Avec 19.000 milliards d’euros, les actifs sous gestion en Europe représentent le deuxième marché au monde. La France progresse en revanche moins vite que certains de ses voisins.
L’Europe conforte ainsi sa place de deuxième marché mondial, totalisant un tiers des 50.000 milliards d’euros sous gestion dans le monde. La hausse a été moins importante en France (+9%), qui demeure le deuxième marché européen avec une part de marché de 20%, devant l’Allemagne (10%) mais loin derrière le Royaume-Uni qui concentre 37% du marché européen.
Les fonds alloués aux actions sous leur niveau de 2007
Les actifs sous gestion en Europe sont gérés à 52% par mandat discrétionnaire et à 48% dans des fonds d’investissement, contrairement à la répartation observée en France. 74% des flux proviennent d’investisseurs institutionnels, dont 39% d’assureurs et 33% de fonds de pension (en France, ces derniers ne représentent que 15% des flux institutionnels).
Ces fonds sont principalement alloués aux obligations (43% en Europe, 49% en France) et aux actions (33% en Europe, 17% en France). Les fonds alloués aux actions sont en augmentation depuis 2011 mais n’ont pas encore retrouvé leur niveau de 2007 (37%). Au total les portefeuilles des gérants d’actifs concentrent 23% des obligations en zone euro et 42% des actions flottantes.
En termes de contribution à l’économie, l’EFAMA s’appuie sur une étude d’EY publiée en 2014 qui concluait que le secteur avait permis de réduire les coûts de transactions sur les marchés financiers à hauteur de 12 milliards d’euros par an, et contribuait au PIB européen pour 0,35 point (0,5 point en France). La gestion d’actif représente 3.300 entreprises en Europe qui emploient directement 90.000 personnes (16500 emplois en France), et 500.000 personnes indirectement.
Union des marchés de capitaux
Enfin l'étude de l’EFAMA recommande deux pistes pour la réforme de l’union des marchés de capitaux. L’association veut s’assurer que les fonds européens d’investissement de long terme seront facilement accessibles aux épargnants individuels, leur structuration devant prendre en compte les besoins de l’économie autant que ceux des épargnants. D’autre part, elle propose de mettre en place un marché unique des plans de retraite individuels avec la création d’un produit financier paneuropéen.
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