Les investisseurs patrimoniaux très peu soumis à la conjoncture
Dans une étude, l’UFF démontre que les investisseurs patrimoniaux n’ont jamais été aussi peu sensibles à la conjoncture. Ils restent toutefois très peu ouverts au risque.
Dans son observatoire 2015 de la clientèle patrimoniale, l’UFF (avec l’institut IFOP) ont déterminé huit tendances majeures. En tête de celles-ci, une influence très limitée de la conjoncture sur les comportements de placements et une ouverture au risque très faible.
Ainsi, l'étude précise que«les investisseurs ne se sont jamais déclarés aussi peu sensibles à la conjoncture». Les Français sont 30% à se dire influencés par la conjoncture dans leurs comportements de placements. Pour 19% d’entre eux, la crise grecque des mois précédents a joué un rôle. Par ailleurs, 48% des Français patrimoniaux se montrent optimistes au sujet de l’évolution des marchés financiers dans les 6 prochains mois (contre 44% en 2014).
Leur ouverture au risque n’est pas plus forte pour autant. Selon l'étude, elle est de 39%, soit un niveau toujours aussi faible depuis 2009. L’observatoire précise que 60% (+5 points par rapport à 2014) des personnes interrogées déclarent n’accepter qu’un risque faible, voire aucun risque : 40% acceptent de faibles risques et 20% n’acceptent aucun risque en capital. Cette ouverture très limitée«reste dans la tendance observée depuis la création de l’observatoire», ajoute l’UFF.
Cela-dit, et c’est un paradoxe,«les Français patrimoniaux affichent cependant une volonté de réaffecter leur patrimoine, conscients que les produits sans risque sont devenus moins attrayants», explique l’observatoire. Les produits à capital garanti affichent par exemple un repli de 11 points même s’ils restent l’investissement le plus plébiscité (62%). Idem pour le assurances vie en euros qui reculent également de 11 points (57%),«tout en conservant leur place de solution privilégiée».
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