Les unités de compte montent en régime dans l’assurance vie
On est encore loin du raz-de-marée mais la montée en charge semble installée. Les unités de compte ont représenté 29% du total des cotisations collectées sur les contrats d’assurance vie au mois de février avec 3,2 milliards d’euros sur un total de 11,1 milliards (voir le graphique). C'était 24,5% en janvier, soit sensiblement plus que lors de l’année 2016 où la moyenne a davantage oscillé autour de 20%. «Il faut remonter au mois de janvier 2008 pour avoir un montant d’UC aussi important», analyse le Cercle de l'épargne.
La collecte nette reste quant à elle plutôt basse avec 600 millions d’euros, légèrement plus que le mois dernier (400.000 euros) sur la lignée des statistiques observées au second semestre 2016. Cette légère hausse vient d’une baisse du versement de prestations (-500 millions d’euros) mêlée à une baisse moins marquée du versement de cotisations (-300 millions).
La relative désaffection de l’assurance vie intervient après la mise en place de la loi Sapin II en fin d’année dernière qui autorise notamment le gel des contrats d’assurance vie en cas de risque de crise systémique. La baisse de la rémunération des fonds en euros sous l’effet de l'écrasement des taux souverains l’an dernier vient compléter le tableau des raisons qui expliquent d’une part le recours aux placements plus risqués avec les unités de compte mais plus largement la réorientation de cette épargne.
A lire également : Les taux de rendement 2016 de l’assurance vie dévoilés.
Car d’autres produits ont bien tiré bénéfice de cette décrue de la collecte, à l’image du Livret A qui connaît un très bon début d’année (4,8 milliards d’euros de collecte nette cumulée en janvier et février). Le mouvement de report pourrait d’ailleurs s’amplifier à mesure que les élections présidentielles se rapprochent : le candidat virtuellement vainqueur de l'élection, Emmanuel Macron, propose une taxation de 30% des flux entrants sur les contrats d’assurance vie détenus depuis plus de huit ans, à partir d’un certain seuil d’encours.
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