Quand la réalité dépasse les anticipations. Les taux d’intérêt se situent désormais à un niveau inférieur à celui retenu l’an dernier par l’Eiopa pour élaborer ses tests de résistance, constatent trois économistes du FMI dans une note publiée mercredi.Le régulateur européen des assurances avait imaginé un scénario «à la japonaise» - soit des taux bas sur une longue période - pouvant mettre en difficulté près d’un quart des compagnies.
«Dans ce contexte de taux bas, deux choses restent à éclaircir : combien d’assureurs-vie ne peuvent pas respecter les exigences réglementaires aujourd’hui et à quelle vitesse cenombre risque d’augmenter au fil du temps», écrivent Reinout de Bock, Andrea Maechler et Nobuyasu Sugimoto. Les économistes soulignent que «les assureurs de taille moyenne avec des passifs de long terme qui ne correspondent pas à des actifs deduration similaire s’exposent à un risque particulièrementélevé et croissant de faillite».
Les actifs arrivant à maturité doivent être réinvestis à des conditions peu avantageuses, ce quisoutient ledéséquilibre.L’Allemagne et la Suède affichent ainsi des écarts deduration de plus de dix ans. Les assureurs allemands sont tenus de constituer en regard de ce différentiel uneprovision spécifique (ZZR). La situation est d’autant plus préoccupante que certains assureurs conservent une politique derétribution jugée généreuse.D’après l’Eiopa, plus de la moitié des assureurs-vie européens garantissent aux épargnants un rendement supérieur à celui del’emprunt d’Etat local à dix ans. «En Allemagne, par exemple, malgré une diminution récente à 1,25% sur des affaires nouvelles, le rendement garanti sur l’encours totalest d’environ 3,2%, comparé à un rendement sur l’obligation à dix ans d’environ 0,3%», s’inquiètent les trois collaborateursdu FMI.
La faillite d’un ou de plusieurs de ces acteurs pourrait déclencher une crise de confiance dommageable pour l’ensemble de l’industrie, préviennent-ils. Sans compter que le secteur ne dispose pas d’un cadre de protection pour l'épargnant au niveau européen, comme c’est le cas au Japon ou aux Etats-Unis. Les trois économistes appellent donc les régulateurs à «réexaminer la viabilité des produits garantis et à oeuvrer de manière à ramener les rendements minimums garantis offerts aux souscripteurs en ligne avec les tendances séculaires des taux d’intérêt».
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides