Les français (trop) prudents dans leurs allocations de long terme
Selon les résultats de l’étude « Global Investment Survey» publiée par Legg Masonauprès de 4.208 investisseurs particuliers dans 20 pays d’Asie, d’Europe (200 en France), de l’Amérique et d’Océanie, sur la période de novembre à décembre 2014, plus de la moitié des investisseurs français cherchent à développer leur patrimoine et assurer leur indépendance financière à la retraite. Et ces derniers semblent confiants, puisque 71 % d’entre eux pensent qu’ils disposeront de revenus suffisants lorsqu’ils cesseront leur activité professionnelle. «On observe donc un léger regain de confiance à ce niveau puisqu’ils n’étaient que 68 % à le penser l’an dernier », déclare Vincent Passa, Directeur de Legg Mason France.
Ces résultats masquent toutefois une situation paradoxalecar 62 % des particuliers interrogés dans l’Hexagone estiment qu’ils vont devoir faire des concessions et baisser leur train de vie lorsqu’ils seront à la retraite.
Sans surprise, l’étude révèle que les français recourent toujours beaucoup à l’immobilier (29 % des encours en France contre 16 % au niveau mondial). Les actions et les obligations ne représentent que respectivement 18 et 10 % de leur patrimoine. « Toutefois, 25 % des investisseurs français déclarent qu’ils prévoient de se renforcer sur les actions au cours des 12 prochains mois, et lorsqu’on les interroge sur les meilleures opportunités l’investissement, 62 % d’entre eux positionnent en tête les actions internationales », déclare Vincent Passa.
En parallèle, la quasi-totalité des investisseurs français (95 %) investit dans des actifs qui génèrent du rendement, et en moyenne ces actifs représentent près de la moitié de leur portefeuille global (49 %). Mais, en France, si les investisseurs ont un objectif de performance moyenne de 5,5 % pour leurs actifs de rendement, ils n’obtiennent en réalité que 3,9 %.
Cette différence entre objectifs et rendements effectivement obtenus peut s’expliquer par le fait que, toujours selon l’étude, les français (dont le profil se révèle particulièrement prudent) demeurent les investisseurs européens les plus pessimistes concernant leurs investissements pour les 12 prochains mois. Du travail en perspective pour les conseillers financiers qui accompagnent une proportion de plus en plus importante de particuliers.
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