualité d’actionnaire minoritaire en 2019. «Nous étions arrivés à la fin d’un cycle avec Isai et avons voulu trouver des partenaires financiers capables d’accompagner la forte traction de notre activité de courtage, explique David Guyot, dirigeant fondateurde Pandat Finance, aucôtéde Thomas Forest. L’objectif est clair: nous voulons tripler lenombrede nos collaborateurs et de nos clients, ainsi que notre chiffre d’affaires en cinq ans.» Par là même, la société ambitionne de maintenir sa croissance annuelle de plus de 30% pour voir ses revenus passer le cap des 45 millions d’euros. Cela en multipliant le nombre de ses implantations régionales. Basé à Paris, il a ouvert l’an dernier un bureau à Lyon, où huit professionnels officient. Cette année, des locaux ont aussi été inaugurés à Bordeaux, pour couvrir le Sud-Ouest. Et le groupe envisage encore d’ouvrir cinq bureaux supplémentaires dans l’Hexagone, ainsi que dans les pays limitrophes d’ici 2026. «La dimension de proximité et de conseil est fondamentale dans cette activité, qui reste essentiellement basée sur la confiance», souligne Isabelle Hermetet, associée chez Apax Partners. Pandat Finance revendique des relations avec plus de 600 clients parmi lesquels de nombreux groupes du SBF 120, des ETI et de multiples institutionnels. I
Plus de 1.500 fonds d’investissement pourraient perdre leur classification Article 9 au sens du règlement européen sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR), selon une analyse de FE fundinfo. Le fournisseur de données et de technologies pour fonds d’investissement a étudié les fichiers EET (European ESG Templates) de 6.000 produits classés Article 9 collectés auprès de sociétés de gestion et distributeurs de fonds. Ces fichiers EET, créés par le groupede travail européen du secteur financier (FinDatEx),regroupent et harmonisent, en un modèle de fichier unique, toutes les informations extra-financières des fonds concernés. Les fonds Article 9 de SFDR sont censés poursuivre un objectif clair de développement durable et donc ne réaliser presque exclusivement que des investissements durables. Or, l’analyse de FE fundinfo suggère que seulement 79 des 6.000 fonds Article 9 observés ont indiqué un niveau minimum d’investissement durable de 100% dans leur fichier EET et 168 autres ont indiqué un niveau de 90%. Le fournisseur de données précise que la grande majorité des fonds Article 9 ne publient aucun niveau minimum d’investissement durable dans leur fichier EET. Il observe que 663 fonds ont indiqué un niveau minimum de 0% tandis que 780 autres ont renseigné une proportion minimum d’investissement durable comprise entre 0,1% et 85%. Pour FE fundinfo, cela pose la question de savoir si les fonds Article 9, qui n’affichent pas 100% ou presque d’investissements durables, vont resserrer leurs critères d’investissement ou si les gestionnaires d’actifs vont commencer à les reclasser en fonds Article 8, pour lesquels aucun niveau minimum n’est requis.
DNCA Investments, affilié de Natixis Investment Managers, a pris la décision de fusionner ses fonds DNCA Actions Small & Mid Cap France (103 millions d’euros d’actifs fin août), lancé en 1995, et DNCA Actions Small & Mid Cap Euro, lancé en 2004. La fusion sera effective le 10 novembre prochain, selon une lettre aux investisseurs consultée par NewsManagers. Les deux fonds sont gérés par la même équipe (Daniel Dourmap et Thierry Cuypers).
Retour sur une semaine au cours de laquelle les lancements de fonds ont été nombreux, certains se distinguant par ailleurs par leur originalité. A noter quelques fonds dont la gestion a été sensiblement revue et méritaient de figurer dans les nouveautés.
Les taux remontent, mais dans le haut du classement de la catégorie investie en obligations internationales, les performances sur un an restent élevées pour des fonds libellés en dollars... ,
HSBC Asset Management a coté à Paris ce 8 septembre son nouveau fonds ETF biodiversité sur Euronext. Ce fonds, HSBC World ESG Biodiversity Screened Equity Ucits ETF, est une première sur Euronext Paris. Il réplique l’indice Euronext ESG Biodiversity Screened World USD développé par les équipes indicielles d’Euronext, en partenariat avec celles de HSBC AM. Il s’agit du premier indice biodiversité lancé par Euronext Paris.Sustainalytics et Iceberg Data Lab est intervenu en tant que fournisseur de données extra-financières. L’ETF, domicilié en Irlande, a été lancé et coté pour la première fois à Londres mi-août. L’indice de référence suit les marchés actions au niveau mondial avec un filtre ESG (environnement, social, gouvernance) et l’intégration d’enjeux liés à la biodiversité, tout en excluant notamment 25% des moins bons élèves en matière de notation extra-financière sur les 3 piliers E, S, G. Ainsi, il applique des filtres d’exclusion dont certains en lien direct avec la biodiversité : 1. Le premier filtre ESG applique des exclusions sur un certain nombre de secteurs de type armes controversés, tabac, énergie nucléaire, etc dont des exclusions spécifiques en lien avec des considérations relatives à la biodiversité, par exemple les pesticides, la chasse (notamment à la baleine), etc.; 2. Le deuxième filtre ESG élimine les 25 % des moins bons élèves en matière de notation extra-financière sur les 3 piliers E, S, et G, à l’aide de la méthodologie de calcul des risques ESG développée par Sustainalytics ; 3. Le troisième filtre exclu sur la base de l’approche CBF (Corporate Biodiversity Footprint) développée par Iceberg Data Lab les titres qui ont les scores (négatifs) les plus élevés en matière de biodiversité. Cette méthodologie utilise l’abondance moyenne des espèces pour établir ses scores de biodiversité et évalue quatre des pressions les plus fortes sur la biodiversité : le changement climatique, l’utilisation des sols, la pollution atmosphérique et la pollution de l’eau. Le fonds relève de l’Article 8 du règlement sur la publication d’informations en matière de durabilité dans les services financiers (SFDR). Il doit aussi être coté en Allemagne (Xetra) et en Italie.