Les rémunérations des gérants de fonds alternatifs sous surveillance
Selon le cabinet d’avocats Duhamel Blimbaum, qui vient de publier une étude sur la rémunération des sociétés de gestion soumises à la directive sous Alternative Investment Fund Managers (AIFM), la majorité des acteurs français du secteur va devoir réviser les modalités de rémunération d’un grand nombre de leurs collaborateurs. Les mécanismes de rémunération des professionnels dont les activités ont «une incidence significative sur le profil de risque de la société de gestion ou des FIA (Fonds d’investissement alternatif, ndlr) qu’elle gère» font en effet désormais l’objet de très contraignantes règles. Cette définition du profil des collaborateurs concernés a vocation en pratique à couvrir un grand nombre de fonctions, c’est-à-dire non seulement les gérants ou les contrôleurs des risques, mais aussi par exemple les responsables juridiques ou du développement, détaillent les auteurs de l’étude. Au moins 50% de la rémunération variable doit être versée sous la forme d’instruments financiers(parts de fonds,…), et le paiement de 40% à 60% de cette même rémunération variable doit être différé pendant une période appropriée, soit au moins 3 à 5 ans. Ce report devrait permettre, selon la Commission et le Parlement européen, une éventuelle restitution (le claw back), en cas par exemple de chute de la performance ou de comportement frauduleux. Y seront soumis les gestionnaires opérant sur le territoire français comme les gérants opérant depuis l’étranger, mais commercialisant des FIA au moyen du passeport européen.
Plus d'articles du même thème
-
L'Italie veut prélever 10,7 milliards d’euros de plus au secteur financier d’ici 2029
Cette nouvelle ponction s’ajoute aux 12 milliards d’euros que le gouvernement souhaite déjà réclamer aux banques et aux assureurs d'ici 2028 via une hausse d'impôt. Le détail précis des modalités de collecte n'est pas encore connu. -
Expedition Growth Capital remet 50 millions d’euros dans Dougs
Jusqu'ici 100% en ligne, la comptatech lyonnaise Dougs entend financer l'établissement d'un maillage physique en France avec les gains de l’IA, et accélérer sa croissance externe. -
Le Luxembourg devient le deuxième marché de Crystal
Le groupe de conseil en gestion de patrimoine intègre les activités de gestion de fortune de Pure Capital, soit 2,5 milliards d'euros d'encours et une cinquantaine de collaborateurs.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
- Benoît Renaud (Unofi) « Les clients des notaires n’ont jamais été autant demandeurs d’analyses patrimoniales »
- Les investisseurs anticipent une nouvelle saison de résultats exceptionnelle
- AllianzGI domine la collecte des fonds français au troisième trimestre
- L'investissement immobilier évolue pour s'adapter à l'incertitude
Contenu de nos partenaires
-
Global BritainQuand Napoléon, les supermarchés et la politique font bon ménage
Originales, puissantes, hautement rentables, les dix-sept enseignes britanniques et leurs 87 000 succursales sont un monument historique -
L'Assemblée vote la contribution française à l'UE malgré l'opposition du RN et de LFI
Malgré les votes contre des troupes de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon, l'Assemblée nationale a voté la contribution française au budget de l’Union européenne (UE) dans le budget 2027, à hauteur de 30,9 milliards d’euros -
Rupture de contratTransport maritime : comment Londres veut couper le robinet du GNL à Moscou
Limiter les services aux méthaniers russes, chargés de transporter le gaz naturel liquéfié, entraverait leur accès aux ports de livraison