Crise des fonds euros : l’assurance vie perd de sa superbe
Que pensent les épargnants desannonces deGenerali, Suravenir, Allianz, ou encore Aviva de fermer certains fonds, d’en baisser la rémunérationet d’enrestreindre l’accès sous conditions ? Pas du bien, selonun sondage YouGov pour le conseiller financier en ligne Nalo.
Sans réelle surprise, «cette volonté serait très mal accueillie par les épargnants», indique Nalo : en effet, 80 % des Français, détenteurs ou non de contrats,se désintéresseraient de l’assurance-vie si le fonds en euros, au capital garanti, venait à être limité. En ce qui concerne les détenteurs d’au moins un contrat d’assurance-vie, les deux tierss’en détourneraient, d’après le sondage.
Parmi ceux qui sont prêts à opter pour des placements non garantis, 41 % franchiraient le pas pour une perspective de gain plus élevée, devant une sécurisation progressive de leurs investissements en fonction de leur horizon de placement (33 %).
«Les Français ont été éduqués dans la culture du fonds en euros et du livret A, des placements rassurants, qui nourrissent un sentiment de prise de risque nul. Mais l’investissement sans risque n’existe pas», explique Albert d’Anthoüard, directeur de la clientèle Privée chez Nalo. «Dans le même ordre d’idée, on ne peut plus se permettre d’opposer le fonds euros non risqué aux UC risqués. Les deux sont des classes d’actifs à part entière qui doivent être intégrées au sein d’allocations réfléchies, afin de maximiser la performance de l’investisseur tout en maîtrisant son exposition au risque».
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