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Les ménages ont orienté leurs placements vers les produits les moins risqués en 2014
Les ménages ont orienté leurs placements vers les produits les moins risqués en 2014
Le montant total des placements des Français a atteint 74 milliards d’euros l’an dernier, en léger recul par rapport au niveau atteint en 2013. Par ailleurs, les encours des produits d'épargne se concentrent chez les ménages les plus aisés.
A piggy bank is arranged for a photograph in Melbourne, Australia, on Saturday, Aug. 17, 2013. Australias dollar rose to a three-week high on speculation minutes tomorrow of the Reserve Banks meeting this month will signal the central bank is in no hurry to cut interest rates. Photographer: Carla Gottgens/Bloomberg
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Carla Gottgens/Bloomberg
Par NewsManagers, le 7/07/2015
En 2014, les ménages ont orienté leurs placements vers les produits d'épargne les moins risqués mais les plus rémunérateurs, selon le rapport annuel de l’Observatoire de l'épargne réglementée.Le flux annuel des placements financiers des ménages a atteint 74 milliards d’euros, en léger recul par rapport à celui de 2013 (77 milliards d’euros). Bien que toujours élevé, il a poursuivi une tendance à la baisse amorcée en 2011.
Les épargnants ont privilégié les plans d'épargne-logement au détriment des livrets (fiscalisés et non fiscalisés). Le taux des plans d'épargne-logement, maintenu à 2,5 % jusqu'à la fin de janvier 2015, soit très au-dessus des taux longs de marché, a attiré de nombreux épargnants. L’encours de plans d'épargne-logement a ainsi atteint 216 milliards d’euros, en croissance de 9,2 % en un an. La collecte d’assurance-vie en supports euros a également été très dynamique, atteignant 43 milliards d’euros (+3,4 % en un an). Dans un contexte de taux monétaires très bas, les ménages ont en outre conservé en dépôts à vue une part plus importante de leur trésorerie qu’en 2013. L’encours de dépôts à vue a crû de 18 milliards d’euros, représentant une hausse de 5,8 % sur un an. En revanche, les placements, directs ou indirects, en actions, ont été nettement plus modérés.
Les livrets A et de développement durable offrent toujours une rémunération fortement déconnectée des taux monétaires.Les livrets A et de développement durable, bien que totalement liquides, défiscalisés et garantis par l'État, ont bénéficié en 2014 d’une rémunération nominale (1,25 % jusqu’en juillet 2014 puis 1 % ensuite) très supérieure à celle résultant de l’application de la formule automatique de calcul du taux d’intérêt.
Les livrets A et de développement durable sont de plus en plus concentrés chez les ménages aisés. Les livrets A dont le solde unitaire est supérieur à 19 125 euros représentent seulement 8 % du nombre de livrets mais leur encours constitue 42 % du total. De la même manière, les livrets de développement durable, dont l’encours est supérieur à 12 000 euros, correspondant au plafond des versements autorisés hors capitalisation des intérêts, représentaient, à la même date, 41 % de l’encours total alors qu’ils ne regroupaient que 14 % du nombre de livrets.
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